UNE SAISON EN REGIONALE
CHAPITRE FINAL
OLCVB / NVBC
Lecteur mon ami, je vais te
conter une histoire…une histoire qu’à coté de laquelle Messieurs Carroll, (avec
son Alice…non je ne te parle pas du fournisseur d’accès internet
ignare !!), Perrault, (petit poucet, la belle au bois dormant,
cendrillon…etc.) et consort peuvent aller se rhabiller, peuvent retailler leur
plume et se recreuser le ciboulot pour trouver histoires plus merveilleuses,
plus magique, plus tout quoi !
Je vais te raconter le dernier
match de la saison 2009/2010 et je sais que ça te fait plaisir toi qui attends
depuis des mois que je daigne enfin reprendre mon clavier afin de te gratifier
de mon beau verbe.
Ce match, voici maintenant des
semaines que tout le monde l’attendait car il faisait figure d’affiche au
sommet entre le premier, Orry-la-ville et son poursuivant, nous. Le vainqueur
de cette rencontre serait consacré champion de R2.
Dans la mesure où il y a belle
lurette que je n’ai plus parlé de notre beau club laisses moi te rafraichir la mémoire quant aux dernières
confrontations entre ces deux équipes : en Décembre 2009, lors du match
aller au « gymnase » David Douillet, l’OLCVB s’était brillamment
imposé laissant parler son énorme force de frappe, (dont une qui finit dans ma
tronche et me laissa au tapis pour le reste du match), dépassant le NVBC dans
tous les domaines du jeu.
En Avril 2010, le 1er
plus exactement, les deux équipes recroisèrent le fer en demie finale de la
coupe de l’Oise. Cette fois, après un combat acharné des deux formations c’est
le NVBC qui s’imposa en terre Orrygeoise et se qualifia pour la finale (qui se
jouera le 20 Juin à Rantigny…tu te doutes bien que si je te dis cela, cher
lecteur, c’est pour que tu fasses l’effort de bouger la masse inerte sur
laquelle tu es actuellement assis pour venir voir le match.).
Le 24 Avril enfin, une troisième
manche, celle dont au sujet de laquelle je conte bien t’entretenir à présent
devait départager les deux clubs.
Cela faisait plusieurs matchs
maintenant que le NVBC avait la fâcheuse manie de très mal commencer…d’une
mollesse à faire frémir une gelée Anglaise les Pink N’ Black ne parvenaient pas
à se dépêtrer d’une invisible glue les empêchant d’exprimer correctement leur
jeu et les obligeant à courir après le score. C’est ce qui se produisit
notamment à Péronne qui mangea tout cru nos petits nogentais.
Bref, lassé de nos débuts de
matchs plus pourris qu’un été en Bretagne le coach nous pria instamment de
réviser nos méthodes d’échauffement sous peine d’une nouvelle déconvenue.
Ce que nous fîmes donc. Et nous
n’eûmes pas tord, crois moi, car nous fûmes fin prêts, chauds bouillants, à
jouer crânement nos chances.
Bon alors juste pour te prévenir
lecteur mon ami : ce match je l’ai vécu comme dans un rêve, comme dans un
film, comme dans un feuilleton américain tout ça et en plus ça c’est passé il y
a quinze jours donc j’ai un peu oublié comment tout cela s’est exactement déroulé…enfin
comme à chaque fois que je te narre une rencontre finalement.
Ce dont je me souviens dans le 1er
set, c’est de la bonne figure dont firent preuve les nogentais. Et notamment
Thierry qui fut énorme dès le début du match. Maintenant que j’y repense, c’est
étonnant ce sentiment de sérénité qui émanait de notre équipe lors du premier
round. Zéro nervosité ! Et je puis t’affirmer que contre Orry ce fut une
grande première tant cette équipe est impressionnante.
Tout ce qu’entreprenaient les
Roses du NVBC leur réussissait et malgré quelques échanges âpres et très
disputés ils parvinrent tout de même à s’imposer assez largement dans le 1er
set. (25 – 17)
Ce match démarrait sous les
meilleurs hospices. Les supporters nogentais qui s’étaient déplacés en masse
faisaient peu à peu monter la pression en criant et en donnant de la corne de
brume. Jamais je n’avais vu, surtout entendu, une telle ambiance lors de l’une
de nos rencontres.
Evidemment, comme à chaque fois
je dirai, une telle débauche d’énergie ne pouvant rester impunie, les nogentais
éprouvèrent les pires difficultés à l’entame de la manche suivante. Sans être
totalement ridicules les P’N’B ne parvinrent jamais à hausser leur niveau de
jeu à hauteur de celui de leurs homologues, ressentant tels des poissons hors
de l’eau, ce cruel besoin de respirer.
L’affaire fut donc conclue
proprement par Orry (25 – 19) qui remit
du coup le pied à l’étrier pour le reste de la partie.
Lecteur mon ami tu ne me connais
pas suffisamment pour savoir que je ne suis pas un garçon superstitieux, si tu
exceptes le fait que j’enfile toujours ma chaussure gauche avant la droite,
qu’à chaque match je porte toujours les même chaussettes et le même boxer (
évidemment que je les lave entre chaque match, tu me prends pour un sanglier ou
quoi ?!!?), que je préfère faire tomber un mec de son échelle plutôt que
passer en dessous, que je préfère rouler sur un chat noir qui traverse devant
moi plutôt que ralentir, que je préfèrerai me carrer un parapluie dans le petch
plutôt que l’ouvrir dans ma maison…en fait si, lecteur ami de moi…si, si je
suis carrément superstitieux et même carrément cinglé ! Bref si je te dis
cela c’est simplement qu’au terme du 2ème
round du match j’ai fini
par penser (et je ne suis pas le seul d’ailleurs, même si
les autres, dont la
mauvaise foi doit être aussi grande que ma superstition te diront
que ce n’est
pas leur cas), qu’à la salle polyvalente
d’Orry-La-Ville il y a un côté
maudit…un côté qui gagne pas. Trois semaines plus
tôt déjà, le combat s’était
déroulé en 5 rounds et pas un des sets n’avait
été gagné du côté maudit du
terrain.
Alors comme
je te connais comme si tu étais ma descendance, je sais que tu vas me
dire : « ben oui mais pour le 5ème set, y’a forcément
la moitié des points qui ont été marqués du mauvais côté non ? ».
Ce à quoi je te
répondrai : « censuré !!! » C’est toi ou c’est moi qui
raconte le match ? Donc on va dire que pour le 5ème
set ça ne compte pas ok ?!!? » Mais disons simplement pour couper
court à toute réflexion futile naissant de ta petite cervelle que la meilleure
partie du 5ème set jouée par
le NVBC lors de la demie finale le fut du côté qui gagne ! Et maintenant
aurais tu l’extrême amabilité de souder entre eux les deux boudins rouges qui
te servent de lèvres, merci ! »
Bon je disais quoi encore
moi ? Ha ouais…Bla bla bla côté maudit du terrain…et justement les
nogentais allaient débuter le 3ème
set du côté qui gagne…tu ne te
rends pas compte, là, comme ça, mais dans la tête
cette info fait du bien à
tous les joueurs, les rassérène… c’est comme
s’ils étaient plus forts tout à coup.
Comme s’ils entraient à 7 sur le parquet…remarque
ça, ça n’aide pas forcément.
C’est arrivé une fois, je ne te dirai pas lors de quelle
rencontre pour ne pas
jeter le discrédit sur l’arbitre qui n’avait rien vu
mais le libéro nogentais
était rentré en jeu sans s’assurer que le joueur
qu’il remplaçait était bien
sorti. Résultat on a joué tout un point (qui a
duré en plus) à 7 et je peux te
dire que comme nous sommes de beaux bébés on se marche
sur les pieds plutôt
qu’autre chose.
Donc ça n’aide pas. Voilà. Je
suis encore paumé moi…oui, toujours cette histoire de côté qui gagne. Ainsi,
comme par magie, ce sont 6 nogentais poussés par un public de plus en plus
furieux (dans le bon sens du terme…fou quoi…oui fou furieux, si tu
veux ! », criant de plus en plus fort, brandissant pancartes de
soutien, balançant vêtements et sous-vêtements (pas toujours très nets
d’ailleurs) et j’en passe, qui pénétrèrent sur le revêtement pour une troisième
manche qui fut très accrochée au début…Car depuis que tu lis les revues
spécialisées et mes merveilleux résumés tu n’ignores pas de savoir Ô combien le
troisième set est essentiel, primordial, vital pour la tête et pour les jambes.
Celui là fut donc âpre, aucune
des deux équipes ne voulant rien lâcher. Encore une fois les nogentais
puisèrent dans leurs ressources pour faire bonne figure. Guidés par une volonté
d’acier et surtout grâce à une entrée fracassante de Fred au service qui
enchaina une série de 10 points, ils finirent par s’octroyer le round finalement
assez facilement mais tout en y laissant pas mal de plumes comme nous l’allons
voir par la suite. (25 – 16).
Deux sets à un ! Encore plus
que 25 petits points et c’est le titre ! Et dire que certains prédisaient
une redescente, digne des appareils les plus rapides de la firme Otis, du NVBC
en départementale et que notre équipe se bat pour le titre de R2 ! Les
mêmes mauvaises langues qui diront sans doute plus tard : «
Ouais de toutes façons y’a plus rien en Régionale ! »
N’empêche que encore plus que 25
points et c’est la montée en R1 assurée. Sauf que…
Ben oui souviens toi de ce dont
que je t’ai causé un peu plus haut
gentil lecteur. Tu sais, le côté qui gagne pas et tout et tout…bon ben voilà
quoi…d’entrée Nogent prend une série de service et décide de ne pas relever la
tête. Là-dessus, hélas pour l’ambiance qui jusque là avait été vraiment
excellente, la tension monte d’un cran à la suite d’une troisième décision
arbitrale que les nogentais qualifièrent d’injuste ce qui leur valu le tout
premier carton jaune de la saison ainsi que le début d’une désunion tangible
sur le terrain. Bref, un set encore plus pourri qu’un été en ? Normandie,
perdu ! Un set parti pour mal se terminer. A 23-17 ça sentait un peu la
« branloute » comme on dit dans le Nogentois.
Et là, soudain, Nogent se remit à
jouer. A bien jouer même. A tel point que sur le banc le coach me confia
texto : « Tu vas voir, Ô grand Seb, Génial capitaine de notre
Belle équipe que tu illumines par ta magnificence qu’on va regretter le point
perdu à cause du carton jaune ! ». Bon je t’accorde qu’il ne l’a peut
être pas dit exactement comme ça même s’il le pensait très fort…et
effectivement sa prédiction se confirma car les joueurs d’Orry finirent par
s’imposer dans le 4ème set,
toujours du côté qui gagne ; sur le score de 25 - 23. Dommage hein ?
Oui me diras tu, mais non te répondrais-je car un match de cette importance, de
cette beauté, point culminant d’une saison magnifique réalisée par deux grandes
équipes ne pouvait se disputer qu’en 5 manches.
L’arbitre appelle les deux
capitaines pour un nouveau toast, que je gagne et là, plutôt que de choisir le
service (ce qui se fait la plupart du temps), je choisis ? Le côté qui
gagne, bien vu ! Ta perspicacité m’étreint à m’en couper le souffle dis
donc.
Depuis le début de la saison,
c’est la quatrième fois que le NVBC termine ses rencontres en 5 manches et
hormis lors de la première journée face à St Quentin notre équipe s’est
toujours imposée.
Forts de cette statistique et
d’un physique affuté grâce à la petite séance sportive du début de semaine
(merci Alain) les Nogentais revinrent sur le parquet presque sereins. C’est fou
comme l’état d’esprit d’une équipe peut changer en quelques minutes. Au plus
bas mentalement au début de la 4ème
reprise, les P’n’B’ refirent
surface en toute fin de set et étaient maintenant
remontés comme des coucous
Suisses, tels des guerriers Vikings (sauf qu’ils sont tous plus
ou moins bruns
à part José mais bon…oui ben t’as
qu’à dire tels des guerriers Berbères si ça
te fait plaisir), prêts à conquérir une nouvelle
fois les terres Orrygeoises.
Le set
démarra très très fort
pour les Nogentais qui enchainèrent les points gagnants,
aidés par des joueurs
d’Orry qui, comme s’ils étaient
pétrifiés par l’enjeu, enchainèrent quant
à eux
les fautes directes.
Au changement de côté les Roses
de Nogent menaient 8-3. A 7 points du bonheur…en même temps que les joueurs du
NVBC c’est tout le public nogentais qui changea de côté. L’ambiance était à son
paroxysme. Mes camarades continuaient de
dérouler leur jeu. A chaque point marqué les supporters se rapprochaient un peu
plus du terrain. A tel point que le second arbitre dû mettre les holà afin
d’éviter un éventuel débordement.
Puis vint l’ultime point de la
saison…et là je te raconte même pas comment les murs du gymnase ont tremblé.
Qui pouvait imaginer qu’à notre tout petit niveau le volley pouvait procurer
autant de plaisir ? Bon, à nous les joueurs qui nous déchirons pour
essayer d’atteindre des semblants d’objectifs que nous nous fixons, d’accord,
mais à un public ? Comme quoi hein, même le sport amateur réserve parfois
de belles surprises.
Et voilà lecteur, fidèle
lecteur…une saison qui s’achève sur un bel exploit du NVBC…deuxième toute la
saison mais qui a su sortir les gros matchs et notamment le dernier, aux moments
opportuns.
Pour la petite info, Nogent
s’impose dans le championnat avec le même nombre de victoires, le même nombre
de défaites et la même différence de sets que son dauphin…tout s’est donc joué
à la différence de points. A l’instar donc de la saison dernière, voici une
performance que le NVBC a réalisée et qui n’avait pas été faite depuis très
longtemps.
Je sais que je me répète mais
dire qu’il y en a qui disaient en début de saison que Nogent ferait juste une
apparition éphémère en R2…
Mais… au fait… ils avaient
raison !!!
La saison prochaine, nouveau
challenge : celui d’essayer de se maintenir en R1. Là ça va commencer à se
compliquer sérieusement.
Mais en attendant, la saison
n’est pas tout à fait terminée puisqu’il reste au NVBC la demie finale de la
coupe de Picardie puis la finale de la coupe de l’Oise à jouer.
Ensemble vers les plus hauts
sommets,
Allez Nogent !!!!!!!

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