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FINALES
DE LA COUPE DE L’OISE 2009
FEMININE: NVBC / COMPIEGNE
MASCULINE : NVBC / BEAUVAIS
Samedi 13 Juin
2009 : Préambule.
Lecteur
mon ami, toi qui viens ici juste pour lire mes résumés, (qui hélas se sont fait
trop rares cette saison, j’en conviens, car je n’ignore pas de savoir combien
mes proses te sont chères et j’imagine aisément ce que tu serais prêt(e) à
faire(òÔ) pour avoir chaque jour un peu de moi couché sur ton écran – mais nous
nous égarons déjà, là…), donc toi qui viens ici juste pour me lire admets pour
commencer que rien que le titre déchire non ? Qu’en penses-tu, toi qui es
un fin connaisseur de notre magnifique sport ? Ça en jette pas à mort ? Je t’imagine
entrain de te dire : « mais de quoi il parle au juste cet illuminé
du clavier ? »Je te parle tout simplement du fait qu’un club ait réussi à
qualifier ses deux équipes pour une finale de coupe ! C’est la classe
non ? Et encore, vu qu’il ne s’agit que d’un titre je ne te déballe pas tout
le pédigrée du club cette année parce que ça remplirait tout une page 21x29,7.
Donc on parle que de la coupe de l’Oise aujourd’hui. Mais il faut toutefois que
tu saches une chose mon ami lecteur. Nos deux équipes ont du batailler ferme
avant d’en arriver là. Surtout nos filles d’ailleurs qui, tout au long d’une
saison que je qualifierai d’absolument incroyable, ont réussi à se défaire
d’une équipe de R2 puis d’une autre de R1 (ou le contraire je ne sais plus)
avant d’atteindre la finale. Quant aux garçons, il leur a suffit de deux tours
pour arriver à la dernière marche. Un premier match tranquille et une demi
finale d’anthologie face à une fabuleuse équipe de R2, Orry-la-ville, match que
j’aurais pu, que j’aurais du te résumer tant il était trop fantastique mais que
ma fainéantise m’ordonna d’abandonner aux oubliettes des choses à faire.
Dommage pour toi parce que c’était vraiment un merveilleux moment de sport…bon
en même temps t’avais qu’à être là hein, quelque part c’est bien fait pour ta
mouille !
Qu’est
ce que je disais moi ? Ha ouais la coupe de l’Oise donc,
avec comme actrices
principales dans la finale fille notre équipe féminine,
championne de l’Oise
2008/2009, (if you please), contre l’équipe de R1 de
Compiègne et, crois moi
(ou crois moi pas, pour moi c’est pareil – quoi ?!
Ouais je sais, d’un
résumé à l’autre je me répète
et alors ? C’est moi que j’écris non ?
Et puis d’abord comment veux tu que j’exprime cette
idée d’une autre façon
hein ? Crois moi ou crois moi pas…je ne vois pas comment te
le dire
autrement…ou alors comme ceci peut être : Essayes de
rendre crédibles mes
propos à ta perception, ou n’essayes pas je m’en
tamponne les abajoues…ha ben
ouais finalement en cherchant un peu on est pas forcé de se
répéter.), lecteur
mon ami, cette dernière( nous évoquions
l’équipe compiégnoise) ne va rien
lâcher car ces deux formations(Nogent et Compiègne
donc…pff faut que j’arrête
avec les parenthèses parce qu’on finit par ne plus rien
piger à l’aventure
là !) se sont déjà affrontées deux
fois cette saison (bien qu’elles
n’aient pas évolué dans le même championnat)
et le bilan est d’une victoire
partout. Une belle explosive en perspective !
La
deuxième finale oppose donc nos gentils garçons du NVBC, champions de l’Oise
2008/2009, (if you please again), face à Beauvais, champion de Picardie de R1
et là attention ! Ça va chauffer pour les doigts et les avant bras de nos
nogentais. En face c’est pas des rigolos et à l’heure où je te fais cadeau de
mon verbe je peux te dire que même si j’ai super hâte de participer à cette finale
je n’en mène pas large tant j’ai peur de laisser un morceau de ma personne sur
le revêtement du gymnase de la Thève.
Bon
ben voilà mon copain…mine de rien dans ce petit préambule j’ai presque réussi à résumer l’incroyable parcours de nos
deux équipes cette année. Si j’avais juste le temps de rajouter une petite
chose…hein ? J’ai tout le temps que je veux parce que c’est moi qui écris
et que toi tu as juste à boucler l’orifice qui te sert à déballer des
âneries ? Ha bon ben alors je finirai cette introduction en disant que
cette saison, nos filles qui n’avaient prélavablement jamais rien gagné d’autre
que le droit de revenir la saison suivante ont donc terminé championnes de
l’Oise, championnes des Interdépartementaux et vice championnes de Picardie
puisque finalistes de la dernière coupe du même nom… Halala rien que d’écrire
ça j’en ai le système pileux qui se dresse (celui des bras uniquement,
t’emballes pas !!!)…quelle saison qu’elles nous ont fait là nos championnes !!!
Juste
un petit mot sur la saison des mecs comme ça on aura fait le tour hein !
Une saison également magnifique puisque, ainsi que je te le disais plus haut,
les garçons finissent champions de l’Oise avec un résultat unique puisqu’ils
n’ont concédé aucune défaite, aucun set et ont même fini avec un ratio de 2.
(C’est-à-dire deux fois plus de points marqués que de points encaissés…tu peux
chercher partout lecteur mon ami, c’est un résultat quasiment historique.).
Voilà
ami compulseur…si cette petite introduction ne te convainc d’une part que nos
deux équipes méritent largement leur place en finale et ne te donne pas envie
par ailleurs de lire la suite alors je ne peux rien faire pour toi…cela
signifie que tu ne sais pas apprécier les belles choses. Retourne donc vaquer à
tes occupations et ne m’adresse plus jamais la parole !
Pour
les autres, rendez vous au paragraphe suivant…Allez les filles !!!! Allez
les mecs !!!! Allez Nogent !
dimanche
14 juin 2009 – 14he…heuuu 15h10: Finale fille.
Ben
ouais j’suis arrivé à la bourre et alors ? Je ne vais pas te raconter ma
vie ni mes déboires espèce de petit curieux mais ce retard n’est pas de mon
fait. N’en parlons plus !
Au
moment où j’arrive au gymnase de Lamorlaye, les filles ont déjà joué deux sets.
Qu’elles ont malheureusement perdu face à des Compiégnoises mordantes, refusant
de subir le même échec que lors de la demie finale de la coupe de Picardie.
Du
coup, étant donné mon « léger » retard, (pff tu parles d’un résumeur
toi !) je décide d’aller me promener dans les gradins (super bien fournis
d’ailleurs…ça fait plaisir de voir que notre beau sport est encore apprécié par
quelques connaisseurs), histoire de me faire raconter le début du match
et de récolter un peu les impressions de chacun.
Il
en résulte pour la première manche qu’apparemment les Nogentaises sont passées
hélas à côté de celle-ci. C’est en tout
cas le sentiment général qui ressort, malgré le score honorable de 25-17.
(Rappelons toutefois que les Compiégnoises partaient avec un handicap de 8
points.)
Toujours
d’après les impressions récoltées à droite et à gauche, ce sont des joueuses du
NVBC beaucoup plus combatives, comme rassérénées par l’entrée en jeu de Cécile
qui, il est vrai, n’hésite pas à donner de la voix pour encourager ou pour
placer ses camarades, qui s’engagèrent dans le deuxième round. Malgré un score
inferieur au set précédent (25/15) les échanges furent, selon la plèbe, plus
opiniâtres, les championnes de notre cœur ne voulant rien lâcher à des
Compiégnoises de plus en plus remuantes.
Alors
que j’arrive dans le gymnase (en retard, oui on sait merci !), les filles
s’affrontent dans un troisième set très relevé .Il ne me faut que peu de
temps pour noter deux individualités explosives au sein de la formation
nogentaise: Corinne,
éblouissante
au filet et excellente en défense et Franziska (une fois
n’est pas coutume) quant à elle excellente au filet et
éblouissante en défense. Que les autres
demoiselles se rassurent, (bon
et puis
pour être tout à fait honnête je n’ai pas envie de me
mettre toute l’équipe
féminine à dos), d’après Philippe à
qui j’ai demandé de me renseigner sur le
déroulement du match, (merci Fifi pour les explications hyper
détaillées que tu
m’as fournies), toutes ont su évoluer à leur
meilleur niveau. Mais hélas en ce
beau dimanche 14 juin, les petites compiégnoises étaient
vraiment trop fortes.
Après
avoir manqué le début de la rencontre, je me suis vu dans l’obligation d’en
manquer également la fin car tu n’ignores sans doute pas de savoir, ami
lecteur, que juste après arrivait la finale des hommes pour laquelle, ai-je
vraiment besoin de te le répéter, le NVBC version mec était qualifié également.
Et comme ma transmutation en volleyeur me prend de plus en plus de temps (ouais, t’a qu’à mettre ça sur le dos de l’âge
si tu veux !) je dois hélas laisser nos championnes finir leur set sans
moi.
J’ai
pu cependant assister aux derniers points (ce qui prouve combien la manche a
été disputée)…et je peux te dire lecteur de moi, que nos filles, malgré une
fatigue visible, lâchaient tout dans la bagarre, comme si elles sentaient une
réédition de l’exploit accompli lors de la demie finale de la coupe de Picardie
possible.
Oui
mais voilà..Cette fois-ci les Compiégnoises ne se laissèrent pas embarquer et
restèrent appliquées jusqu’au bout …pour finir donc par s’octroyer la
dernière manche sur le score de 25/22.
Grande
déception pour nos filles donc qui savaient malgré tout que la tâche serait
ardue.
Moi,
perso, (enfin bon, on me demande pas mon avis mais je m’en cogne, je te le livre
quand même), je suis fier de ce qu’ont accompli nos belles cette année. Et j’ai
hâte de voir ce que sera la mouture 2009/2010 avec les arrivées et les départs
prévus.
Bravo
les filles !!!!!!
dimanche
14 juin 2009 – 16 heures: Finale garçons.
Bon
ben c’est notre tour maintenant. Je suis étrangement crispé. Il faut dire qu’en
face nos adversaires sont impressionnants. Je sais pourtant bien que les
performances lors de l’échauffement n’ont rien à voir avec celles réalisées en
match mais là je ne parviens pas à me sortir de l’esprit la puissance et la
précision des beauvaisiens. Et, même si tu vas leur demander en les bourrant de
penthotal et qu’ils te disent le contraire, je suis certain qu’il en est de
même pour mes coéquipiers.
Comme
d’habitude lorsqu’il s’agit de matchs à protocole, l’échauffement est beaucoup
trop court. Mais bon, hein, c’est comme ça.
L’heure
d’entrée en jeu à sonné. Juste avant, le coach nous fait une ultime surprise.
Afin de préparer la saison à venir, nous allons jouer avec un libéro. Pourquoi
pas après tout ? C’est donc à Fred que va incomber cette délicate tâche.
Début
du match… « heuuu ça a commencé là ?
-ben ouais pourquoi ?
-ben heuuu je sais pas…mais ils sont où les
nogentais là ? »
Lecteur
mon ami, tu vois depuis que je joue au volley j’en ai connu des débuts de
matchs difficiles mais je crois que je vais mettre celui là largement tout en
haut de mon top five ! A croire que dans ce set le jeu consistait aux
Boucistes à servir et aux nogentais à ne
rien faire !
Une
réception catastrophique, horrible, laide, dont l’odeur si elle en avait une
atteindrait un stade que je ne peux même pas te décrire, lecteur mon ami, car
mon nez n’en a jamais senti de telle. Bref, une réception inacceptable
(d’ailleurs en jetant un œil de temps à autre vers le coach je voyais bien à
ses gesticulations spasmodiques que notre récep n’atteignait pas les sommets
qu’il attendait…).
Et
lorsque la ligne arrière parvenait enfin à remonter un ballon, la ligne avant
ne savait qu’en faire, ne fut jamais décisive.
Beauvais
déroulait tranquillement son jeu et finalement s’adjugea, sans aucune pression,
le premier set sur le score de 25 – 10. (Donc 33 – 10 puisque je te rappelle au
cas où tu aurais un peu décroché que le BOUC partait avec un handicap de 8
points.)
Alors
de deux choses l’une : Soit Nogent ne se remet pas de la claque qu’elle
vient de prendre et n’excède pas les 30 points en cumulant les 3 sets, soit
notre équipe se sort les doigts de l’orifice que je ne peux pas nommer ici mais
dont je devine parfaitement que tu sais duquel je veux parler.
Sous
l’impulsion de Patrice le NVBC choisit la deuxième option et commença enfin à
opposer une résistance digne de son niveau. Parallèlement le BOUC commença un
peu à lever le pied ce qui nous permis d’assister à un set très accroché.
Mais
depuis le début de sa saison les nogentais n’avaient jamais été confrontés à
une telle équipe, (la meilleure ayant été Orry-la-ville, équipe de R2 en demie
finale), donc à une telle pression. Malgré l’expérience de son joueur d’exception,
José pour ne pas le nommer, nos bleus et blancs furent incapables de gérer leur
avance et s’inclinèrent, non sans tout donner physiquement (mais pas
mentalement hélas), sur le score de 25 – 23.
Toutefois,
et malgré ce 2ème set perdu, l’espoir renacquit (t’énerve pas gentil
lecteur, je sais parfaitement que ça se dit pas – j’ai un logiciel de
traitement de texte qui est là pour me le rappeler – mais tu m’as compris
non ? alors pourquoi ça se dirait pas ?). Les nogentais se savaient
capables de tenir tête (un peu) à leurs redoutables adversaires.
La
3ème reprise fut tout de même mieux débutée par les joueurs du BOUC,
ces derniers rattrapant rapidement leur handicap.
Puis
les deux équipes restèrent en contact durant presque tout le set. Le
journaliste du courrier Picard (ben ouais on a eu un papier dans le journal,
c’est pas trop la classe ça ?) retiendra un service gagnant de notre
président qu’on aime (allez VV tu peux nous dire combien tu as allongé pour ce
compliment ?).
Bref
le set fut accroché mais Nogent lâcha peu à peu prise et malgré une entrée
fracassante de Yann à l’attaque, (que le journaliste n’a pas relevée par
contre. Donc peut être aurait il besoin d’une bonne paire de tchin tchin le
gentil monsieur…cela dit c’est vrai qu’il ne pouvait pas non plus en écrire des
tonnes mais quand même…), Beauvais se dirigeait tranquillement vers sa 2ème
victoire d’affilée en coupe de l’Oise.
Le
dernier set fut enlevé par le BOUC sur le score de 25 – 19.
Fin
de la belle histoire…un jour peut être…
A
noter lecteur mon ami, parce que, tu vos, c’est le genre de choses qui ne sont
pas suffisamment soulignées, que
l’organisation a été impeccablement millimétrée. Bravo au club d’Orry-la-ville.
lundi
15 juin 2009 – 8 he….ouais bon ok, 11 heures !
Le
réveille est difficile ce matin…il a comme un arrière gout amer, ou un gout
d’inachevé, ou de je ne sais quoi d’autre qui n’a rien à voir avec mon haleine
de chacal.
Je
sors de mon lit difficilement. (J’ai mal partout : le corps et la tête).
Je n’arrête pas de me rabâcher les mêmes choses. 3 finales jouées cette saison pour notre club pour
autant d’échecs. Ça fait un peu mal à l’usine à Suchard quand même. Mais
allez ! Je me dis que ça va passer peu à peu. J e me dis qu’il y a quand
même de quoi être fier de faire partie de ce beau club et que nos deux équipes
se préparent l’année prochaine à vivre une grande saison en régionale 2.
Pas
de regrets à avoir donc. Saison ultra pleine pour le club.
Allez
Nogent !!!!!
Jeudi 19 mars 2009 : COUPE DE L’OISE FEMININE
¼ de finale
Nogent Volley Ball Club (D1) / Verneuil-en-Halatte (R1)
Il est des jours, là des soirs en
l’occurrence, où tu te dis que tu risques de faire du déplacement pour rien.
Certes cette saison il est très agréable de venir voir évoluer les filles sur
les 81m² de surface qui leur sont impartis mais ce soir là, hier soir donc, il
s’agissait tout de même pour les gazelles du NVBC d’essayer d’avaler les
lionnes de Verneuil-en-Halatte.
Alors je sais ce que tu vas me
dire, lecteur mon ami, petit polisson vas ! Tu vas me dire : «
Oui mais alors bon hein, si on part direct du principe que nos filles vont se
faire bouffer toutes crutes, autant ne pas se dévisser les miches du canapé et
regarder tranquillement le PSG à la téloche ! ». Et tu ajouterais,
j’en suis certain, tant tu as la mémoire d’une qualité à toute épreuve :
« En plus au tour précédent elles se sont faites livrer les R2 de
Compiègne en petits morceaux dont elles se sont délectées jusqu’au dernier point ! »
Devant une telle chiée
d’arguments je ne peux alors que m’incliner lecteur mon copain. Alors du coup,
hier soir je pris donc le risque de faire la grosse trentaine de KM (ben ouais
j’habite pas super à côté quand même !) qui sépare mon home de notre
gymnase (dont au sujet duquel d’ailleurs je serais curieux de connaitre
l’opinion de l’immense Monsieur à qui l’on a pris le nom pour baptiser ce bâtiment
tout merdique bourré de malfaçons – fin de la parenthèse que tu n’as
probablement pas comprite mon petit lecteur et que plus je relis moins je
comprends moi-même !)
Bien m’en a pris, tu peux me
croire ! Parce que dès que tu arrives sur place (surtout si comme moi tu
aimes tellement pas arriver en retard que tu finis systématiquement par arriver
largement en avance) tu constates que presque toutes les filles sont déjà là,
comme si rien ni personne ne pouvait leur faire peur, comme si elles n’avaient
qu’une hâte, c’est d’expédier les affaires courantes (habillage, montage du
terrain…Etc.) pour en découdre le plus rapidement possible.
Bon
je te passe la première demie
heure, destinée à l’échauffement. Rien
à signaler si ce n’est que tu t’aperçois
vite qu’en face il y a du volley (en gros que les Vernoliennes ne
sont pas des
manches – j’espère que tu ne vas pas m’obliger
à tout t’expliquer deux
fois !). Ha si ! Tu constates également que nos filles
sont super sérieuses
sur leur préparation ce qui traduit là encore une
volonté de prendre ce match à
bras le corps dès son entame.
Enfin l’heure tant attendue de la
rencontre arrive…elle sera au passage dirigée par Patrice, le coach de nous les
mecs. Il est bien sur une chaise d’arbitre, lui. Autorité, impartialité, il a
tout ce qu’il faut pour ne pas se laisser démonter par les 12 furies qui
s’apprêtent à monter sur le ring.
Le 1er set démarre
donc et c’est la que tu constates combien un long et à la limite fastidieux échauffement
est primordial.
Je sens que tu vas de demander en
quoi est ce si important et après avoir roulé des yeux et soupiré
ostensiblement je daignerai te répondre qu’un bon échauffement est utile
pour :
1. Monter
le corps en température
2. Régler
le cœur à sa vitesse de croisière
3. Evacuer
le stress et les bobos de la journée
4. Evacuer
l’appréhension d’avoir à affronter une équipe plus forte
5. Trouver
les bonnes sensations.
Bref, si je te raconte tout ça
mon copain (ou ma copine) c’est parce que comme tu peux t’en douter (ou peut
être pas d’ailleurs) les tigresses de Verneuil, (Quoi ? Ouais j’avais dit
les lionnes en début de résumé et alors ? J’aime bien utiliser une image
féline et je déteste me répéter…et non je ne dirai pas les chattes espèce de
pervers !!!!!), cueillirent à froid les antilopes nogentaises (ouiiiiiiii les
gazelles si tu veux ! quoi que en ce début de match on pourrait presque
dire les gnous !). Un excès de crispation pourrait il expliquer ce comportement
morose de nos filles ?
Alors
il y a un truc super en
coupe (quand tu es une « petite » équipe
avec un bon niveau comme
c’est le cas du NVBC en jupons de cette année) c’est
que l’équipe la moins bien
classée commence avec un bonus de points. Huit ici en
l’occurrence. Et
cette « légère »
avance ne fut pas négligeable car elle permit à nos
filles de redresser
tranquillement la barre et de mettre en place le jeu qui les
caractérise cette
année, c'est-à-dire un jeu tout en
légèreté, tout en mobilité, avec une belle
présence en défense et au soutien qui compense avec un
contre pas toujours
efficace, hélas, non pas à cause d’un manque de
volonté des filles mais plutôt
à cause d’un manque de centimètres. Mais
qu’importe, ce léger défaut étant
compensé comme je viens de le dire (tu suis ou quoi ??!!!)
par une volonté
de feu en défense et surtout une Cécile exceptionnelle
voire même parfois
carrément géniale à la passe.
Le rythme nogentais mis en place,
les filles déroulèrent le set de façon impressionnante. Il était presque irréel
de voir la facilité avec laquelle nos nogentaises, (qui étaient quasiment les
même que la saison dernière –fallait il que je le soulignasse – comme quoi
hein, c’est comme dans le jeu Tétris, il suffit de déplacer ou de zapper une
pièce de temps en temps pour que tout s’imbrique parfaitement…mais, bien sur,
ça n’engage que moi), prirent la manche à leur compte.
Il était même carrément
surréaliste de jeter un coup d’œil à la table de marque et d’y constater que
nos bleuettes / blanchettes (non pas blanchettes ! blanchette ça fait
chèvre un peu et là, à ce moment là de match elles ne méritent pas ce sobriquet
nos championnes…après par contre…) nos bleuettes / blanches menaient
outrageusement sur un score du genre 16 ou 17 – 4.
Et puis… sans que l’on sache
pourquoi mon ami…c’est arrivé comme ça, sans prévenir…peut être trop
d’adrénaline lâchée en début de manche ? On ne sait pas. Toujours est il
que les nogentaises relâchèrent peu à
peu la pression exercée sur des Vernoliennes qui, quant à elles, prirent
conscience de leur niveau réel et la vapeur fut totalement renversée.
Nous passâmes alors le coach, le
public nogentais et moi du statut de total décontraction à celui d’inquiet puis
à celui de carrément crispé. L’avance énoooooooooorme acquise par nos filles
fondit comme banquise sous trou de couche d’ozone. Même la prise des deux temps
morts et l’usage de différents changements de joueuses n’eurent pas les effets
escomptés pour endiguer l’élan Vernolien.
Mais, bien qu’il fut laborieux,
le grappillage des ultimes points de la première manche fut tout de même là et
les nogentaises pouvaient d’ores et déjà se satisfaire du résultat. Elles
venaient de prendre 1 set à une équipe de R1 !
Crois-tu mon ami lecteur que nos
belles se contentèrent de ce premier round ? Hein ? C’est qu’elles
ont appris à avoir les crocs les petites ! Et dans ces moments là, lorsque
toutes se réunissent en cercle pour le traditionnel regroupement de mains au centre
dudit cercle, t’as pas trop intérêt à laisser trainer la moindre phalange mon
poteau sinon tu te la fais proprement bouffer ! Elles ont du mordant ces
nanas là !
Le 2ème set débute
mieux que le début du premier. C’est un signe. Ca veut dire que les filles ne
sont pas loin de leur pic de forme. La motivation aidant, chaque nogentaise
accomplit parfaitement la tache qui lui incombe. Une réception parfaitement en
place, une passe toujours aussi géniale. La manche, bien qu’un peu plus serrée que la
précédente, sent bon pour nos gazelles. On assiste à un véritable show de
Franzy au contre et d’Aurélie en défense et bien sur une Cécile au sommet de son art à
la passe (pour ne citer que ces trois là, mais crois moi mon ami, les trois
autres n’étaient pas en reste).
Tout va bien. Mais au volley le
« tout va bien » ne dépend pas de grand-chose. Une Blandinette qui
n’évolue pas à la place pour laquelle elle bosse tous les mercredis, (et qui
malgré tout a su faire une entrée fracassante en lieu et place d’une Coco qui
avait besoin de souffler), une Aurélie, jusque là parfaite, qui se tord le pied
et qui du coup est remplacée par une Leïla qui elle non plus n’est plus à sa
place de prédilection et voilà que l’équipe se met à piétiner. De façon une peu
moins flagrante que lors de la première manche, certes, mais là encore les
sueurs froides commençaient à monter. Mais fort heureusement le coup de mou fut
de courte durée et les nogentaises repartirent de plus belle pour finalement
s’adjuger la 2ème reprise.
Je sais pas si tu réalises bien,
toi qui es de l’autre côté de ton écran à boire mes paroles comme si c’était
les saintes écritures, la performance que viennent alors de réaliser les
nogentaises. En même temps si tu as cliqué sur le lien qui t’a amené à lire ceci
c’est que quelque part tu t’intéresses au volley et que sans doute même tu fais
partie du club. Donc tu réalises. Nos Gauloises viennent juste de démolir un
camp retranché Romain pour la deuxième fois.
A la manière d’Icare, elles se
rapprochent du soleil mais ne se brulent pour le moment pas les ailes.
A la manière d’Apollo 13 elles se
rapprochent de la lune sans le « Houston on a un problème ».
Mais en tout cas à ce moment là
de la partie je réalise combien elles sont fortes nos petites. Parce que ce deuxième
set, non seulement elles l’emportent sur le papier mais en plus elles se le
gagnent au score réel. C'est-à-dire que même sans les 8 points de handicap
elles auraient tout de même remporté la manche.
En gagnant le 1er set,
elles avaient réalisé une belle perf. En remportant le 2ème, le
résultat devenait exceptionnel. Encore une toute petite manche, 25 malheureux points et là on pourrait carrément crier au génie.
Mais si tu es sportif, lecteur
mon ami, tu dois bien te douter qu’après un pic de grande forme vient
automatiquement une période de récupération. Et nos filles sont revenues sur le
revêtement complètement crevées. On aurait cru voir jouer l’équipe féminine
d’il y a quelques saisons. Ajoute à cela, Ô lecteur mon ami, que pour bien
jouer il est essentiel que le passeur, qui est le métronome d’une équipe, soit dans une forme olympique et que là, à ce
moment là du match, notre vice présidente bien aimée commençait à en avoir un
peu plein les chaussettes et tu obtiens tous les ingrédients d’une mayonnaise
ratée, d’un soufflé tout raplapla, d’un set qui sent la grosse fessée.
Inexorablement l’équipe
Vernolienne grignotait le retard de 8 points qui lui fut imputé au début du
round. On assistait là à une véritable correction. Ni Thierry, ni moi ne trouvâmes
les raisons d’une telle débâcle, hormis la fatigue bien sur.
Au deuxième temps mort technique
nous ne pûmes que leur conseiller de se battre un peu plus afin de préparer la
4ème manche, vu que celle-ci, hein, à 16 – 7…
J’aime, que dis-je j’adore ce sport
parce que tout peut arriver. D’une ambiance morne, soporifique tu peux la
seconde d’après passer à la surchauffe totale de la salle, de ta voix de tout
quoi (enfin presque).
J’aime ce sport parce que les
miracles existent.
J’aime ce sport parce que tu as
l’impression que de temps en temps une équipe est touchée par la grâce du Très
Haut et qu’alors elle s’engage sur le chemin de la félicité absolue (oui mon
ami, tu as raison de penser que ma phrase ne veut absolument rien dire.)
Crois
moi ou crois moi pas (de
toute façon pour moi c’est pareil) mais j’aurais
été âgé de quelques années de
plus (bon, une bonne trentaine quand même hein) que j’en
aurais fait dans mon
froc de vivre tant d’émotions.
Vise un peu le tableau mon
lapin : Coco se saisit du ballon pour entamer son tour au service. Le visage fermé, les
traits tirés et les yeux cernés d’une soudaine lassitude elle engage…et fait un
ace. Bon, beau, bien… Deuxième service, deuxième point gagnant…Ha ? C’est
étonnant comme deux points bien placés peuvent changer une donne. Tu le vois
direct sur le terrain. Après le deuxième service de Coco, les filles
recommencent à donner de la voix sur le terrain et sur le banc. L’ambiance se
réchauffe. Coco sert une troisième fois et les filles gagnent leur troisième point
d’affilé…puis un 4ème…temps mort demandé par le coach Vernolien,
changement de joueuses histoire de casser le bras de Corinne…rien n’y fait, les
filles s’envolent et emportent ma voix avec elles. (Ça veut dire qu’à force de
gueuler pour les encourager je devenais peu a peu aphone…ma parole tu ne
comprends vraiment rien !!!)
Les Vernoliennes n’y arrivent
plus. Nogent revient peu à peu puis, Ô joie, Ô merveille, finit par combler le
gouffre qui la séparait de son adversaire.
Imagine
un peu mon copain :
on est à présent à 23 – 23 .Tout peut
basculer d’un côté ou de l’autre. Mais tu
seras d’accord avec moi, ce serait trop con de craquer maintenant.
Mais il reste de la fierté chez
les petites Vernoliennes. Ok elles viennent de se faire remonter comme il n’était
pas permis de l’imaginer, mais il est hors de question pour elles de lâcher du
lest.
Pourtant les nogentaises marquent
le 2ème point, synonyme de balle de match. 1 point les filles !
Plus qu’1 point !!!
Moi, debout sur le bord du
terrain à côté de Titi je n’en peux plus. Je ne suis pas le seul
d’ailleurs…depuis la zone d’échauffement dans laquelle se tiennent Mimi et
Leïla, prêtes à intervenir à tout moment au moindre signe du coach, j’entends
parvenir les clameurs des deux jeunes femmes, tantôt suppliantes ( les
clameurs) tantôt excentriques ( les clameurs ?). Je n’ose pas croire que ce set puisse leur
échapper après tout ce que nos filles viennent d’accomplir. Et puis perdre
cette manche leur filerait un trop gros coup au moral…déjà que la plupart sont
à bout physiquement.
Et m…zut ! Verneuil revient
à 24 – 24. Mais Nogent réplique et à nouveau les Vernoliennes égalisent.
Je ressens des petits picotements
dans mon bras…envie de rejoindre les filles sur le terrain ou infarctus ?
J’ai l’impression de ne plus pouvoir parler. Je m’exprime dans un langage
composé de mimes et de sons inaudibles. De toute façon je sais parfaitement
qu’elles ne nous entendent pas. Elles sont dans leur bulle, concentrées à mort,
(la même mort qui risque de venir me chercher à tout instant si elles ne se
magnent pas le derch de choisir une
issue qu’elle soit heureuse ou malheureuse.), avec pour seul objectif de
creuser l’écart de 2 points.
A chaque fois Nogent prend
l’ascendant mais Verneuil revient. Jusqu’à ce que les Vernoliennes elles même
soient en possession de leur première balle de set. Là je me
dis : «Ok c’est mort ! » Et ben pas du tout lecteur mon
ami. Nos fifilles furent capables, comme des grandes championnes qu’elles sont
en passe de devenir, de revenir, puis d’obtenir une énième balle de match pour
enfin concrétiser l’ultime point de la rencontre par le biais d’une dernière
faute Vernolienne.
Tu connais la suite, ou du moins
tu l’imagine mon copain : Explosion de joie au milieu du terrain, foule en
délire…comme c’est bon le volley quand ça se termine comme ça !
Les voilà qualifiées pour les ½
finales, nos petites étoiles. Senlis ou Crépy-en-Valois au prochain tour…voilà
une affiche qui ne manquera pas non plus de piquant…j’ai hâte d’y être.
Allez les filles !!!!!! Allez
Nogent !!!!!
Championnat
départemental senior féminin 2007/2008
NVBC / SENLIS
Une
fois n’est pas coutume, ce résumé ne concernera pas
un match de l’équipe masculine mais la toute dernière
rencontre de championnat à laquelle ont participé les
filles de notre beau club, dimanche 18 novembre, contre Senlis.
Je
dois vous avouer que c’est avec une curiosité toute
particulière que je me suis rendu au gymnase David DOUILLET
pour assister à cette rencontre. En effet, depuis le début
de la saison, nos filles ont joué trois matchs, et elles l’ont
non seulement remporté à trois reprise, mais également
à chaque fois sur le score de 3/0…et depuis toutes ces
années que je fréquente le club, je n’avais encore
jamais vu cela.
Lorsqu’on
leur pose la question, à savoir comment cela est il possible,
lorsqu’on les félicite pour cette extraordinaire
performance, les filles, modestes, nous répondent toutes de
concert que leurs trois premières rencontres étaient
les plus faciles à jouer et qu’il n’y avait en face aucun
répondant…mais qu’avec la venue de Senlis à la
maison, les choses allaient commencer à se corser.
Mais
pour les avoir observées le mardi à l'entraînement,
je savais parfaitement que la chance, ou que le niveau de leurs trois
précédentes adversaires n’avaient absolument rien à
voir avec leurs trois victoires faciles. A l'entraînement, j’ai
pu observer des filles sérieuses, appliquées,
travailleuses, pour la plupart ponctuelles (ce qui est également
nouveau), et surtout des filles soudés (ce qui est primordial
et qui est là aussi nouveau cette année).
Je
savais donc, en me déplaçant voir jouer nos filles,
qu’elles donneraient du fil à retordre à l’une des
prétendantes à la victoire finale de leur championnat
cette année. A condition bien sur que Leïla, Stéphanie,
Blandine, Myriam, Ruta, Armelle, Corinne et Cécile, autrement
dit les huit guerrières nogentaises présentes ce matin
là, entament cette rencontre avec philosophie, sans stress.
Le
match démarra sur les chapeaux de roues pour les Senlisoises,
visiblement déterminées à démontrer à
leurs adversaires que leur période fastueuse était
terminée. Nos filles étaient légèrement
tétanisées, comme si elles faisaient un complexe
d’infériorité. C’est en tout cas comme cela que
j’interprétai leur début de set difficile mais
quelques minutes plus tard, Blandine et Corinne commencèrent à
faire parler la poudre en attaque. De toute évidence leur
coach, Stéphanie, eut raison de les faire débuter
toutes les deux sur la même ligne car elles furent absolument
remarquables sur leurs offensives.
Le
set se déroulait sans trop d’accrocs, le NVBC prenant un peu
de distance, parvenant à conserver deux ou trois points
d’avance, sachant ré accélérer chaque fois
que les Senlisoises revenaient à la marque.
Mais
encore une fois, grâce en autres à une Coco vraiment
très en forme, à un soutien toujours bien placé
malgré un léger manque de mobilité, et à
un service d’une efficacité redoutable les nogentaises
parvinrent à empocher la première manche sur le score
de 25/20.
Nos
filles venaient de démontrer à leurs adversaire
qu’elles étaient ici chez elle et qu’il leur faudrait
batailler ferme pour s’imposer sur leur territoire.
La
deuxième reprise débuta avec une fort belle présence
au contre des nogentaises. Hélas l’exceptionnel service du
premier set fit défaut lors des quatre premières
rotations puisqu’à chaque point gagné, nos guerrières
en rendaient un sur leur remise en jeu. Elles parvinrent toutefois à
conserver la tête.
Après
le premier temps mort technique, nous assistâmes à une
très étrange rencontre dont le diagramme pourrait être
comparé au tracé d’une montagne russe ou encore aux
dents d’une scie. En effet les nogentaises, prises d’une boulimie
offensive, infligèrent un 4-0 à des senlisoises tout
d’abord prises au dépourvu, mais qui réagirent en
répondant par un 5-0…rien de tel pour démoraliser une
équipe…mais c'eût été sans compter sur
le caractère bien trempé de nos filles qui
immédiatement après cette gifle rétorquèrent
à leur tour en « collant » un 6-0 à
leurs hôtes qui, tout comme moi depuis mon banc, ne devaient
plus rien comprendre à la tournure que prenait ce set. Le
score était à ce moment là de 19/14 pour Nogent.
La suite de cette deuxième manche fut plus ou moins équilibrée
et se termina sur une victoire du NVBC sur le score de 25/21.
Le
début du troisième round fit l’objet d’un féroce
combat en défense entre les deux formations. Inutile de
rappeler que s’il est un set qui revêt une importance
capitale lors d’une rencontre c’est bien celui là,
information que les 12 filles sur le terrain semblaient avoir
correctement assimilée. La prise de pouvoir fut donc âpre
et à un excellent service de Blandine s’opposait une
magnifique défense senlisoise. Jusqu’à 11 /11,
aucune des deux équipe ne réussit à faire la
différence et il fut clair qu’à ce moment de la
partie le « six » le plus déterminé
parviendrait à prendre l’avantage. C’est encore une fois
Blandine grâce à son service tendu qui imprégna
une dynamique que les autres filles du groupe suivirent
immédiatement. Le manque de mobilité et d’anticipation
du premier set avaient laissé place à une hargne en
défense, comme le témoigna le geste incroyable de Ruta
qui parvint dans un plongeon désespéré à
remettre une balle molle senlisoise sur sa passeuse.
Au
regard d’une telle envie, les joueuses de Senlis s’éteignirent
peu à peu et permirent à leurs adversaire de mener
jusqu’à 21/13 dans cette troisième manche.
A
quatre points du match, et avec huit points d’avance ont pouvait
penser que nos petites nogentaises allaient infliger une sévère
correction à leurs hôtes mais au volley-ball une
situation désespérée peut très vite se
retourner. Et alors que le set continuait à se dérouler
tranquillement, à 24/16 et avec 8 balles de matchs en leur
faveur, nos filles trouvèrent le moyen d’encaisser un 7/0.
Elles furent complètement noyées sous le service de la
meilleure joueuse senlisoise. Une pression incroyable se jetait peu à
peu sur leurs épaules.
Il
fallut un heureux coup du sort, matérialisé par une
faute de fil, pour que la libération arrive. Le NVBC s’imposa
dans la troisième reprise sur le score de 25/22.
Aussi
fou que cela puisse paraître pour ceux qui ne croyaient pas en
elles (c'est-à-dire pas moi), nos filles venaient de plier
leur match en 3 sets (une fois de plus) contre une équipe
faisant figure de favorite dans ce championnat 2007/2008.
Alors
ok, ne nous emballons pas car la route est encore longue et il reste
encore deux énormes morceaux à venir (OLCVB et
RANTIGNY), mais je peux vous dire mes amis que ce groupe là
n’a plus rien à voir avec celui des années passées
et qu’en continuant à bosser de cette manière, il ira
très loin. Bravo les filles !!!
Allez
Nogent !!!
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Championnat
départemental 2007/2008
Match
1 : NVBC / MONTATAIRE
Ca
y est enfin ! Après plusieurs mois de sevrage, notre
équipe masculine a enfin repris du service en attaquant
mercredi 10 octobre, en match décalé, la nouvelle
saison départementale 2007/2008.
Son
premier adversaire était donc Montataire. Bien que nos bleus
et blancs se soient aisément imposés à deux
reprises l’année dernière contre cette équipe,
rien ne pouvait nous permettre de croire à l’orée de
cette nouvelle rencontre, à une victoire facile et cela pour
plusieurs raisons.
Tous
d’abord parce que l’équipe de l’étoile rouge de
Montataire s’est étoffée cette année de
l’arrivée de quelques renforts, et notamment le président
du comité Oise, ex président du gigantesque club de
Rantigny, fin stratège et excellent passeur. Ce qui pourrait
nous laisser penser que Montataire se lance dans une saison non
dénuée d’une très grande ambition.
Ensuite
parce que notre belle équipe elle-même a connu cette
année l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs et
qu’avec un premier match si tôt dans la saison le
positionnement et le déplacement des uns et des autres n’est
pas chose forcément encore acquise.
Un
premier match donc à priori à la portée des
nogentais mais dont il fallait tout de même se méfier.
C’est
pour cette raison sans doute que le coach du NVBC, Yann pour ne pas
le nommer, a décidé d’attaquer cette rencontre avec
un six, (Yann, Philippe, Hervé, Thierry, Loïc et moi),
dont l’expérience n’est plus à démontrer
puisqu’il a fait ses preuves depuis quelques années déjà.
Et
pourtant, malgré cela, malgré le fait que ces joueurs
se connaissent sur le bout des doigts, on ne peut pas dire que le
premier set ait été un modèle de sérénité.
Les nogentais ont en effet longuement bataillé afin de pouvoir
prendre le large et ainsi se mettre à l’abri dans cette
première manche.
Il
faut dire, à la décharge de chacun, que cette année
le formidable entraineur de notre belle équipe a décidé
un changement radical dans l’organisation du jeu, à savoir
de spécialiser certains d’entre nous au poste de central, et
que lors d’une rencontre ces derniers ne se concentrent que sur
leur objectif unique c'est-à-dire de fixer la défense
adverse ainsi que d’attaquer en ‘courte’…ce qui semble être
une très bonne idée à priori mais qui hélas
pose un problème majeur à notre équipe dont la
réception et la relance font défaut depuis toujours.
Mais gardons le moral et gageons que d’ici quelques semaines cette
lacune sera réparée.
Quelques
menus soucis d’organisation dans le premier set donc, mais
toutefois rien d’alarmant puisqu’après une mise en route
laborieuse nos petits nogentais déroulèrent
tranquillement pour finalement s’octroyer la manche sur le score
assez large de 25-16.
Voyant
la façon dont le match évoluait, Yann préféra
reconduire le six de départ pour entamer la deuxième
reprise afin d’acquérir un score suffisamment large pour
enfin lancer les nouvelles recrues dans la bataille. Brillant
coaching, puisque le dynamisme imprégné à la fin
du premier set fut conservé au début du deuxième
et entraina les remplaçants jusqu’à la fin du round
qui se transforma finalement en une simple formalité. Tel un
rouleau compresseur mangeant inexorablement son ruban de macadam nos
nogentais écrasèrent tout sur leur passage et
empochèrent cette deuxième manche sur le score sans
appel de 25-14.
A
partir de là, tout le monde s’accordait à penser que
le troisième set serait fini avant même d’avoir
commencé. Mais à Nogent il existe une constante qui
depuis moult saisons n’a jamais fait défaut.
La
troisième reprise débuta comme chacun l’attendait.
Une domination sans partage du NVBC qui était désormais
à l’aise dans la plupart des phases de jeu (sauf peut être
la relance…c’est exaspérant.). Les nogentais prirent le
large dès le début de la manche allant même
jusqu’à mener de plus de 8 ou 9 points. Mais un déclic
des joueurs adverses doublé d’une entrée un peu
délicate d’un nouveau joueur de Nogent vraisemblablement
nerveux fit que cette large avance fondit comme chocolat au soleil et
convertit ce qui aurait du être une victoire écrasante
en une bataille âpre dont la sanction finale aurait pu être
bien pire que ce qu’elle n’a été.
Les
bleus et blancs finirent quand même par s’imposer dans le
troisième set mais avec une toute petite avance de 5 points.
(25-20)
Une
belle victoire donc face à une toute nouvelle équipe de
Montataire assez solide pour faire apparaître les points sur
lesquels les nogentais doivent travailler s’ils souhaitent
atteindre au classement final la position de leurs ambitions.
Allez
Nogent !!! SeB.
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Match
2 : CREIL / NVBC
Les
championnats d’une année sur l’autre peuvent révéler
bon nombre de surprises. Les Nogentais se déplaçaient
ce dimanche 14 octobre jusqu’à la salle DESCARTES, fief ce
qui était encore la saison dernière une modeste équipe
de Creil et qui pourtant, cette année dès la première
journée de championnat, créa la stupéfaction en
allant s’imposer 3-2 à Crépy-en-Valois, formation qui
elle-même participa aux play-offs la saison dernière.
Nos
petits blancs et bleus du NVBC étaient donc prévenus et
avaient hâte d’affronter cette nouvelle mouture creilloise
aux performances si prometteuses.
Pourtant,
dès leur arrivée les nogentais firent un constat. Rien
n’avait changé à Creil. Même nombre de joueurs
que la saison dernière, c'est-à-dire 6 et pas un de
plus, même joueurs, et toujours pas d’arbitre ni de marqueur
de points. Alors comment cette équipe a-t-elle pu aller
s’imposer contre Crépy-en-Valois ? Mystère, à
moins que Crépy elle-même ait été décimée
lors de l’intersaison ?
Il
ne fallu pas plus de deux minutes aux nogentais pour avoir la réponse
à cette question. Non, Crépy-en-Valois n’était
sans doute pas plus médiocre que la saison dernière
mais c’était bel et bien le six de Creil qui avait fait
d’indéniables progrès, et principalement en défense.
De plus le jeu de cette formation est traitre car il est relativement
lent, mou, et une équipe comme celle de Nogent peut en être
la victime idéale car elle a la fâcheuse manie de se
mettre au niveau de son adversaire plutôt que d’essayer de
jouer au niveau qui est le sien.
Ce
qui se produisit donc, lors du premier set fut assez consternant.
Bien sur le NVBC dont le coach avait une nouvelle fois pris soin
d’aligner un six d’expérience fit la course en tête,
mais le spectacle offert par les bleus et blancs fut fade, triste.
Dire que durant ce set le niveau du jeu fleuretait dangereusement
avec celui que l’on pratique le jeudi soir au gymnase David
DOUILLET serait un euphémisme. Fort heureusement nos petits
Nogentais gardèrent la tête tout au long de la première
manche et finirent par s’imposer, de justesse toutefois, sur le
score de 25-23.
Le
deuxième set fut tout aussi triste que le précédant,
à cela près que cette fois ce fut l’équipe
creilloise qui se démena pour faire la course en tête.
Les bleus et blancs encore froids d’un échauffement et d’un
premier set bâclé ne comprirent pas de suite qu’un
réveil s’imposait pour éviter de perdre une manche
dans un match largement à leur portée. Et ce fut notre
petit passeur, Olivier, qui le compris le premier. Alors que Creil se
dirigeait lentement vers une égalisation en terme de set,
Olivier fit une incroyable série de services qui cloua
littéralement nos adversaires sur place et qui eu pour effet
de réveiller la caste nogentaise. Finalement notre passeur
nous montra le chemin à suivre pour atteindre le 25ème
point de la seconde manche, et ce bien avant les autres. (25-15)
Il
était temps pour Yann de procéder à quelques
changements afin de permettre à tout le monde de jouer. Hugues
fit donc son entrée, et Olivier (le troisième central
de l’équipe) fut reconduit suite à son entrée
encourageante à la fin de la deuxième reprise.
Mais
imperceptiblement le niveau de Nogent avait baissé dans le
troisième set. La faute à personne en particulier,
simplement un petit déséquilibre entre les lignes,
provoquant mésentente et relances hasardeuses. Une fois encore
Creil prit donc le large, tant et si bien que Yann fut obligé
de coacher à nouveau en laissant Loïc reprendre sa place
sur le terrain afin de permettre à l’équipe de
recoller au score. La chose fut faite et Hugues put une nouvelle fois
fouler le revêtement afin de terminer le set. Mais le coach du
NVBC avait il sans doute posé le doigt sur le problème
car dès lors, les creillois prirent de nouveau la tête
des opérations, plus motivés que jamais, se battant sur
tous les ballons que leurs adversaires tentaient tant bien que mal de
faire rebondir dans leur camp. Petit à petit le score enflait
en faveur de Creil et chacun de voyait déjà changer de
côté pour disputer un quatrième round.
Mais
depuis quelques saison déjà le NVBC nous a démontré
qu’il avait des ressources lorsque la pression venait lui titiller
les chaussures et à 24-22, alors que le six creillois avait à
sa disposition deux balles de set, les nogentais dans un sursaut
d’orgueil grappillèrent un puis deux points et s’offrirent
même la première balle de match de la partie. Creil ne
se laissant pas compter fleurette aussi facilement décida
qu’il serait de bon gout de ne pas perdre la rencontre aussi
stupidement et égalisa à 25-25. Mais on sentit bien que
le moral creillois avait fondu en même temps que ses deux
balles de set et les bleus et blancs n’eurent aucune difficulté
à ajouter les 26ème
et 27ème
points de cette ultime reprise.
Malgré
une victoire Nogentaise de nombreuses inquiétudes pèsent
sur le niveau réel de cette équipe. Elle est en effet
capable de s’imposer en trois sets contre les équipes
relativement modestes mais sera-t-elle en mesure d’élever la
qualité de son jeu lorsque les formations plus solides
viendront frapper à sa porte ? Le travail fournit par
l’ensemble des joueurs le mardi soir finira-t-il enfin par payer ?
Les réponses au prochain match, contre Rantigny.
Allez
Nogent. SeB
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Match
3 : NVBC / RANTIGNY
Mercredi
24 octobre, le NVBC recevait en match décalé comptant
pour la 3ème
journée du championnat l’équipe de Rantigny.
Forts
d’une confiance forgée préalablement grâce à
2 victoires en 2 matchs, 6 sets marqués et aucun concédé
les nogentais n’étaient guères inquiets d’accueillir
leurs adversaires. D’autant que cette équipe restait sur un
début de saison mitigé à savoir une victoire
(contre Verneuil) et une défaite face à Crépy-en-Valois
qui elle-même s’était déjà inclinée
cette saison contre Creil, cette dernière ayant perdu
récemment face à notre club. Un match à priori
sans problème donc pour le NVBC. Si on considère
d’autre part la double victoire nogentaise face à Rantigny
lors de leurs deux derniers affrontements, les statistiques jouaient
à 90% en faveur de nos bleus et blancs.
Pourtant
dès l’entame de l’échauffement il était
facile de remarquer le niveau plus qu’honorable de la majeure
partie des rantignysiens…touché de balle, réception,
attaque et pour finir service, tout chez ses joueurs était
propre, précis bref, en place.
Cette
rencontre allait donc s’avérer être un test parfait
pour les nogentais. On allait enfin avoir une véritable
indication quant au niveau réel de notre équipe.
Le
club de Rantigny a toujours eu une histoire qui force le respect et
l’admiration de n’importe quel volleyeur évoluant dans
notre championnat départemental. Chaque année, au sein
de cette équipe se sont succédés des joueurs
talentueux qui on fait de cette formation l’une des toute meilleure
dans l’Oise (le grand BOUC mis à part bien sur). Et avec la
montée, il y a quelques saison, de son équipe
première, émergea un nouveau groupe, composée de
jeunes joueurs, énergiques, fougueux, affamés de
victoires (jeunes quoi !!), encadrés par quelques anciens
dont l’expérience ferait rougir nombre d’entraineurs
chevronnés.
C’est
peut être, entre autres, pour cette raison que le premier set
du match du 24 octobre débuta par un festival rantignysien qui
cloua littéralement nos petits nogentais au sol. Rien de ce
que pouvaient entreprendre les bleus et blancs ne fonctionnait et se
sont au contraire les joueurs de Rantigny qui prenaient la rencontre
à bras le corps. Mais le 6 du NVBC décida quand même
de commencer enfin son match et parvint tant bien que mal à ne
pas se laisser distancer par son adversaire. Je vous passe les
détails de la première manche (surtout parce que je ne
m’en souviens plus – ha ben d’accord !!! tu parles d’un
journaliste sportif toi !!!) mais vous livre cependant
l’essentiel, à savoir qu’après un âpre
combat, nos gentils nogentais finir cependant par se détacher
pour enfin s’imposer dans le premier set sur le score très
flatteur (vu l’entame) de 25 /17.
La
confiance retrouvée, les même 6 joueurs regagnèrent
le revêtement pour le second round, déterminés
cette fois à ne pas se laisser humilier de la même façon
qu’au début du set précédant.
Un
match se gagnant surtout d’abord dans la tête (je ne suis pas
psychologue mais ça, n’importe qui vous le dira), c’est
donc tout naturellement que les bleus et blancs prirent un gros
ascendant sur les rantignysiens. Le set semblait facile, limpide pour
une équipe nogentaise totalement retrouvée. Mais un
malheureux incident vint marquer les esprits sur le terrain et sur le
banc de Nogent. Hervé, notre président bien aimé
(nan j’en fais pas trop !!!), à la suite d’un contre,
fut contraint de sortir sur ce que tout le monde prenait au départ
pour une terrible blessure (qui s’avéra être par la
suite ‘ qu’une petite’ entorse…ouais mais ça fait mal
quand même !). Mais il fallait désormais intégrer
à la donne plusieurs nouveaux paramètres : Un
joueur dont la qualité n’est plus à démontrer
obligé de suivre la fin du match (entre 2 évanouissements)
depuis le banc, un très (trop) long arrêt de jeu qui
força les organismes à se refroidir, un gros coup au
moral des nogentais partagés entre l’envie d’en finir avec
Rantigny et l’inquiétude grandissante pour la cheville de
notre merveilleux président), bref autant de grains de sables
qui vinrent gripper les rouages pourtant si bien huilés d’un
NVBC approchant de son meilleur niveau. L’énorme avance
accumulée alors par les blancs et bleus fut grappillée,
redonnant force et courage à l’équipe adverse et
laissant pantoise la nogentaise.
Cette
dernière s’en sortit toutefois grâce à une
exceptionnelle série de services de Flavien qui s’octroya
finalement la deuxième manche à lui tout seul. (25/20)
Mais
un match se perd tout aussi facilement qu’il se gagne, dans la
tête. Et si il y a une équipe plus forte mentalement
cette saison que ses autres concurrentes, c’est bien celle de
Rantigny. Et il ne fallait pas plus que ce qu’il venait de se
passer lors du set précédant pour enflammer la jeunesse
rantignysienne. Dans mon souvenir (ben ouais mais désolé
hein, j’ai dormi depuis) la manche fut assez équilibrée
mais à aucun moment les nogentais ne furent capables de
prendre l’avantage et ils durent faire face à un tel
enthousiasme qu’ils finirent par lâcher prise et concéder
le premier set de leur saison. (20/25)
Il
est courant de dire que le set le plus difficile à remporter
est le 3ème
et je crois hélas qu’à partir de là l’ensemble
de la caste nogentaise n’était plus du tout à son
match. La perte de la manche précédente mettait à
la fois fin à une invincibilité numérique et
mentale. Sans être ridicules, les nogentais furent toutefois
passifs, se contentant de répondre à leurs adversaires,
se bornant à rester coller au score, et comme les spectateurs
présents ce soir là, attendant de voir à qui
allait sourire cette fin de set. Autant jeter une pièce en
l’air et laisser faire le hasard. Et ce qui devait se produire se
produisit donc : Rantigny, qui deux sets plus tôt était
au bord de la défaite, qui n’attendait plus qu’une chose
c’est que le NVBC lui donne la petite tape qui la ferait basculer
du haut de la falaise, cette équipe de jeunes loups qui eu la
force de dire non, la volonté de s’accrocher de toute son
énergie fut celle qui empocha la 4ème
reprise (25/22) et obligea donc les nogentais à participer à
la roulette russe du volley-ball, autrement dit le tie break.
Mais
si une cinquième manche est sensée donner sa chance aux
deux équipes il faudrait alors m’expliquer comment le NVBC à
t-il pu prendre une telle raclée. Ok le moral n’y était
plus, à tel point que même les services adverses les
plus simples étaient renvoyés soit dans l’éclairage,
soit sur les murs latéraux du gymnase, mais bon sang comment
une équipe qui quelques dizaines de minutes plus tôt
était au top de son jeu a-t-elle pu baisser les bras aussi
facilement ? Et plus grave, comment une formation ayant les
ambitions que sont celles du NVBC cette saison a-t-elle pu abandonner
un match pourtant largement à sa portée ?
Vous
devinerez que le 6 rantignysien remporta finalement le 5ème
et dernier set sur le score malheureux, humiliant, honteux (pour nous
évidemment) de 15/8.
Alors
oublions cette triste rencontre…c’est en tout cas la proposition
que j’ai faite à l’ensemble de mes coéquipiers
quelques minutes après le coup de massue.
Ok
nous avons été cueillis par une jeune équipe
plus performante que ce que nous pensions.
Ok
nous avons lâché le match immédiatement après
avoir concédé le troisième set.
Ok
il y a encore une masse assez impressionnante de boulot à
fournir avant de parvenir à un niveau digne de ce nom.
Mais
bon sang !!! Redressons la tête !!! Relevons le défit
que nous nous sommes lancés au début de la saison. A ce
jour, le NVBC, notre belle équipe est toujours en tête
du classement. Et il ne tient qu’à nous de faire en sorte
qu’elle y reste.
Allez
NOGENT !!!
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Match
4 : VERNEUIL EN HALATTE / NVBC
Samedi
10 novembre, le NVBC déplaçait ses troupes en terre
bien connue pour y avoir déjà été le
théâtre d’affrontements au niveau physique très
relevé. Mais la donne était simple : Nogent se
devait de s’imposer si elle souhaitait continuer à caracoler
en tête du classement de notre championnat.

Certes
Verneuil ne fait plus, depuis quelques saisons, partie des favorites
mais il n’est jamais facile de se déplacer là bas.
Ces cinq dernières saisons, notre équipe s’y est
déplacée à trois reprises et y a vécu à
chaque fois des scénarios aux rebondissements spectaculaires.
Sans compter qu’en ce début de saisons les Vernoliens après
deux rencontres restaient sur autant de défaites et auraient
très certainement à cœur d’ouvrir leur compteur de
victoires en s’imposant face au NVBC.

C’est
donc avertis mais cependant sereins que les huit nogentais présents
ce soir là se rendirent rue Calmette, dans la fraicheur
saisissante du gymnase Vernolien.

Les
joueurs nogentais n’avaient-ils pas eu le temps encore de se
réchauffer, ou bien avaient-il décidé de
commencer leur partie comme par tradition, toujours est il que le
premier set démarra plutôt mal pour nos blancs et bleus.
Pourtant prévenus du défit physique qui les attendait,
ils furent cueillis par la hargne que la formation Vernolienne
développait en défense. Les premiers points furent
âprement disputés mais à chaque fois remportés
par Verneuil qui finit par virer en tête au premier temps mort
technique. Rien de bien inquiétant toutefois puisque tel un
bon vieux moteur diésel, les nogentais trouvèrent leur
rythme de croisière qui s’avéra très efficace.
A la manière d’une tornade que rien de peut arrêter,
le jeu du NVBC écrasa tout sur son passage, rattrapant puis
clouant sur place un adversaire certainement surpris de voir face à
lui un agneau se transformer en loup.

Les
nogentais finirent donc par remporter haut la main le premier set sur
le score de 25 /16.

La
soirée commençait bien pour les blancs et bleus et le
même « six » de départ fut
reconduit sur le revêtement pour attaquer la deuxième
manche avec pour stratégie une prise de points assez
importante pour permettre aux deux remplaçants de faire leur
entrée en jeu en cours de set. Stratégie payante
puisque mue par l’indicible élan imprégné lors
du round précédent, notre équipe se détacha
rapidement de son adversaire. Tant et si bien que Yann céda sa
place à Jonas et Loïc la sienne à l’international
du clan, Tijs. Ce qui provoqua hélas un léger
déséquilibre au sein de la formation nogentaise qui vit
le boulevard qui la séparait de la Vernolienne diminuer de
façon inquiétante. Mais le NVBC réussit tant
bien que mal à garder le cap et finit par remporter le set sur
le score de 25/19.
Si
Nogent n’était pas l’équipe expérimentée
qu’elle est aujourd’hui, j’aurais dit qu’elle a le syndrome
que possède beaucoup de jeunes équipe et que l’on
nomme « peur de gagner ». Mais ce n’est pas
le cas et se qu’il se passa dans le troisième set me laisse
encore sans explication. Trop de relâchement durant l’inter
sets, peut être, ou une équipe trop remaniée, ou
un regain de forme et de moral des Vernoliens, je n’en sais
rien…toujours est il que le NVBC s’éteignit d’un seul
coup, dès le début de la manche, et accumula un retard
d’abord inquiétant puis dangereux puis carrément
risible. A 19/8, le coach décida de rappeler Jonas (qui fut
excellent au contre) et de reprendre sa place histoire d’essayer de
sauver ce qui pouvait l’être encore, de réinsuffler un
semblant de dynamisme dans un six complètement mou afin que ne
se reproduise pas le schéma de la semaine passée lors
de la défaite face à Rantigny. Coaching encore une fois
gagnant puisque les nogentais eurent un sursaut d’orgueil et se
battirent, non plus pour remporter la manche qui leur filait peu à
peu entre les doigts mais simplement pour redonner un coup de fouet,
l’envie de gagner au groupe…le round ne pu, comme c’était
prévisible, être gagné par le NVBC qui s’inclina
25/15 (quand même), mais là n’était pas
l’essentiel…

La
fin du set précédant redonna un je ne sais quoi de
positif aux nogentais qui revinrent plus motivés que jamais
sur le revêtement, bien décidés à ne pas
se laisser entrainer vers une cinquième manche toujours très
dangereuse à négocier en terre Vernolienne. Comme si le
troisième set et la raclée qui l’accompagnait
n’avaient jamais existés, la formation nogentaise fonça
tête baissée à l’assaut des points…tout était
presque parfait alors… la réception et la relance qui font
trop souvent défaut, la passe avec Olivier qui fut absolument
époustouflant, l’attaque du coup presque trop facile…et je
ne vous parle même pas du service, exercice durant lequel
Flavien a encore une fois été exceptionnel et même
la défense, après pourtant trois sets éprouvants
physiquement, a pu faire l’objet au cours de cette quatrième
reprise de gestes sortis de nulle part.

A
ce moment là de la partie le NVBC était vraiment
imbattable et ce fut sans aucune surprise que notre équipe
pris le large, le Grand large même, pour finalement s’imposer
dans le dernier round sur le score fleuve de 25/13.

Ce
qu’il faut retenir de cette rencontre est donc très simple.
Cette année le NVBC est monté d’un niveau par rapport
à la saison dernière mais fait encore hélas trop
de fautes aussi bien techniques (réception, relance) que
morales (déconcentration, relâchement, principalement au
cours du troisième set.), et c’est sans doute pour cela que
notre belle équipe a du s’incliner la semaine passée
contre Rantigny.

Alors
gageons que Thierry et Yann sauront motiver les troupes le moment
venu, alors que se profile déjà à l’horizon le
deuxième grand test de la saison, à savoir la venue de
Crépy-en-Valois en terres nogentaises.

Allez
Nogent !!!
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Match
5 : NVBC / Crépy-en-Valois
Samedi
17 novembre 2007, le NVBC accueillait Crépy-en-Valois. Une
rencontre que les nogentais attendaient avec impatience tant elle
symbolisait un véritable test. En effet, bien que s’étant
inclinée en début de saison face à la modeste
équipe creilloise lors de la toute première journée,
la formation crépynoise enchaina son championnat en s’imposant
contre Rantigny puis face à Verneuil. Une équipe donc
sérieuse à ne surtout pas prendre à la légère.

Et
pour une fois, c’est avec une belle application que le « six »
nogentais commença son match. Les blancs et bleus avaient pris
pour us de démarrer leurs rencontres de façon
catastrophique de tel sorte qu’ils étaient obligés de
courir après le score une bonne partie du premier set. Tel ne
fut pas le cas ce soir là car d’entrée de jeux les
nogentais infligèrent un 4-0 à leurs adversaires ce qui
dû fortement les surprendre puisque immédiatement
derrière les crépynois trouvèrent le moyen de
revenir au score.
La
première manche s’annonçait extrêmement serrée.
Aucune des deux équipes ne voulant lâcher prise, chacune
retournait les politesses que l’autre lui envoyait. On assistait à
une rencontre très agréable laissant place à peu
de fautes directes de part et d’autre du filet. Aucun des deux
camps ne parvenait à prendre plus de 2 ou 3 points d’avance
sur son vis-à-vis et lorsque cela se produisait, l’autre
trouvait toujours les ressources suffisantes pour revenir. Une issue
indécise jusqu’au bout…du moins jusqu’à ce que
les crépynois décident que le round ne devait pas aller
au-delà de 25 points. Ces derniers appuyèrent donc
légèrement sur l’accélérateur ce qui
eut pour effet de clouer les blancs et bleus sur le 23ème
point du tableau d’affichage tandis que Crépy s’en octroya
le 25ème.

Avantage
psychologique pour la formation crépynoise donc mais
bizarrement, au moment du changement de coté je sentis les
nogentais étrangement sereins. Aucune panique, aucun stress ne
transpiraient des visages de mes camarades. Certes le set précédent
avait été d’une qualité assez encourageante,
certes le coach avait gardé en réserve sur le banc deux
excellents joueurs (Hervé et Flavien) mais la confiance
affichée lors de cet inter sets me surpris beaucoup.
J’eus
vite fait de revenir sur ma surprise. Dès l’entame de la
seconde manche, les nogentais prirent les crépynois par les
cornes, bien décidés à effacer l’affront du
round précédent. Et là mes amis, nous eûmes
droit à un véritable festival des blancs et bleus. Tel
un feu d’artifice digne du biennal de Chantilly, le jeu nogentais
explosa dans un mélange de gestes techniques
impressionnants…et comme tout bon feu d’artifice qui se respecte,
celui-ci eut également droit à son bouquet final, grâce
à Flavien, absolument exceptionnel depuis quelques semaines et
qui ne dérogea pas à la règle ce soir là,
qui nous sorti une série carrément énorme au
service…notre grand attaquant longiligne explosa son record en
assénant à nos adversaires plus d’une dizaine de
points rien qu’avec sa mise en jeu. La déroute crépynoise
fut totale. Plus rien ne fonctionnait du côté de nos
rivaux. Et lorsqu’enfin Flavien se décida à expédier
une ogive dans le filet, la défense puis l’attaque
nogentaise prirent le relais afin de ne pas laisser respirer le
« six » adverse. Comme si le revers du premier
set leur avait laissé un gout amer dans la bouche et qu’ils
faisaient le maximum pour redonner au plus vite à cette
rencontre une saveur plus douce, les joueurs du NVBC s’appliquèrent
à démonter méthodiquement la moindre tentative
crépynoise. Il n’y avait plus à ce moment là
qu’une seule équipe sur le terrain. Nos adversaires
n’étaient plus que les ombres d’eux même et il m’a
semblé déceler chez eux un certain dégout, une
certaine lassitude, une vive hâte que cette manche se termine
au plus tôt afin de reprendre la partie sur des bases plus
saines.

Sans
aucun état d’âme, Nogent asséna le coup final
de ce deuxième set, fier d’avoir pu infliger à cette
équipe venue la défier en son fief un cinglant 25/13.
Mais
le NVBC était-il pour autant rassasié ? Lors de la
pause qui séparait les deuxième et troisième
rounds, je sentis que mes camarades avaient vraiment envie de frapper
un grand coup. Le score de la manche précédent venait
de nous donner des ailes et nous avions encore assez d’énergie
pour marquer les esprits non seulement de nos adversaires du jour
mais aussi de tous ceux encore à venir.
Ce
fut donc gonflé à bloc que le groupe nogentais retourna
sur le revêtement. Et là mes amis il se passa quelque
chose d’extraordinaire…il arrive souvent au NVBC de faire un set
meilleur que les autres lors d’une rencontre. Un set où les
six copains présents sur le parquet entrent en une totale
osmose qui engendre chez eux un jeu qui frôle la quasi
perfection. Un set où les fautes directes sont tellement rares
qu’il faille attendre que l’adversaire en commette pour se
souvenir que cela existe. Un set tellement parfait, tellement pur,
tellement beau qu’on se demande comment une équipe est
capable de fournir une telle merveille pour retomber dans la
médiocrité quelques minutes plus tard.

Oui,
au cours d’une rencontre il arrive fréquemment au NVBC de
fournir un tel set…un seul. Sauf que ce soir là, contre
crépy qui aurait certainement souhaité que cela
n’arrive pas ce soir là justement, les blancs et bleus
furent bénis de l’entité suprême du volley-ball
une seconde fois. A peine entrés sur le terrain, les ogres
nogentais étaient prêts à dévorer leurs
victimes. Ces dernières résistèrent les premiers
points, allant même jusqu’à mener 8/5 mais furent
tétanisés dès lors qu’ils s’aperçurent
que le tour de Flavien arrivait au service. Une fois encore notre
immense camarade nous sortit une série venue de je ne sais
quelle planète, et en profita pour améliorer son record
en terme de points. Une fois encore, il déclencha une
véritable tornade dans le clan adverse et lorsque par bonheur
les crépynois parvenaient à remonter ses terribles
boulets de canon, notre contre ou notre défense se chargeaient
du reste. Au final, le NVBC mangea, explosa, humilia son adversaire
une deuxième fois d’affilée en s’imposa sur le
score de 25/14.
A
la lumière des deuxième et troisième sets que
venait de livrer la caste nogentaise, pouvait il rester une once
d’espoir aux joueurs crépynois de redresser la tête ?
Les blancs et bleus allaient ils enfin lever le pied ?
Ce
sont en tout cas ultra motivés et fermement décidés
à ne pas se risquer à un cinquième set que les
six nogentais revinrent se présenter sur l’air de jeu. Mais,
hélas, même les meilleures choses ont une fin et comme
si les bleus et blancs s’étaient fardés d’une trop
forte pression en s’exhortant de ne pas en arriver au tie-break,
plus aucun des gestes qu’ils tentaient n’aboutissaient au
résultat escompté. Comme si la réussite avait
tout à coup décidé de les fuir, chacune de leurs
actions, chacun de leurs ballons se concluaient par une faute
directe. De l’autre côté du filet par contre le
sourire semblait revenir sur les faciès crépynois…et
la chance avec. Il sembla que la sphère de cuir qui quelques
minutes plus tôt était trop légère, trop
flottante pour les uns se fit tout à coup capricieuse pour les
autres et les nogentais n’eurent d’autre choix que celui de subir
cette « malédiction » durant tout le
set.
Le
coach tenta bien quelques petites manœuvres pour « casser »
le bras de nos adversaires mais rien n’y fit. La formation
crépynoise était bien décidée à
nous mener jusqu’à la loterie du cinquième set. Elle
y parvint finalement en s’octroyant la quatrième manche sur
le score de 25/20.

Nogent
allait donc devoir entrer une cinquième fois sur le revêtement
avec en tête la triste mésaventure vécue ici
même, quelques semaines plus tôt, face à Rantigny.
Le
NVBC devait faire face à ses démons, ceux qui le
plongent dans le chaos, dans les profondeurs abyssales d’un jeu
fade, ceux qui l’amènent à glisser lentement sur les
méandres de la défaite.
Je
fus heureux de ce qui se passa lors du dernier inter sets…car loin
de craindre l’issue hasardeuse de cette ultime manche, je trouvai
mes camarades détendus mais malgré tout extrêmement
concentrés. Comme s’ils étaient prêts à
vendre chèrement leur peau, prêts à démontrer
que le faux pas contre Rantigny n’était rien d’autre qu’un
regrettable accident.

Yann,
en vieux briscard gagna le tirage au sort mais décida de
choisir la réception tout en décalant notre habituelle
position de départ. Coaching osé qui avait pour but non
seulement de désorienter les adversaires dont les vis-à-vis
changeaient, mais en plus de placer Flavien au service immédiatement
après que celui-ci se soit chauffé à l’attaque.
Les
deux premiers points furent cependant marqués par Crépy.
Mais loin de se démonter les nogentais reprirent la main.
Chacun attendait à présent de la part de Flavien une
nouvelle série de services canons…qui fut tuée dans
l’œuf. Il ne restait plus aux blancs et bleus qu’à
sortir le jeu qu’ils furent capables de produire lors des deuxième
et troisième reprises.

Ce
que j’aime dans cette équipe, c’est sa capacité à
se dépasser lorsque les circonstances l’exigent. Bien
qu’elle éprouve les plus grandes difficultés à
gérer une pression de milieu de rencontre, elle devient en
revanche redoutable en toute fin de partie. Et vu la façon
dont elle prit le large dans l’ultime round, on peut en déduire
encore une fois que Rantigny était juste un trébuchement.
Lors
du changement de côté, les nogentais menaient déjà
8/5…trois points d’avance ce qui au tie-break représente
un fossé. Et nos petits blancs et bleus sentaient bien que la
formation crépynoise était au bord de la rupture et
qu’une simple accélération du rythme suffirait à
conclure la rencontre.
Le
NVBC engrangeait peu à peu les points, ne laissant que peu de
place au jeu de Crépy…cette dernière d’ailleurs ne
marquera plus que deux petites fois avant de rendre les armes (7/15)
aux pieds d’une équipe de Nogent décidément
trop forte pour elle ce soir là.
Crépy-en-Valois
représentait pour les nogentais un véritable test…et
après l’échec subit contre Rantigny le NVBC se devait
de réagir face à une équipe de son niveau.
Résultat
positif donc. Reste à Nogent de confirmer car se profile très
bientôt le plus gros de ses matchs aller…Orry-la-Ville.

Allez
NOGENT !!!
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Match
6 : BEAUVAIS / NVBC
Dimanche
2 décembre 2007, le NVBC rendait une petite visite au BOUC
dans le cadre de la 7ème
journée du championnat. (6ème
pour les nogentais puisque notre équipe était exempt
lors de la précédente journée.)
Pour
les blancs et bleus la donne était simple : remporter
cette rencontre et, dans la mesure du possible, sans encaisser le
moindre set, afin de pouvoir continuer d’espérer briguer
l’une des plus haute marches du podium à la fin de la
saison.
Et
même si la tâche semblait être largement à
la portée du NVBC, il fallait toutefois se méfier de
cette toute nouvelle équipe beauvaisienne qui, bien qu’ayant
perdu la majorité de ses matchs a su cependant être
capable de gagner un set face à Verneuil, et plus surprenant
encore, un set face à Rantigny.
Enfin
pour couronner le tout, les nogentais se déplaçaient
sans l’un de leur atout majeur…et je ne parle même pas du
fait que le match se déroulait un dimanche matin, jour que
l’ensemble du clan blanc et bleu préfèrent largement
passer dans son lit que sur un terrain de volley.
C’est
toutefois l’impression que donnèrent les six joueurs du NVBC
en ce début de partie tant leur prestation fut ponctuée
d’erreurs grossières et ce dans tous les compartiments du
jeu. A croire que les nogentais étaient encore au royaume de
Morphée lors du premier set.
En
face, la jeunesse beauvaisienne jouait quant à elle crânement
sa chance. Bien qu’assez inefficaces en attaque nos adversaires
compensaient cette lacune avec une présence exceptionnelle en
défense et surtout avec un art quasi divin du « placé
de ballon » prenant à défaut une ligne
arrière nogentaise beaucoup trop laxiste.
Le
premier set tourna donc rapidement en faveur du BOUC qui ne lâcha
jamais la tête des opérations allant même jusqu’à
mener de six points en toute fin de set.
Le
dimanche étant le jour du seigneur, il faut croire que le clan
nogentais se soit servi de cet atout pour retourner la vapeur de la
façon dont il l’a fait. Est-ce en effet à force de
prières ou bien leurs réveils avaient ils tout
simplement sonné ? Toujours est il que d’un coup, sans
crier gare, les blancs et bleus actionnèrent le démarreur
et commencèrent petit à petit à grappiller leurs
points de retard. Affolés, les beauvaisiens tentèrent
bien de freiner la furia nogentaise à coup de temps morts et
de remplacements mais rien n’y fit. Le NVBC ne s’arrêta que
lorsqu’il constata qu’il venait non seulement de rattraper les
six points qu’il avait dans la musette mais en plus qu’il venait
de s’accorder une première balle de set. A 23-24, et venant
donc d’encaisser un 7-0 le BOUC eut un sursaut d’orgueil et
marqua son 24ème
point. Alors vint l’heure de l’échange traditionnel de
courtoisies, une équipe rendant aussitôt le précieux
point qu’elle venait de marquer. Ces politesses se prolongèrent
jusqu’à ce que les nogentais décident enfin d’en
finir en s’octroyant contre toute attente (vu la qualité du
début, du milieu, et un peu de la fin du set) la manche sur le
score de 27-25.
A
l’entame du 2ème
round les joueurs du NVBC étaient chauds bouillants, encore
tout excités et cette fois bien réveillés grâce
à la fureur qu’ils avaient déployée à
la fin du set précédent. Face à eux, on sentait
que les beauvaisiens avaient encore l’esprit plongé dans le
revers qu’ils venaient juste de subir et les nogentais en
profitèrent pour prendre le large.
Mais
l’un des (nombreux) défauts de notre belle équipe,
c’est la faculté qu’elle a à prendre le rythme que
son adversaire imprègne au jeu. Ce qui je vous l’accorde
peut devenir une qualité lorsque le six d’en face est bien
meilleur que nous mais qui se transforme rapidement en « chose
sans nom » si la vitesse du jeu se ralentit
considérablement.
Les
blancs et bleus qui hélas avaient bien démarré
ce 2ème set
s’embourbèrent de la même façon que lors de la
1ère
manche, faisant preuve d’une déconcentration limite
intolérable en défense et surtout en relance. Ce qui
eut le don de m’énerver fortement, de me faire exploser de
rage sur le terrain et obligea notre coach bien aimé à
me remplacer en fin de set. Heureusement cet incident ne perturba pas
trop l’équipe (ni ne la réveilla d’ailleurs) qui,
grâce à l’avance prise au début du set, déroula
tranquillement (mais pas sereinement) pour finir par remporter la
manche sur le score de 25-20.
Bien
au chaud sur le banc j’allais bientôt constater que la
troisième reprise allait être la copie conforme de la
précédente. Un début rythmé, mais une
extinction progressive du six nogentais qui engendra une nouvelle
fois un don impressionnant de points faits aux beauvaisiens. Fort
heureusement le NVBC sut prendre assez d’avance pour ne jamais être
réellement inquiété mais notre coach Yann, à
son tour excédé par le jeu trop laxiste de ses
partenaires demanda contre toute attente un temps mort afin de
remettre les pendules à l’heure. Je dois avouer que son
discours fut impressionnant tant il ne mâcha pas ses mots mais
cela eut l’effet escompté puisqu’à la reprise je
notai une légère amélioration du niveau proposé
par mes coéquipiers.
Petit
à petit, tant bien que mal oserais-je ajouter, le clan
nogentais développa son sujet jusqu’au point final,
matérialisé par le gain de la manche (25-21) donc du
match.
Mission
accomplie donc mais bien que la partie fut remportée par 3
sets à 0 on pourrait penser qu’elle le fut dans la douleur.
Et si on se souvient du match fait à Creil il y a quelques
semaines de cela, on peut en conclure aisément que notre
équipe n’est définitivement pas faite pour jouer le
dimanche matin.
Pour
finir je tiens à saluer le fairplay exemplaire de l’équipe
beauvaisienne qui a su aider l’arbitre sur pas mal de balles
litigieuses et qui n’a jamais contesté le moindre point
accordé à Nogent.
Bravo
BEAUVAIS.
Allez
NOGENT !!!!
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Match
7 : NVBC / OLCVB
Pour des raisons de
censure de la part du club d'Orry-la-Ville envers le
résumé fait de ce match, ce dernier a été
retiré de cette page.
Nous ne manquerons pas de publier le résumé du match retour, dans l'esprit sportif qu'il se devra d'être.
A bientôt !!!
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Match
8 : COMPIEGNE / NVBC
Dimanche
13 janvier 2008 le NVBC avait rendez vous à Compiègne
pour le compte de la 8ème
et dernière journée des matchs aller.
Une
rencontre à priori largement à la portée des
nogentais si on tenait compte de la première moitié du
championnat à côté de laquelle les compiégnois
sont complètement passés. En effet sur ses sept
dernières rencontres cette équipe n’avait enregistré
aucun succès.
Ce
sont donc ultra détendus que les neuf nogentais présents
ce dimanche se rendirent au gymnase Charles de Gaulle…tellement
détendus, et tellement surs d’eux quant à l’issue
victorieuse et rapide de la rencontre que si leurs shorts avaient été
pourvus de poches, se sont les mains bien enfouies au fond que les
blancs et bleus se seraient pointés sur le terrain.
Mais
faisant fie du célèbre adage à propos d’un
ours, les nogentais furent (ac)cueillis par une formation présentant
un visage et des intentions complètements inverses à
celle dont ils s’attendaient.
Au
lieu d’une équipe jeune et inexpérimentée le
NVBC trouva en face d’elle six joueurs (dont un, Gérard, qui
évolua en d’autres temps à Nogent et dont
l’expérience n’est plus à démontrer), dont
les capacités ne collaient pas du tout avec le classement
actuel de leur club.
Alors
évidemment ce qui dut se produire se produisit. Les nogentais,
la tête encore dans l’année passée et les
doigts plantés autre part que dans leurs poches puisqu’ils
n’en n’ont pas, furent surpris de constater que rapidement leurs
adversaires prirent la tête des opérations. Juchés
sur un petit nuage qui ne dépassait pas la hauteur du filet,
les blancs et bleus furent incapables de placer la moindre attaque au
dessus de la bande blanche du fil et les rares fois où cela se
produisait ils se heurtaient à un contre parfaitement en place
ou à une féroce défense qui remontait la plupart
des ballons. A aucun moment du premier set les nogentais ne
trouvèrent la solution pour enrayer la furie compiégnoise
qui petit à petit se dirigeais vers le gain de la manche. Il
n’y eu guère qu’à la fin du round que les nogentais
par le biais (encore et toujours) du service de Flavien eurent un
sursaut, et encore un sursaut…qu’est ce qu’il y a de plus petit
qu’un sursaut…heuuu…un petit sursaut…un
sautillement…non…l’ouverture paresseuse d’une paupière,
voilà. Donc en toute fin de set, les nogentais ouvrirent
paresseusement une paupière et s’aperçurent que le
match avait commencé depuis longtemps, et que leurs adversaire
étaient même sur le point de conclure la manche. Flavien
entreprit donc une série de services smachés qui, bien
que remettant un chouya son équipe sur les rails ne fut pas
suffisante.
La
joie que les compiégnois firent exploser alors qu’ils
venaient de remporter le premier round (25 /22) fit plaisir à
voir.
Pour
tout dire, je n’ai pas vu grand-chose de la deuxième
reprise. En effet après m’être blessé à
la suite d’un contre, je partis prendre ma douche. Je fus heureux à
mon retour du vestiaire de constater qu’enfin mes camarades avaient
décidé d’ouvrir entièrement les yeux. C’est
une équipe complètement transformées qui
évoluait devant moi. Tous les petits gestes qui refusaient de
passer lors du set précédent devenaient désormais
dangereux pour l’adversaire. Avec, il faut le dire, également
un petit brin de réussite puisque pas mal d’attaques
nogentaises fleuretaient avec la bande blanche du filet avant de
retomber en face, ce qui avait la plupart du temps le don de tromper
le défenseur qui s’attendaient à des boulets de
canons et qui n’avaient le droit qu’à de petites balles
molles.
En
face, l’équipe compiégnoise était totalement à
la dérive, à l’image d’un NVBC un round plus tôt.
Comme si nos adversaires avaient subit une trop forte dépense
d’énergie sur la manche précédente, ils
décidèrent tout simplement de nous lâcher le set.
Ce que mes coéquipiers firent sans se faire prier en
s’adjugeant la manche sur le score assez sévère de
25/12.
Puis
vint le temps du coaching. Yann, qui jusque là avait décidé
de laisser sa place a l’excellent Jonas fit son entrée.
Entrée extrêmement remarquée dirai-je car Yann se
mit à faire son Flavien en enchainant une série
victorieuse de 10 services.
Le
NVBC démarra donc le troisième set avec 10 points
d’avance ce qui handicapa fortement le six compiégnois qui
plia sans toutefois rompre. Il y eu même un moment de la manche
où depuis mon banc je me demandai si notre adversaire n’allait
pas revenir au score. On sentait chez les joueurs de Compiègne
le désir de nous démontrer que ce début de set
calamiteux n’était qu’un accident et que si on avait le
malheur de baisser notre garde ne serait-ce qu’une seconde ils en
profiteraient pour nous retourner l’appareil.
Et
c’est exactement ce qui se produisit. A la suite de la série
de services de Yann, les nogentais se reposèrent sur leurs
lauriers et déroulèrent le set avec une déconcentration
presque intolérable. A joutez à cela que les six blancs
et bleus trouvèrent le moyen de se refroidir complètement
et nous assistâmes à un round durant lequel seuls six
joueurs se battaient (les compiégnois). Quant aux nogentais,
comme je l’ai dit plus haut, ils se contentèrent de dérouler
tranquillement le set, sans faire d’effort, sans se dire qu’à
jouer comme ça ils risquaient de le payer lors de la manche
suivante.
Au
final, le NVBC s’octroya tout de même le set sur le score de
25/13 mais on peut encore une fois remercier Yann et les 10 points
d’avance qu’il donna à son équipe.
A
chaque fois que les nogentais s’apprêtent à disputer
une quatrième manche, ils prennent la résolution de ne
pas aller jusqu’à la cinquième…et à chaque
fois, ils ne font pas le nécessaire pour tenir cet engagement.
Cette fois encore ils ne dérogèrent pas à cette
règle.
Forts
et chauds d’un troisième set dans lequel, bien qu’ils
s’inclinèrent, ils bataillèrent ferme, les
compiégnois étaient à l’entame de la quatrième
reprise remontés comme des montres suisses et prêts à
bouffer du nogentais.
On
retrouva au cours de cette manche la belle équipe de Compiègne
du premier set. A sa décharge le NVBC n’était pas
aussi passif qu’au début de la rencontre allant même
jusqu’à mener mais la défense et les assauts
compiégnois étaient emprunts de tant de solidarité
et d’envie que ces derniers finirent par rattraper puis par
dépasser notre équipe.
Toujours
sur mon banc, de plus en plus dubitatif je glissai à l’oreille
d’un de mes coéquipiers que cette histoire allait bel et
bien nous mener à un cinquième set.
Le
set fut très disputé mais l’emporta l’équipe
qui en avait certainement le plus envie à savoir Compiègne
sur le score de 25/22.
Une
fois encore le NVBC allait devoir se plier à la trop relative
loi du cinquième round. Un set où le moindre petit
retard peu prendre d’irréversibles proportions. Un set où
la moindre once de fraicheur et le moindre soupçon de volonté
peuvent prévaloir sur tout le reste.
Nogent,
tout sonné d’avoir été bousculé de si
bon matin par une équipe qui aurait du tomber en trois sets,
ne pris pas immédiatement les dispositions nécessaires
à une bonne entame de tiebreak et laissa son homologue faire
un mini break en début de set.
Mais
perché sur mon banc, je vis alors coup sur coup deux actions
qui à mon sens firent totalement basculer la direction que
prenait cette manche.
Tout
d’abord une attaque des trois mètres, une ogive nucléaire
venue de nulle part expédiée par Yann dans le camp
compiégnois. Une action offensive comme j’en ai rarement vue
cette année. Le genre d’attaque que soit tu décides
sagement de laisser passer, soit tu défends au risque de
perdre les avants bras.
Puis
une défense de l’international de l’équipe, Tijs.
Un geste que le hollandais est allé chercher du plus profond
de la volonté dont je parlais plus haut.
Ces
deux actions provoquèrent chez les six blancs et bleus un
déclic qui leur permis d’aller au terme du set en
développant enfin le jeu qui est le leur.
Du
changement de côté à 8/6 en faveur du NVBC, les
nogentais ne permettrons plus ensuite à leurs adversaires de
ne marquer que 3 points et finiront par empocher la dernière
manche 15/9.
Nogent
l’a donc emporté ce dimanche mais Nogent s’est fait peur.
Alors
ok il s’agissait d’un match de reprise.
Et
puis ok Compiègne est beaucoup plus fort que ses résultats
ne le laissent entendre. D’ailleurs cela ne m’étonnerait
guère que cette équipe ne commence bientôt à
gagner ses rencontres.
Mais
il va falloir que Nogent apprennent sérieusement à ne
plus se fier aux résultats passés de ses adversaires
avant d’affronter ceux-ci.
Prochain
épisode, match retour contre Montataire.
Allez
NOGENT !!!!
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Résumé
des épisodes précédant :
Match 9 : Montataire / NVBC
Alors
que les blessés et les absences s’accumulent, le NVBC se
déplace à Montataire dans le magnifique gymnase Marcel
Cohen. Malgré tout, les nogentais surent imposer un rythme de
jeu très satisfaisant et du coup, remporter ce match 3 – 0.
Match
10 : Coupe
de l’Oise, premier tour. MONTATAIRE/NVBC Toujours autant de blessés mais
encore plus d’absents, le NVBC déplace à nouveau ces
troupes vers la belle cité montatairienne pour y jouer la
coupe de l’Oise. Mais cette fois l’équipe adverse
attendait les nogentais au tournant et, bien que menée par
deux sets à rien, cette fière équipe de l’étoile
rouge de Montataire sut redresser la tête et fournir 3 sets
absolument fantastiques pour finalement s’imposer 3 – 2. Bravo à
eux.
Match
11 : NVBC / Creil
Retour
d’un « six » nogentais un peu plus classique
pour accueillir Creil. Match sans problème. Score final 3 –
0.
Match
12 : RANTIGNY / NVBC
Depuis
un certain différent avec l’une des équipes de notre
championnat, différend né du résumé que
j’avais écrit suite à la rencontre qui s’était
déroulée entre le NVBC et cette autre équipe, je
m’étais juré de ne plus faire aucun commentaire sur
aucun des matchs jusqu’à la fin de la saison.
Mais
le dimanche 2 mars mes amis, j’ai assisté à un match
d’anthologie. Un combat digne de ceux qui se déroulaient, il
y a 2000 ans de cela, sur le sable chaud de l’arène de la
capitale Italienne. Une bataille dans laquelle il y eu des larmes,
(les miennes), du sang, (celui de notre petit passeur), et de la
sueur, (celle des 12 héros – un peu plus en comptant les
remplaçants – qui se livrèrent cette lutte
dantesque.).
Je
sais que j’ai la mémoire courte pour ces choses là
mais de crois bien que jamais de ma vie je n’ai eu l’occasion
d’assister à une telle rencontre. Même le match aller,
qui pourtant était magnifique, me sembla être un cran en
dessous. Et puis étant blessé et donc disponible pour
mon équipe simplement pour donner de la voix, j’ai eu le
privilège d’assister au combat de ce matin là en
qualité de spectateur, position d’où la perception
des actions est complètement différente de celles
vécues sur le terrain. J’ai pu donc vivre pleinement ce
match complètement fou, tremblant à mesure que le
suspens s’invitait dans la partie, hurlant à pleins poumons
lorsque mes copains subissaient trop les assauts de leurs
adversaires, criant et sautant de joie à chaque fois que le
contraire se produisait.
Vous
raconter le déroulement exact de la joute de ce dimanche 2
mars serait à la limite anecdotique car elle fut spectaculaire
quasiment d’un bout à l’autre. Certes comme dans toutes
les rencontres il arriva que lorsque l’une des équipes
était euphorique l’autre était un ton en dessous, ce
qui donnait des périodes de jeu relativement calme, mais là
où ce match a réuni tous les ingrédients
nécessaires à un spectacle génial c’est lors
des quelques périodes où les deux formations étaient
euphoriques en même temps. Tout alors n’était
qu’attaque – défense – relance…un vrai régal
pour nos yeux ébahis de spectateurs finalement contents de ne
pas avoir fait la grasse mat’ du dimanche.
Ce
qu’il faut retenir de ce face à face donc, c’est que c’est
le NVBC qui fit parler la poudre en premier. Ce qui peut paraitre
étonnant vu que d’ordinaire notre équipe a toujours
un temps de latence avant de se mettre en route. Mais ce matin là,
les nogentais étaient bien décidés à se
concentrer dès l’entame du match. Stratégie payante
puisque les six blancs et bleus s’appliquèrent à
merveille dans tous les secteurs du jeu, (y compris en réception
et alors là je dis bravo car jamais la récep’ n’a
été aussi parfaite), ce qui leur permit de passer tout
le set en tête. Depuis mon coin des supporters je sentais
réellement que cette application que mes copains mettaient à
rester concentrés leur faisait prendre confiance petit à
petit…tellement confiance et surtout tellement surs de leur
réception que j’ai même vu Yann et Thierry tenter des
combinaisons impossibles (et pourtant réussies).
Bien
qu’ayant du souquer ferme pour atteindre la berge, s’arracher sur
tous les points ou presque, les nogentais finirent cependant par
s’octroyer le premier set sur le score de 21 – 25.
Evidemment
une telle débauche d’énergie devait se payer tôt
ou tard et le deuxième round n’eut absolument rien à
voir avec son prédécesseur.
En
effet la formation rantignysienne mit en route son rouleau
compresseur et écrasa tout sur son passage. Dépassé
au contre notamment, le NVBC fut pris de vitesse par les trois
talentueux attaquants et le petit passeur frôlant le génie
de Rantigny. Dès lors la messe était dite et mes six
camarades furent littéralement crucifiés au tableau
d’affichage, la marque 13 de ce même tableau leur servant de
linceul. Nos hôtes venaient de découvrir leur véritable
visage et cela ne laissait présager rien de bon pour la suite
de la rencontre.
La
troisième manche fut à peu près du même
acabit. Bien qu’ayant digéré la sévère
déculotté du set précédant, les
nogentais ne furent jamais capables de retrouver leur niveau du
début de rencontre. Les attaquants adverses s’en donnaient à
cœur joie et même si l’orgueil de mes six camarades permis à
ces derniers de redresser un peu l’échine, jamais Rantigny
ne fut inquiété. Nos hôtes empochèrent
donc la 3ème
manche sur le score de 25 - 19 et rendirent de ce fait la tâche
du NVBC un peu plus insurmontable.
A
partir delà je craignis fortement que mes copains ne subissent
qu’une longue descente aux enfers au cours du 4ème
set. Les Rantignysiens avaient prouvé leur supériorité
et à moins que nos six blancs et bleus ne retrouvent leur
niveau du début de rencontre l’affaire serait vite pliée.
Mais
pliage rapide il n’y eut pas…la bagarre entre les 12
protagonistes fut colossale et les nogentais totalement retrouvés
étaient bien décidés à vendre chèrement
leur peau. De l’autre côté du filet on sentait des
rantignysiens chauds comme la braise et déterminés à
ne pas se laisser entrainer vers les méandres d’un 5ème
manche. En témoigna une incroyable défense du n°2
de Rantigny qui, dans un plongeon désespéré
parvint in extremis à loger sa main entre le sol et le ballon.
Un pareil geste en disait long sur l’état d’esprit de nos
adversaires. Mais Nogent tint bon. Et même mieux que cela. A
chaque fois que Rantigny se détachait au score les nogentais
trouvaient les ressources nécessaires pour revenir. Ce qui, à
terme, finit par saper le moral des leaders du championnat qui
levèrent très légèrement le
pied…suffisamment en tout cas pour ne plus trouver le grain de
folie qui les porta lors des 2 premiers sets.
Mais
la manche resta cependant extrêmement serrée et il
fallut une volonté de fer aux nogentais pour garder le même
rythme tout au long du round. Au final, comme pour le premier set,
mes copains bataillèrent ferme mais parvinrent à
prolonger un peu l’espoir en arrachant la 4ème
reprise 25 – 22.
Comme
pour le match aller donc, un 5ème
et ultime assaut vraiment intéressant se préparait.
D’un côté nous avions l’équipe forte du
championnat cette année. De l’autre, le NVBC, qui était
venu pour faire du mieux possible et dont l’objectif venait d’être
largement dépassé. D’un côté Rantigny,
qui venait de prendre un coup de massue derrière les oreilles
en s’inclinant dans la 4ème
manche et de l’autre Nogent, qui venait de se découvrir des
ressources inespérées et qui surtout n’avait rien à
perdre.
Là
encore j’ai probablement oublié certains de nos grands
matchs du passé mais de mémoire, jamais de ma vie je
n’ai vécu un 5ème
set aussi stressant.
Ce
dernier s’engagea pourtant très bien pour les nogentais qui,
malgré le « six ultra majeur » aligné
en face pour l’occasion, enchainaient les points gagnants. A
mi-chemin, au moment du changement de côté, nos petits
blancs et bleus menaient même 8 – 4. L’écart se
creusa un peu plus mais à 10 – 5 Rantigny sonna l’hallali
…moi, dans mon coin, je n’en pouvais plus. Je jetai mes dernières
ressources vocales dans la bataille afin d’encourager les miens.
Mais alors que Nogent marquait un point, son adversaire en reprenait
deux derrière. A mesure que ma voix s’éraillait, le
NVBC s’approchait du point final mais on sentait bien que notre
équipe progressait la peur au ventre, tel un gibier blessé
sentant qu’à ses trousses la meute gagne peu à peu du
terrain.
A
14 – 11 la tension, tant sur le terrain que depuis la zone des
supporters, était devenue carrément tangible.
A
14 – 13 je cherchai autre chose à ronger que mes ongles
que je venais de finir. Cela faisait maintenant 3 interminables
points que les nogentais faisaient subir à leur public un
véritable supplice.
Lorsqu’enfin
vint la délivrance…alors que la sphère de cuir alla
s’écraser dans le camp de Rantigny pour la dernière
fois de la partie, je bondis tel un cabri sur le terrain pour y
rejoindre mes copains et y entamer une ronde endiablée. A voir
notre joie, on aurait cru que le NVBC venait de rafler je ne sais
quel trophée majeur. Mais à dire vrai cette joie, en
plus d’être provoquée par le fait d’avoir soulevé
ce matin là une énorme montagne, exprimait peut être
quelque chose de plus profond…comme si tous les nogentais (ou
presque) présents ce dimanche venaient de se souder un peu
plus au terme de ce match gagné dans la douleur…comme si
tous les « petits bobos », les « petites
vagues à l’âme » de chacun des joueurs
s’évaporaient à mesure que la ronde tournait.
Après
12 rencontres déjà disputées cette saison,
Nogent cherchait encore son match référence. Et on ne
pouvait pas rêver mieux que celui remporté en ce beau
dimanche de mars.
Reste
à présent à confirmer car d’autres gros
morceaux tels que Crépy-en-Valois ou Orry-la-Ville (désormais
le nouveau favori du championnat) se profilent à l’horizon.
Pour
terminer je souhaiterais donner une mention spéciale aux deux
quadragénaires de l’équipe, Philippe et Hervé,
qui nous ont fait un match, (tant au niveau du physique que de la
stratégie), époustouflant, (souhaitons qu’ils restent
avec nous le plus longtemps possible), ainsi qu’au benjamin de la
formation, Loïc, qui nous a produit un cinquième set
carrément divin.
Quant
aux autres nogentais, ils furent également vraiment
excellents, mais être excellent ce matin là ne suffisait
pas pour obtenir une mention spéciale.
Encore
une fois bravo les gars !!!!
Allez
Nogent !!!
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Match
17 : OLCVB / NVBC
Genial !!!!
Voilà ce qui me vient à l’esprit lorsque je me
remémore le match que nous attendions tous avec impatience et
appréhension. Ce match que nous avions commencé à
préparer plusieurs semaines à l’avance tant
physiquement que mentalement. Ce match qui, selon le résultat
final devait peser sur le destin de notre équipe.
Revenir
sur les détails de cette rencontre aujourd’hui ne servirait
pas à grand-chose car elle a eu lieu voici maintenant 15 jours
et comme dirait l’autre le passé c’est le passé.
Orry-la-ville
s’est imposée sur le score de 3 sets à 1.Voilà
ce qu’il faut retenir de ce match.
Sans
heurt, sans cris, sans discutions…rien que du fairplay durant 4
sets.
Bon
nombre d’entre vous, je suppose, qui aviez lu le résumé
que j’avais fait après le match aller avant que ce dernier
ne soit « censuré » ont du se poser la
question quant à l’ambiance qui régna lors de la
confrontation retour.
Incroyable,
magnifique, magique sont les adjectifs que j’emploierai pour la
décrire. Bon nombre des filles de nogent avaient fait le
déplacement pour venir nous encourager et donner de la voix à
l’unisson. Et notre performance de ce soir là n’y fut
certainement pas étrangère. Nous avons été
portés du début à la fin.
Sincèrement
je ne m’attendais pas à un tel match. Je l’imaginais plus
tendu, moins fluide bref en deux mots moins beau.
Outre
l’ambiance de folie distillée par les demoiselles de notre
beau club, le niveau de jeu de nos adversaires fut je pense
responsable également de notre magnifique prestation. Car
Orry-la-ville est une très grande équipe et elle nous
l’a prouvé encore une fois ce soir là, ce qui eut
pour effet de nous donner des ailes.
Une
fois n’est pas coutume, nous eûmes droit, compte tenu de la
polémique née du match aller, à un arbitre
officiel ce qui facilita grandement les échanges entre les
deux formations sur le terrain.
Sans
heurt, sans cris, sans discutions c’est ce que je disais en début
de résumé…le fait que le match fut arbitré par
Mr BARDON qui sut tenir sa position d’une façon magistrale
du début à la fin de la rencontre y fut certainement
pour quelque chose également.
Victoire
ou défaite qu’importe dans ces cas là ! Le
volley fut le grand vainqueur de ce match.
Et
qu’importe si à cause de cette défaite le NVBC est
condamné à rester une année de plus en
départemental.
Refaire
une saison à ce niveau, à condition d’y retrouver
l’ambiance et la qualité du même acabit que celle
auxquelles nous avons goutées ce soir là ne me pose
aucun probleme.
Orry-la-ville
ne sera plus là la saison prochaine et finalement c’est
regrettable parce que quand ça se passe bien, vraiment, c’est
trop bon !
Seb.
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