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Une saison en régional, chapitre 1

ST QUENTIN / NVBC

Lecteur mon ami, ça y est enfin ! Il aura fallu que j’attende mon 36ème printemps pour enfin y gouter ; je parle du championnat régional.

Comme tu le sais peut être, toi mon lecteur le plus assidu, le NVBC s’est, l’an passé,  brillamment illustré en terminant 1er du championnat départemental de l’Oise (aucune défaite, aucun set concédé) et donc qualifié pour participer cette saison au championnat de 2ème division régionale de Picardie.

Nouvelle compétition donc nouvel objectif, plus modeste que ceux de la saison passée puisqu’il s’agit cette fois d’essayer simplement de se maintenir en régional. Pour cela, un seul recrutement, mais de taille, en la personne de Joachim venu tout droit de Rantigny.

Un premier galop d’essai s’est présenté au coach le weekend du 12/13 septembre avec le tournoi de la ligue.

Trois matchs, histoire de roder l’équipe, histoire de souder ses équipiers.

Et ce fut une belle journée pour le NVBC puisque la formation ne s’est pas contentée de jouer les figurants dans ce tournoi…elle l’a tout simplement gagné.

C’est donc rempli de confiance et fort de cette première expérience que le NVBC s’est déplacé à ST Quentin, contrée très très reculée de l’Aisne, avec cependant quelques bémols : -  nos hôtes faisaient partie des trois équipes à n’avoir pas participé au tournoi de la                  ligue, donc les nogentais ignorent tout de celle-ci si ce n’est que la saison passée elle est arrivée 2ème de ce championnat.

<!--[if !supportLists]-->-          <!--[endif]-->Le forfait de dernière minute de Joachim, devenu en quelques semaines un élément incontournable tant par sa camaraderie que par ses talents de volleyeurs du six majeur nogentais.

Va savoir pourquoi lecteur mon ami, tout le bénéfice du tournoi de la ligue s’est complètement évaporé à l’entame de la première manche. Bizarrement pas pour les premiers points qui furent à l’avantage des nogentais mais pour les suivants, à partir du moment où les St Quentinois décidèrent de cesser l’hémorragie (de très courte durée, ne t’enflâmes pas mon ami) d’une part, et que notre équipe a commencé inexplicablement à enchainer des fautes qu’on va mettre sur le dos de la crispation. Ajoute à cela, et ce n’est pas de la mauvaise foie, un arbitre particulièrement attentif à la moindre de nos fautes surtout concernant nos positions sur le terrain et ce fut un nombre impressionnant de points qui furent gracieusement distribués à nos adversaires.

Bref le premier set fut un brouillon, un épais brouillard Londonien auquel jamais Nogent ne trouva d’issue, une nasse à l’intérieur de laquelle les roses (ha ben ouais, j’ai oublié de te dire que cette année le NVBC joue en rose et noir – trop trop sexy – au grand désespoir de notre libéro bien aimé, Fred, qui a du se contenter d’une maillot gris), s’asphyxièrent peu à peu.

Pour être honnête gentil lecteur, j’imaginais le premier set du premier match officiel de la première saison en régional d’une façon différente. Je voyais six bonshommes ultra motivés, se lançant avec courage dans un combat âpre, une lutte sans merci sur chaque point…mais je n’ai vu que six joueurs d’une passivité alarmante, passant plus de temps à râler sur les décisions – peut être discutables mais de toute façon impériales – de l’arbitre qu’à se concentrer sur le point à venir, susceptible d’être gagné puisque pas encore joué.

Bref again le premier set s’effilocha peu à peu à l’avantage de St quentinois bien dans leurs têtes, dans leurs pompes et dans tout ce que tu voudras qui finirent donc, c’était fatal, par remporter la manche  25/22.

Pour le deuxième set, tu prends ta souris, tu fais apparaitre en surbrillance toute la partie dans laquelle je te parle du premier set, tu fais un clic droit, tu sélectionnes « copier » puis « coller » et pis c’est tout…Mais en pire. Une manche tout aussi pourrite que la première, entachée là encore d’un nombre incalculable de fautes de position et par conséquent d’un nombre incalculable de points distribués à nos adversaires. Non allez j’exagère sans doute un peu. Même si le score final ne le reflète pas (25/19) il y eut une toute petite amélioration, un léger soubresaut, un frémissement avec l’entrée en jeu du coach mais peu à peu le moral des nogentais descendait à hauteur des leurs chaussettes et la manche fut donc à nouveau concédée.

Voilà bien longtemps que le NVBC n’avait plus été mené aussi largement. L’occasion pour Patrice de vérifier si son équipe ne possède pas uniquement le caractère de contester les décisions arbitrales mais également celui de se bagarrer pour redresser la barre.

Le troisième round fut lancé sur de bien meilleures bases que les deux précédant. Les nogentais avaient le dos au mur et s’ils ne voulaient pas s’être tapé ce trajet au bout du monde juste pour prendre une fessée il leur fallait se sortir les mains de leurs jolis shorts tout neufs. Ce qu’ils firent brillamment ! L’équipe conquérante de la saison passée fut totalement retrouvée. Les Roses et Noirs (je ne sais pas si j’arriverai à m’y faire) firent montre d’une abnégation incroyable sur tous les ballons, ce qui eut pour effet de prolonger les échanges et d’éprouver les joueurs. Mais la qualité du volley proposée par les deux équipes était exceptionnelle.

Je n’ai pas trop envie de te servir une moralité calquée sur les feuilletons américains lecteur mon ami, mais pourtant les faits sont là : le courage, la générosité finissent toujours par payer et les St Quentinois, peut être un peu trop confiants à l’entame de la 3ème reprise, doivent encore se murmurer l’adage qui dit que «  tant que le bestiau n’est pas attelé t’es pas rendu à la foire. »

Le beau jeu et la confiance retrouvés, les nogentais finirent donc par s’octroyer la 3ème manche de façon tout à fait méritée sur le score de 25/20.

La 4ème manche fut, à mon sens, encore plus âprement disputée que la précédente. Nogent avait totalement retrouvé son volley au grand bonheur de notre coach ( qui ne manqua cependant  pas d’y aller lui aussi de sa petite faute de position, mais bon hein je me moque pas parce moi avec mes petits doigts en plastique j’ai « salopé » plusieurs réceptions à la portée pourtant de n’importe quel débutant.)

Tu aurais du voir ce set, gentil lecteur ! C’est simple, connaissant ta sensibilité extrême, tu aurais fait partie du public je suis certain que tu aurais versé toutes les larmes de ton corps devant le merveilleux spectacle qui t’aurait é été proposé ! Tu aurais fait surchauffer les paumes de tes mains à force de les entrechoquer entre elles. Tu aurais laissé s’envoler ta voix à tout jamais dans les strates du gymnase St Quentinois à force d’hurler ton incommensurable admiration devant les prouesses de notre équipe. Tu aurais chaviré de bonheur devant le contre Nogentais, la classe de la défense, notamment de celle d’un Yann voltigeur, tu aurais frissonné d’horreur puis serais resté bouche bée à la vue de ce même Yann s’essayant dans le rôle de Riggs ( mais si, tu sais bien, le flic dans l’arme fatale, celui qui s’amusait à se déboiter l’épaule puis à la remettre en place tout seul comme un grand – sauf que là en l’occurrence il ne s’agissait pas de l’épaule de notre attaquant mais de son doigt et que, bien sur, il ne s’est pas amusé à le faire exprès mais que, par contre, il remboita tout seul comme un grand…bwééééé rien que d’écrire ça j’en ai l’estomac qui s’en vient me titiller l’épiglotte !) .

Bref encore, les nogentais débauchèrent encore plus d’énergie dans ce set là que dans celui d’avant. Le problème vois tu, c’est que dans le même temps St Quentin poussée par son coach afficha une ferme volonté à en finir au plus vite, non pas à cause de la fatigue mais plutôt parce que derrière se préparait un autre match, entre deux équipes de nationale 1 et que par conséquent notre match pourrait être interrompu à tout moment.

Bref toujours, ce fut une belle bagarre et le NVBC n’était pas encore disposé à lâcher le morceau. A tel point que notre équipe sauva même une balle de match contre elle. Et puis… et puis encore une fois feuilleton américain tout ça, à force de s’accrocher à la mince ficelle qui les maintenait en vie (dans le match j’entends, hein ! ne dramatises pas tout non plus toi !!!), comme un pitbull se serait accroché au fond de ton calbute s’il avait flairé quelque chose à bouffer, nos vaillants R&N (comprends Roses & Noirs) finirent par marquer le 27ème point synonyme de gain de la manche. Et là je t’explique même pas l’euphorie qui régna pendant un court instant au centre de la mêlée nogentaise.

Malheureusement dans un match de volley quand tu passes ton temps à essayer de recoller au score tu n’as guère le choix et tu dois donner toute l’énergie dont tu disposes sans même te préoccuper s’il y aura ou non une cinquième manche à disputer.

Aussi lorsque le cas se présente et qu’il est temps pour toi de remettre le couvert pour la 5ème fois tu te demandes surtout comment tu vas faire pour aller jusqu’au bout.

Tu l’as compris lecteur mon ami (ou alors tu es niais) alors je ne vais pas trop m’attarder dessus, la dernière manche fut catastrophique pour le NVBC. Rapidement menés et encore plus rapidement distancés les nogentais furent lapidés, matraqués,  disloqués par des St Quentinois vivement pressées d’en finir.

La manche fut courte. Un battement de paupière et quelque plus tard, il était temps de fermer complètement les yeux et de nourrir beaucoup de regrets sur ce match à deux vitesses.

Première rencontre, première défaite : Nogent vient de rentrer de plein pied dans la dure réalité d’un championnat à mille lieues de ce qu’elle avait connu jusque là.

Prochaine étape, Château Thierry, équipe reléguée de régionale 1…encore un affrontement qui promet !

Allez Nogent !!!!!                                                               SeB.   






















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