Une saison en régional, chapitre 2
NVBC / CHATEAU THIERRY
Samedi 3 octobre le gymnase David DOUILLET accueillait le
Château THIERRY volley-ball, une équipe solide, faisant partie des favoris de
l’exercice 2009/2010 quant à la montée à l’étage supérieur.
Le NVBC dans ces nouvelles couleurs (rose et noir…non, non tu
n’as pas la berlue ami lecteur) s’apprêtait donc à vivre une soirée difficile.
Notre équipe n’avait pourtant pas d’autre choix, après s’être
inclinée à ST QUENTIN la semaine passée, que de réussir sur ses terres une
grosse performance si elle ne voulait pas commencer son championnat par deux
défaites et ainsi être tout à fait décrochée des cinq premières places.
Pour cela elle allait compter sur le retour de Joachim et de
son libéro, Fred, tous deux forfaits à ST Quentin, tous deux représentant un
apport physique de choix…mais face à une énorme équipe comme celle de Château
Thierry cela serait il suffisant ?
Pas sur car le premier set commença pour les nogentais de
façon catastrophique. A croire que les
R&N du NVBC ne s’étaient encore pas totalement remis de la défaite de leur
premier match, ces derniers étant sur leur terrain pareils à des patates dans
leur champ de patates, immobiles, paralysés, inertes, pétrifiés, raides,
sclérosés…et j’en oublie certainement.
Ils furent cueillis dès le premier point, (une très belle
pipe – à prononcer à l’anglaise s’il te plait lecteur mon ami sinon ça pourrait
prêter à confuse – c’est vrai mais tout à fait défendable pour peu que tu y
mettes un peu de volonté…enfin que j’y mette un peu de volonté car il
s’agissait de ma zone de défense), et n’offrirent aucune opposition, aucune
résistance quelque fut le secteur de jeu. Aucune réception donc aucune passe
donc aucune attaque, tel fut le triste constat de la quasi-totalité de cette
manche.
Les Nogentais s’aperçurent à peu près vers la fin du premier
set que le match avait commencé mais, tu l’as sans doute compris gentil lecteur
pas si idiot que ça, trop tard pour redresser la barre et durent, comme la
semaine passée, s’incliner dans la première reprise sans vraiment avoir
résisté.
Toujours au top de l’analyse du jeu notre coach dira plus
tard (et il aura raison) que ces contres performances de début de match sont
sans doute dues à un échauffement très moyen voir même bâclé. Et effectivement,
avec du recule, en regardant les premiers sets des deux premières rencontres de
cette année on s’aperçoit que les R&N ressemblent plus à des gastéropodes
évoluant sur une laitue qu’à des volleyeurs prêts à bouffer leur adversaire, l’esprit
vif, le corps bouillant et tous les muscles existant entre la pointe des
cheveux jusqu’à celle des ongles de pieds en alerte !
Et maintenant question : « Il faut combien de
temps au NVBC version 2009/2010 pour être totalement chaud et disponible pour
fournir à son adversaire une opposition digne de ce nom ? Plus d’un set,
ça c’est certain, car après avoir jeté le voile de la honte sur une première
manche totalement ratée (le mot est faible), perdue 21 – 25, les nogentais
s’apprêtaient à remettre le couvert sur le même rythme…au très grand désarroi
de Patrice qui ne sut plus quoi inventer pour réveiller son équipe enlisée dans
un bourbier de passivité et d’immobilisme alarmant.
« On prend pas les mêmes et on recommence ! ». Tel aurait
pu être l’adage de la deuxième manche.
Le réveil espéré par le coach n’eut pas lieu dans le 2ème
set. Malgré les changements, malgré les consignes, les réceptions n’arrivaient
toujours pas et quand elles arrivaient malgré tout, les passes étaient
imprécises ou les attaques non décisives.
Bref, rien n’allait plus dans les rangs du NVBC qui, telle la
tour jumelle d’une autre tour s’effondra…non lecteur mon ami ! la
comparaison est mauvaise car jadis, les fameuses tours que j’évoque ici
résistèrent très longtemps avant de s’effondrer dans une immense gerbe de
poussière tant le choc fut violent. Notre équipe elle ne souleva aucune
pourrsière car elle s’effondra mollement, sans opposer de résistance, marquant
timidement un petit point de temps à autre…imagines un peu une limace (oui je
suis très gastéropode en ce moment) en apesanteur et tu pourrais approcher de
l’image du balai que nous exécutâmes lors du 2ème round.
Au final, évidemment, les Pink’n’black (rien à voir avec des
panthères) furent atomisés 25 – 17 dans la 2ème manche.
Là quand même, tu te demandes si tu ne vas pas faire un
retour prématuré à la maison qui heureusement n’est pas très loin. C’est
d’ailleurs la confidence que nous firent les arbitres à la fin de la rencontre,
lors du pot de l’amitié.
Mais voilà…au volley, comme dans beaucoup de sport
d’ailleurs, un résultat n’est jamais acquis tant que l’ultime point n’est pas
joué.
Tu te souviens du miracle qui eut lieu la semaine d’avant à
St Quentin gentil lecteur ? Et bien là, pareil ! Courage, abnégation,
solidarité, feuilleton américain tout ça !
Toi, moi et n’importe quel volleyeur savons à quel point le 3ème
set est important. C’est sans doute pour cette raison qu’il fut et de loin le
plus serré de la partie. Les nogentais avaient enfin terminé leur échauffement.
Ils avaient toujours un peu de mal à se lâcher mais, conscients de la victoire
impérative de la manche, bataillèrent ferme…exit la passivité des deux sets
précédant. Comme la semaine passée les R&N montaient peu à peu en
puissance. Leur jeu se mettait doucement en place même si Château Thierry ne
l’entendait pas de cet œil.
Mais, alors que les deux équipes de tenaient au coude à
coude, un évènement vint perturber la bonne marche du jeu Castelthéodoricien (merci
internet). Leur passeur se blessa légèrement et n’eut d’autre choix hélas que
d’aller se reposer sur le banc. Hélas² pour nos adversaires, n’ayant pas de
second passeur ils firent contraints pour le substituer d’utiliser leur
meilleur attaquant ce qui, il faut l’admettre, facilita grandement la tâche des
nogentais. La physionomie du set en fut totalement bouleversée car cet incident
apporta aux joueurs du NVBC un regain psychologique. (J’allais dire aussi
physique mais on ne peut pas dire que mes coéquipiers et moi nous étions
beaucoup dépensés jusque là).
Peu à peu les Castrothéodoriciens (ça se dit aussi (merci
internet)²) lâchèrent prise pour finalement concéder la manche 25 – 19.
Bon lecteur mon ami, concernant le manque d’engagement
physique et l’absence de débauche d’énergie de la part de mon équipe j’ai un
peu exagéré…mais tu me connais maintenant et tu sais bien que tout cela n’est
que roman et compagnie. La seule chose véritablement vraie dans mes résumés est
le score de chaque set et encore, il m’arrive parfois de me gourer. Bref, une
grande partie de l’énergie thésaurisée lors des deux premiers sets fut
redistribuée (on croirait que je parle de la taxe carbone) dans la 3ème
reprise et je craignis que mes camarades ne le payent au cours du 4ème
set.
Ce que je n’avais pas prévu en revanche c’est le capital
confiance que mes coéquipiers avaient engrangé ainsi que la marque qu’ils
venaient de laisser à nos adversaires.
Le 4ème round n’eut en fait rien à voir, mais
absolument rien avec les 3 rounds d’avant. Les nogentais étaient
méconnaissables. La réception faisait mouche à chaque fois ce qui mit Hervé,
notre passeur qu’on aime, dans d’excellentes dispositions et qui, du coup,
touchait chaque ballon avec une grâce presque divine. (Ben si avec tout ça il
me rembourse pas ma licence…). Evidemment tous nos attaquants se régalaient de
telles offrandes.
Ajoutes à cela, gentil lecteur, un bloc devenu
infranchissable et la combinaison attaque/bloc engendra une véritable
correction infligée à nos hôtes. Les nogentais étaient comme sur un nuage.
Chaque geste qu’ils tentaient se soldait immanquablement par un point en leur
faveur. A tel point qu’un doute nous effleura l’esprit quant à la véritable
motivation des joueurs de Château Thierry à disputer ce set…car le score fut
sans appel : 25 – 10.
Tout comme contre St Quentin et pour la deuxième fois
d’affilée en deux semaine, le NVBC allait devoir disputer un 5ème
set.
Le seul problème, c’est que sur l’ultime point de la 4ème
manche ce fut au tour de notre passeur de se blesser. Tout le dernier set
dépendrait donc de la capacité d’Olivier, notre autre passeur qu’on aime aussi,
à se mettre de suite dans le bain.
Ce qu’il fit sans l’ombre d’un problème et au grand bonheur
de la meute nogentaise qui continua donc sur le rythme de la 4ème
reprise et ne lâcha absolument rien. A 8 – 3, au changement de côté on pouvait
sentir six nogentais totalement sereins, prêts à gérer cette fin de match en
toute quiétude.
La fin du match fut plus équilibrée. A chaque point marqué
par les Castelthéodoriciens, les Roses et Noirs leur rendaient la pareille.
Tant et si bien que Nogent finit par marquer le point synonyme de victoire. (15
– 9)
Je te laisse imaginer, lecteur mon ami, la ronde endiablée
qui s’en suivit au milieu du terrain.
Le NVBC venait enfin de gagner son premier match de régional.
Et contre un des favoris en plus.
La prochaine fois le NVBC déplace ses troupes à Rivery pour y
affronter l’USCA.
Allez Nogent !!!!!
SeB.