NVBC

Challenge de l'Oise 2006


Montataire vs NVBC

NVBC loisir  vs Beauvais

1/2 finale :
NVBC  vs Beauvais

Racontes moi ton challenge…par SeB

YOUPIIIIIII !!! C’est la rentrée et pour fêter l’évènement, laissez moi vous conter l’ultime chapitre de notre grande saga « Raconte moi ton challenge »de la saison 2005/2006. Pour vous resituer un peu l’histoire, l’équipe senior masculine du NVBC avait au premier tour éliminé la jeune équipe de Montataire, puis s’était défaite quelques semaines plus tard, en demi-finale, de la valeureuse formation beauvaisienne …Nous voici donc de retour le 11 juin 2006…bonne lecture. SeB



CHAPITRE DERNIER :

LA FINALE !

NVBC vs OLCVB.



Le grand jour est arrivé ! Le rendez vous était fixé à 8h30 le dimanche 11 juin 2006 au magnifique gymnase de Maignelay Montigny.

Comme souvent, j’arrive le premier…histoire de tâter un peu le terrain ou tout simplement pour faire retomber la pression qui s’accumule petit à petit. Il ne s’agirait pas d’entrer sur le revêtement complètement crispé.

Alors que j’attends tranquillement l’ouverture du gymnase, une multitude de réflexions me traversent l’esprit.

D’abord sur l’adversaire du jour, Orry la ville…une équipe qui ne nous a jamais réussi ou si peu. Un chemin de défaites pour Nogent sur lequel furent parsemées quelques victoires de ci de là…rien de bien glorieux en somme…l’an dernier, par exemple, sur trois affrontements, (2 en championnats et 1 en demi-finale du challenge), le NVBC fut trois fois décimé.

Mauvais adversaire donc, à cela près que cette année c’est une section dite « loisir » d’OLCVB qui se présente à nous. Mais en finale l’appellation « loisir » ne signifie pas grand-chose (surtout pour une équipe qui court après ce trophée depuis longtemps) et pour arriver jusqu’à Maignelay il aura fallu a Orry la ville qu’elle se débarrasse de Verneuil (rien que ça) au tour précédant. Ça ne doit donc pas être une équipe de manchots.

Autre pensée, sur la saison passée du NVBC cette fois…après un début d’année très difficile, pour ne pas dire calamiteux, (une première partie de championnat complètement ratée, refusant à Nogent le droit d’accéder aux play-off), les sept nogentais encore rescapés, (sur onze présents en début de saison) redressèrent magnifiquement la barre puisque à partir des play-down ces derniers n’enregistrèrent aucun revers (sur 9 rencontres disputées, sans compter la regrettable défaite concédée sur « tapis vert » contre Creil en coupe de l’Oise, le match ayant été tout de même joué et remporté par 3-0 par Nogent), et même mieux, ils ne perdirent jusqu’à ce jour que trois petits sets, dont deux en challenge.

Une fin de saison exceptionnelle donc avec comme apogée cette douce matinée de juin tant espérée par mes camarades et moi-même.

Et alors que je m’apprêtais à penser à d’autres trucs, le reste de la formation nogentaise arriva…il était donc temps d’enfiler nos belles tenues blanches et bleues et de commencer l’échauffement.

Lors d’une finale, il y a des choses biens et d’autres moins biens.

Le premier truc sympa, c’est le caractère très officiel qui revêt l’évènement…il est bien sur organisé par le comité Oise et est donc honoré par la présence de son plus haut représentant…on a de plus droit à deux arbitres officiels, ça c’est cool, mais cela implique une application du règlement à la virgule près ce qui donne un échauffement au filet et au service de type « flash éclair » et ça c’est pas cool.

Par contre un autre truc plutôt marrant c’est le protocole de présentation des équipes avec déclinaison de l’identité de chacun des joueurs qui les composent…ça donne un petit (tout petit) coté pro à la chose et ce n’est pas pour déplaire.

Bref, la panoplie des us et coutumes ayant été complètement débalée , le match pouvait enfin commencer.

Dès le premier coup de sifflet je compris immédiatement que le NVBC allait faire preuve de la même constance que d’habitude. Cette saison il n’était pas question de commencer un match correctement et même aujourd’hui l’équipe ne dérogerait pas à la règle. Orry ne demandant pas son reste prit donc rapidement le large, allant même jusqu’à infliger un 5-1…il fallait que Nogent réagisse rapidement si elle ne voulait pas subir une sévère correction et être ainsi humiliée devant la grosse huitaine de spectateurs présents pour ce match au sommet.

Encore une fois, la situation fut débloquée par Flavien qui entama une série de services smatchés qui mit tout le monde d’accord. Les Nogentais revinrent donc doucement à la marque et, bien que toujours menés au premier Temps Mort Technique, montaient doucement mais surement en puissance.

Cette rencontre aurait été une rencontre quelconque on aurait pu penser qu’après une telle remontée le NVBC se serait ensuite envolé mais il n’en fut rien car cette rencontre n’avait rien d’ordinaire : 1- parcequ’elle se jouait un dimanche matin et que c’est difficile de jouer si tot.

2- parce que malgré l’heure exceptionnellement matinale, la température de la salle avoisinait déjà les 25°C.

Un match donc très éprouvant pour les organismes qui se traduisit sur le terrain par un rythme complètement cassé.

Le 1er set fut disputé âprement et c’est finalement le NVBC qui le remporta sur le score de 25/ ?.

La marche était encore longue jusqu’au trophée mais le tiers du travail venait d’être réalisé.

Le deuxième set, est il besoin de le péciser demarra exactement comme son prédécesseur. Les jambes lourdes, les nogentais ne furent pas en mesure d’imposer leur jeu à leurs adversaires. Une reception hazardeuse qui engendrait une passe tout aussi hazardeuse et un passeur, Olivier qui, du coup, perdait peu à peu confiance en ses capacités à diriger correctement le jeu bref, ce deuxième round s’engageait vraiment mal. De fait, à mi-parcours, Yann décida de rappeler Hervé à la passe pour permettre à Oliver de retrouver sa sérénité. Le résultat fut certes un peu meilleur mais insuffisant puisque le NVBC était toujours mené.

Orry grapillait les points petit à petit et Nogent ne pouvait rien y faire. Bien que leurs adversaires n’avaient rien de foudres de guerre, cette équipe s’employait parfaitement à saper le moral nogentais à l’aide de balles molles, placées et souvent gagnantes que les blancs et bleus n’allaient jamais chercher.

Mais, alors qu’Orry-la-ville avait devant elle un nombre confortable de balles de set, il se produisit un declic. Le NVBC décida enfin de sortir de sa létargie et de mettre un terme à l’écrasant rouleau compresseur OLCVB. Certes la marge de manœuvre était assez réduite puisque la moindre erreur nogentaise lui couterait la manche mais depuis quelques matchs Nogent avait prouvé a tous qu’elle était excellente lorsque la pression venait la titiller.

Et bien sur, le miracle eu lieu…non seulement le NVBC revint à la hauteur de son vis à vis mais en plus le cloua sur place en allant décrocher le 26ème point du set. Une performance, pour ne pas dire un exploit qui allait sans doute, pensait-on, marquer les esprits des joueurs d’Orry…Il n’en fut rien ! La 3ème manche fut la copie conforme de ses 2 sœurs. Nogent ayant fait retomber l’adrénaline, Orry en profita pour remettre en marche le faux rythme qu’on lui connait bien et contre lequel, ce jour là, le NVBC était incapable de réagir. Cependant, jusqu’au 2ème TMT les deux équipes parvinrent à se tenir en respect, s’échangeant des politesses au service ou à la reception.

Mais au retour des joueurs sur le terrain, l’OLCVB, qui avait décidé qu’il serait peut être de bon gout de gagner au moins 1 set, accéléra, de façon presque imperceptible certes mais trop brutalement quand même pour les nogentais qui, surpris par cette vigueur soudaine, décrochèrent légèrement la rampe.

Orry se dirigeait tout droit vers le gain de la manche et à 24-18 on était en droit de penser qu’il allait falloir remettre le couvert une 4ème fois.

Durant ma « carrière » de volleyeur j’ai déjà assister à des miracles…des situations désespérées, retournées comme par enchantement grace au courage et à la solidarité des uns, touchés soudainement par je ne sais trop quelle sainte providence, ou à cause de la démobilisation ou d’un excès de confiance des autres…ce genre de miracle que Nogent avait justement réalisé dans le set précédant en s’octroyant la manche alors que cette dernière semblait promise à son adversaire. Mais ce à quoi j’allais avoir le privilège, l’honneur, l’immense bonheur même de participer ne tenait plus du miracle mais carrément de la magie,(ou de la sorcellerie ça dépend de quel point vu on se place…), et me laissera reveur, je pense, pendant encore de longues semaines.

En effet le six de Nogent, dans un immense élan de générosité, démontra de façon majestueuse et même divine qu’on peut être aux abois, au bord du gouffre, à la porte des enfers sans pour autant s’abandonner à la torpeur annonciatrice d’une mort programmée.

Nos Grands blancs et bleus, ne songeant pas une seule seconde à l’éventuelle économie d’énergie en cas de 4ème manche, refusèrent tout simplement de garder gentiment le cou posé sur le billot en attendant que leur bourreau fasse son office.

Sans penser au score et à l’épée de Damoclès suspendue au dessus de leurs têtes ils passèrent la vitesse superieure…un point, un seul suffisait à leurs adversaires. Mais cela n’impressionna pas les six copains qui lachèrent enfin leurs coups, furent magistraux au service, impériaux à la reception.

A 24-24 une guerre des nerfs était déclarée. A chaque fois que le NVBC marquait un point et se donnait une balle de match, l’OLCVB répliquait et remettait le score en place.

Mais à ce petit jeu là il fallait forcément un vainqueur et ce furent les nogentais qui assénèrent le coup de grâce à leurs vis à vis…

Une joie instantanée explosa au centre de la surface de jeu nogentaise…nous venions de « plier » la finale du challenge de l’Oise 2005/2006 en trois manches…et nous venions par la même occasion de triompher de vieux « ennemis ».

A ce moment là de la journée, plus rien d’autre n’avait d’importance que de faire partie de cette merveilleuse équipe.


EPILOGUE…


Il était une fois, une équipe de volley ball qui s’appelait le Nogent Volley Ball Club, et qui venait de remporter le challenge de l’Oise masculin…pour la deuxième fois en trois ans.


FIN.


SeB.