NVBC

Championnat 2007/2008


Féminin:

4. NVBC/Senlis

Masculin:

1. NVBC / Montataire

2. Creil / NVBC

3. NVBC / Rantigny

4. Verneuil / NVBC

5.NVBC / Crépy

6. BOUC / NVBC

7. NVBC / OLCVB

8. Compiègne / NVBC

9. Montataire / NVBC

10. coupe de l'Oise

11. NVBC / Creil

12. Rantigny / NVBC

17. OLCVB / NVBC


 

ARCHIVES NVBC

 

FINALES DE LA COUPE DE L’OISE 2009

FEMININE: NVBC / COMPIEGNE

MASCULINE : NVBC / BEAUVAIS

Samedi 13 Juin 2009 : Préambule.

Lecteur mon ami, toi qui viens ici juste pour lire mes résumés, (qui hélas se sont fait trop rares cette saison, j’en conviens, car je n’ignore pas de savoir combien mes proses te sont chères et j’imagine aisément ce que tu serais prêt(e) à faire(òÔ) pour avoir chaque jour un peu de moi couché sur ton écran – mais nous nous égarons déjà, là…), donc toi qui viens ici juste pour me lire admets pour commencer que rien que le titre déchire non ? Qu’en penses-tu, toi qui es un fin connaisseur de notre magnifique sport ?  Ça en jette pas à mort ? Je t’imagine entrain de te dire : «  mais de quoi il parle au juste cet illuminé du clavier ? »Je te parle tout simplement du fait qu’un club ait réussi à qualifier ses deux équipes pour une finale de coupe ! C’est la classe non ? Et encore, vu qu’il ne s’agit que d’un titre je ne te déballe pas tout le pédigrée du club cette année parce que ça remplirait tout une page 21x29,7. Donc on parle que de la coupe de l’Oise aujourd’hui. Mais il faut toutefois que tu saches une chose mon ami lecteur. Nos deux équipes ont du batailler ferme avant d’en arriver là. Surtout nos filles d’ailleurs qui, tout au long d’une saison que je qualifierai d’absolument incroyable, ont réussi à se défaire d’une équipe de R2 puis d’une autre de R1 (ou le contraire je ne sais plus) avant d’atteindre la finale. Quant aux garçons, il leur a suffit de deux tours pour arriver à la dernière marche. Un premier match tranquille et une demi finale d’anthologie face à une fabuleuse équipe de R2, Orry-la-ville, match que j’aurais pu, que j’aurais du te résumer tant il était trop fantastique mais que ma fainéantise m’ordonna d’abandonner aux oubliettes des choses à faire. Dommage pour toi parce que c’était vraiment un merveilleux moment de sport…bon en même temps t’avais qu’à être là hein, quelque part c’est bien fait pour ta mouille !

Qu’est ce que je disais moi ? Ha ouais la coupe de l’Oise donc, avec comme actrices principales dans la finale fille notre équipe féminine, championne de l’Oise 2008/2009, (if you please), contre l’équipe de R1 de Compiègne et, crois moi (ou crois moi pas, pour moi c’est pareil – quoi ?! Ouais je sais, d’un résumé à l’autre je me répète et alors ? C’est moi que j’écris non ? Et puis d’abord comment veux tu que j’exprime cette idée d’une autre façon hein ? Crois moi ou crois moi pas…je ne vois pas comment te le dire autrement…ou alors comme ceci peut être : Essayes de rendre crédibles mes propos à ta perception, ou n’essayes pas je m’en tamponne les abajoues…ha ben ouais finalement en cherchant un peu on est pas forcé de se répéter.), lecteur mon ami, cette dernière( nous évoquions l’équipe compiégnoise) ne va rien lâcher car ces deux formations(Nogent et Compiègne donc…pff faut que j’arrête avec les parenthèses parce qu’on finit par ne plus rien piger à l’aventure là !) se sont déjà affrontées deux fois cette saison (bien qu’elles n’aient pas évolué dans le même championnat) et le bilan est d’une victoire partout. Une belle explosive en perspective !

La deuxième finale oppose donc nos gentils garçons du NVBC, champions de l’Oise 2008/2009, (if you please again), face à Beauvais, champion de Picardie de R1 et là attention ! Ça va chauffer pour les doigts et les avant bras de nos nogentais. En face c’est pas des rigolos et à l’heure où je te fais cadeau de mon verbe je peux te dire que même si j’ai super hâte de participer à cette finale je n’en mène pas large tant j’ai peur de laisser un morceau de ma personne sur le revêtement du gymnase de la Thève.

Bon ben voilà mon copain…mine de rien dans ce petit préambule j’ai presque  réussi à résumer l’incroyable parcours de nos deux équipes cette année. Si j’avais juste le temps de rajouter une petite chose…hein ? J’ai tout le temps que je veux parce que c’est moi qui écris et que toi tu as juste à boucler  l’orifice qui te sert à déballer des âneries ? Ha bon ben alors je finirai cette introduction en disant que cette saison, nos filles qui n’avaient prélavablement jamais rien gagné d’autre que le droit de revenir la saison suivante ont donc terminé championnes de l’Oise, championnes des Interdépartementaux et vice championnes de Picardie puisque finalistes de la dernière coupe du même nom… Halala rien que d’écrire ça j’en ai le système pileux qui se dresse (celui des bras uniquement, t’emballes pas !!!)…quelle saison qu’elles nous ont fait là nos championnes !!!

Juste un petit mot sur la saison des mecs comme ça on aura fait le tour hein ! Une saison également magnifique puisque, ainsi que je te le disais plus haut, les garçons finissent champions de l’Oise avec un résultat unique puisqu’ils n’ont concédé aucune défaite, aucun set et ont même fini avec un ratio de 2. (C’est-à-dire deux fois plus de points marqués que de points encaissés…tu peux chercher partout lecteur mon ami, c’est un résultat quasiment historique.).

Voilà ami compulseur…si cette petite introduction ne te convainc d’une part que nos deux équipes méritent largement leur place en finale et ne te donne pas envie par ailleurs de lire la suite alors je ne peux rien faire pour toi…cela signifie que tu ne sais pas apprécier les belles choses. Retourne donc vaquer à tes occupations et ne m’adresse plus jamais la parole !

Pour les autres, rendez vous au paragraphe suivant…Allez les filles !!!! Allez les mecs !!!! Allez Nogent !

 

dimanche 14 juin 2009 – 14he…heuuu 15h10: Finale fille.

 

Ben ouais j’suis arrivé à la bourre et alors ? Je ne vais pas te raconter ma vie ni mes déboires espèce de petit curieux mais ce retard n’est pas de mon fait. N’en parlons plus !

Au moment où j’arrive au gymnase de Lamorlaye, les filles ont déjà joué deux sets. Qu’elles ont malheureusement perdu face à des Compiégnoises mordantes, refusant de subir le même échec que lors de la demie finale de la coupe de Picardie.

Du coup, étant donné mon « léger » retard, (pff tu parles d’un résumeur toi !) je décide d’aller me promener dans les gradins (super bien fournis d’ailleurs…ça fait plaisir de voir que notre beau sport est encore apprécié par quelques connaisseurs), histoire de me faire raconter le début du match et de récolter un peu les impressions de chacun.

Il en résulte pour la première manche qu’apparemment les Nogentaises sont passées hélas  à côté de celle-ci. C’est en tout cas le sentiment général qui ressort, malgré le score honorable de 25-17. (Rappelons toutefois que les Compiégnoises partaient avec un handicap de 8 points.)

Toujours d’après les impressions récoltées à droite et à gauche, ce sont des joueuses du NVBC beaucoup plus combatives, comme rassérénées par l’entrée en jeu de Cécile qui, il est vrai, n’hésite pas à donner de la voix pour encourager ou pour placer ses camarades, qui s’engagèrent dans le deuxième round. Malgré un score inferieur au set précédent (25/15) les échanges furent, selon la plèbe, plus opiniâtres, les championnes de notre cœur ne voulant rien lâcher à des Compiégnoises  de plus en plus remuantes.

Alors que j’arrive dans le gymnase (en retard, oui on sait merci !), les filles s’affrontent dans un troisième set très relevé .Il ne me faut que peu de temps pour noter deux individualités explosives au sein de la formation nogentaise:  Corinne, éblouissante au filet et excellente en défense et Franziska (une fois n’est pas coutume) quant à elle excellente au filet et éblouissante en défense. Que les autres demoiselles se rassurent,  (bon et puis pour être tout à fait honnête je n’ai pas envie de me mettre toute l’équipe féminine à dos), d’après Philippe à qui j’ai demandé de me renseigner sur le déroulement du match, (merci Fifi pour les explications hyper détaillées que tu m’as fournies), toutes ont su évoluer à leur meilleur niveau. Mais hélas en ce beau dimanche 14 juin, les petites compiégnoises étaient vraiment trop fortes.

Après avoir manqué le début de la rencontre, je me suis vu dans l’obligation d’en manquer également la fin car tu n’ignores sans doute pas de savoir, ami lecteur, que juste après arrivait la finale des hommes pour laquelle, ai-je vraiment besoin de te le répéter, le NVBC version mec était qualifié également. Et comme ma transmutation en volleyeur me prend de plus en plus de temps  (ouais, t’a qu’à mettre ça sur le dos de l’âge si tu veux !) je dois hélas laisser nos championnes finir leur set sans moi.

J’ai pu cependant assister aux derniers points (ce qui prouve combien la manche a été disputée)…et je peux te dire lecteur de moi, que nos filles, malgré une fatigue visible, lâchaient tout dans la bagarre, comme si elles sentaient une réédition de l’exploit accompli lors de la demie finale de la coupe de Picardie possible.

Oui mais voilà..Cette fois-ci les Compiégnoises ne se laissèrent pas embarquer et restèrent appliquées jusqu’au bout …pour finir donc par s’octroyer la dernière manche sur le score de 25/22.

Grande déception pour nos filles donc qui savaient malgré tout que la tâche serait ardue.

Moi, perso, (enfin bon, on me demande pas mon avis mais je m’en cogne, je te le livre quand même), je suis fier de ce qu’ont accompli nos belles cette année. Et j’ai hâte de voir ce que sera la mouture 2009/2010 avec les arrivées et les départs prévus.

Bravo les filles !!!!!!

 

 

dimanche 14 juin 2009 – 16 heures: Finale garçons.

Bon ben c’est notre tour maintenant. Je suis étrangement crispé. Il faut dire qu’en face nos adversaires sont impressionnants. Je sais pourtant bien que les performances lors de l’échauffement n’ont rien à voir avec celles réalisées en match mais là je ne parviens pas à me sortir de l’esprit la puissance et la précision des beauvaisiens. Et, même si tu vas leur demander en les bourrant de penthotal et qu’ils te disent le contraire, je suis certain qu’il en est de même pour mes coéquipiers.

Comme d’habitude lorsqu’il s’agit de matchs à protocole, l’échauffement est beaucoup trop court. Mais bon, hein, c’est comme ça.

L’heure d’entrée en jeu à sonné. Juste avant, le coach nous fait une ultime surprise. Afin de préparer la saison à venir, nous allons jouer avec un libéro. Pourquoi pas après tout ? C’est donc à Fred que va incomber cette délicate tâche.

Début du match… « heuuu ça a commencé là ?

-ben ouais pourquoi ?

-ben heuuu je sais pas…mais ils sont où les nogentais là ? » 

Lecteur mon ami, tu vois depuis que je joue au volley j’en ai connu des débuts de matchs difficiles mais je crois que je vais mettre celui là largement tout en haut de mon top five ! A croire que dans ce set le jeu consistait aux Boucistes  à servir et aux nogentais à ne rien faire !

Une réception catastrophique, horrible, laide, dont l’odeur si elle en avait une atteindrait un stade que je ne peux même pas te décrire, lecteur mon ami, car mon nez n’en a jamais senti de telle. Bref, une réception inacceptable (d’ailleurs en jetant un œil de temps à autre vers le coach je voyais bien à ses gesticulations spasmodiques que notre récep n’atteignait pas les sommets qu’il attendait…).  

Et lorsque la ligne arrière parvenait enfin à remonter un ballon, la ligne avant ne savait qu’en faire, ne fut jamais décisive.

Beauvais déroulait tranquillement son jeu et finalement s’adjugea, sans aucune pression, le premier set sur le score de 25 – 10. (Donc 33 – 10 puisque je te rappelle au cas où tu aurais un peu décroché que le BOUC partait avec un handicap de 8 points.)

Alors de deux choses l’une : Soit Nogent ne se remet pas de la claque qu’elle vient de prendre et n’excède pas les 30 points en cumulant les 3 sets, soit notre équipe se sort les doigts de l’orifice que je ne peux pas nommer ici mais dont je devine parfaitement que tu sais duquel je veux parler.

Sous l’impulsion de Patrice le NVBC choisit la deuxième option et commença enfin à opposer une résistance digne de son niveau. Parallèlement le BOUC commença un peu à lever le pied ce qui nous permis d’assister à un set très accroché.

Mais depuis le début de sa saison les nogentais n’avaient jamais été confrontés à une telle équipe, (la meilleure ayant été Orry-la-ville, équipe de R2 en demie finale), donc à une telle pression. Malgré l’expérience de son joueur d’exception, José pour ne pas le nommer, nos bleus et blancs furent incapables de gérer leur avance et s’inclinèrent, non sans tout donner physiquement (mais pas mentalement hélas), sur le score de 25 – 23.

Toutefois, et malgré ce 2ème set perdu, l’espoir renacquit (t’énerve pas gentil lecteur, je sais parfaitement que ça se dit pas – j’ai un logiciel de traitement de texte qui est là pour me le rappeler – mais tu m’as compris non ? alors pourquoi ça se dirait pas ?). Les nogentais se savaient capables de tenir tête (un peu) à leurs redoutables adversaires.

La 3ème reprise fut tout de même mieux débutée par les joueurs du BOUC, ces derniers rattrapant rapidement leur handicap.

Puis les deux équipes restèrent en contact durant presque tout le set. Le journaliste du courrier Picard (ben ouais on a eu un papier dans le journal, c’est pas trop la classe ça ?) retiendra un service gagnant de notre président qu’on aime (allez VV tu peux nous dire combien tu as allongé pour ce compliment ?).

Bref le set fut accroché mais Nogent lâcha peu à peu prise et malgré une entrée fracassante de Yann à l’attaque, (que le journaliste n’a pas relevée par contre. Donc peut être aurait il besoin d’une bonne paire de tchin tchin le gentil monsieur…cela dit c’est vrai qu’il ne pouvait pas non plus en écrire des tonnes mais quand même…), Beauvais se dirigeait tranquillement vers sa 2ème victoire d’affilée en coupe de l’Oise.

Le dernier set fut enlevé par le BOUC sur le score de 25 – 19.

Fin de la belle histoire…un jour peut être…

A noter lecteur mon ami, parce que, tu vos, c’est le genre de choses qui ne sont pas suffisamment  soulignées, que l’organisation a été impeccablement millimétrée. Bravo au club d’Orry-la-ville.

 

lundi 15 juin 2009 – 8 he….ouais bon ok, 11 heures !

 

Le réveille est difficile ce matin…il a comme un arrière gout amer, ou un gout d’inachevé, ou de je ne sais quoi d’autre qui n’a rien à voir avec mon haleine de chacal.

Je sors de mon lit difficilement. (J’ai mal partout : le corps et la tête). Je n’arrête pas de me rabâcher les mêmes choses. 3 finales  jouées cette saison pour notre club pour autant d’échecs. Ça fait un peu mal à l’usine à Suchard quand même. Mais allez ! Je me dis que ça va passer peu à peu. J e me dis qu’il y a quand même de quoi être fier de faire partie de ce beau club et que nos deux équipes se préparent l’année prochaine à vivre une grande saison en régionale 2.

Pas de regrets à avoir donc. Saison ultra pleine pour le club.

Allez Nogent !!!!!

Jeudi 19 mars 2009 : COUPE DE L’OISE FEMININE

¼ de finale

Nogent Volley Ball Club (D1) / Verneuil-en-Halatte (R1)

 

Il est des jours, là des soirs en l’occurrence, où tu te dis que tu risques de faire du déplacement pour rien. Certes cette saison il est très agréable de venir voir évoluer les filles sur les 81m² de surface qui leur sont impartis mais ce soir là, hier soir donc, il s’agissait tout de même pour les gazelles du NVBC d’essayer d’avaler les lionnes de Verneuil-en-Halatte.

Alors je sais ce que tu vas me dire, lecteur mon ami, petit polisson vas ! Tu vas me dire : «  Oui mais alors bon hein, si on part direct du principe que nos filles vont se faire bouffer toutes crutes, autant ne pas se dévisser les miches du canapé et regarder tranquillement le PSG à la téloche ! ». Et tu ajouterais, j’en suis certain, tant tu as la mémoire d’une qualité à toute épreuve : « En plus au tour précédent elles se sont faites livrer les R2 de Compiègne en petits morceaux dont elles se sont délectées jusqu’au dernier point ! »

Devant une telle chiée d’arguments je ne peux alors que m’incliner lecteur mon copain. Alors du coup, hier soir je pris donc le risque de faire la grosse trentaine de KM (ben ouais j’habite pas super à côté quand même !) qui sépare mon home de notre gymnase (dont au sujet duquel d’ailleurs je serais curieux de connaitre l’opinion de l’immense Monsieur à qui l’on a pris le nom pour baptiser ce bâtiment tout merdique bourré de malfaçons – fin de la parenthèse que tu n’as probablement pas comprite mon petit lecteur et que plus je relis moins je comprends moi-même !)

Bien m’en a pris, tu peux me croire ! Parce que dès que tu arrives sur place (surtout si comme moi tu aimes tellement pas arriver en retard que tu finis systématiquement par arriver largement en avance) tu constates que presque toutes les filles sont déjà là, comme si rien ni personne ne pouvait leur faire peur, comme si elles n’avaient qu’une hâte, c’est d’expédier les affaires courantes (habillage, montage du terrain…Etc.) pour en découdre le plus rapidement possible.

Bon je te passe la première demie heure, destinée à l’échauffement. Rien à signaler si ce n’est que tu t’aperçois vite qu’en face il y a du volley (en gros que les Vernoliennes ne sont pas des manches – j’espère que tu ne vas pas m’obliger à tout t’expliquer deux fois !). Ha si ! Tu constates également que nos filles sont super sérieuses sur leur préparation ce qui traduit là encore une volonté de prendre ce match à bras le corps dès son entame.

Enfin l’heure tant attendue de la rencontre arrive…elle sera au passage dirigée par Patrice, le coach de nous les mecs. Il est bien sur une chaise d’arbitre, lui. Autorité, impartialité, il a tout ce qu’il faut pour ne pas se laisser démonter par les 12 furies qui s’apprêtent à monter sur le ring.

Le 1er set démarre donc et c’est la que tu constates combien un long et à la limite fastidieux échauffement est primordial.

            Je sens que tu vas de demander en quoi est ce si important et après avoir roulé des yeux et soupiré ostensiblement je daignerai te répondre qu’un bon échauffement est utile pour :

1.      Monter le corps en température

2.      Régler le cœur à sa vitesse de croisière

3.      Evacuer le stress et les bobos de la journée

4.      Evacuer l’appréhension d’avoir à affronter une équipe plus forte

5.      Trouver les bonnes sensations.

 

 

Bref, si je te raconte tout ça mon copain (ou ma copine) c’est parce que comme tu peux t’en douter (ou peut être pas d’ailleurs) les tigresses de Verneuil, (Quoi ? Ouais j’avais dit les lionnes en début de résumé et alors ? J’aime bien utiliser une image féline et je déteste me répéter…et non je ne dirai pas les chattes espèce de pervers !!!!!), cueillirent à froid  les antilopes nogentaises (ouiiiiiiii les gazelles si tu veux ! quoi que en ce début de match on pourrait presque dire les gnous !). Un excès de crispation pourrait il expliquer ce comportement morose de nos filles ?

Alors il y a un truc super en coupe (quand tu es une « petite » équipe avec un bon niveau comme c’est le cas du NVBC en jupons de cette année) c’est que l’équipe la moins bien classée commence avec un bonus de points. Huit ici en l’occurrence. Et cette « légère » avance ne fut pas négligeable car elle permit à nos filles de redresser tranquillement la barre et de mettre en place le jeu qui les caractérise cette année, c'est-à-dire un jeu tout en légèreté, tout en mobilité, avec une belle présence en défense et au soutien qui compense avec un contre pas toujours efficace, hélas, non pas à cause d’un manque de volonté des filles mais plutôt à cause d’un manque de centimètres. Mais qu’importe, ce léger défaut étant compensé comme je viens de le dire (tu suis ou quoi ??!!!) par une volonté de feu en défense et surtout une Cécile exceptionnelle voire même parfois carrément géniale à la passe.

Le rythme nogentais mis en place, les filles déroulèrent le set de façon impressionnante. Il était presque irréel de voir la facilité avec laquelle nos nogentaises, (qui étaient quasiment les même que la saison dernière –fallait il que je le soulignasse – comme quoi hein, c’est comme dans le jeu Tétris, il suffit de déplacer ou de zapper une pièce de temps en temps pour que tout s’imbrique parfaitement…mais, bien sur, ça n’engage que moi), prirent la manche à leur compte.

Il était même carrément surréaliste de jeter un coup d’œil à la table de marque et d’y constater que nos bleuettes / blanchettes (non pas blanchettes ! blanchette ça fait chèvre un peu et là, à ce moment là de match elles ne méritent pas ce sobriquet nos championnes…après par contre…) nos bleuettes / blanches menaient outrageusement sur un score du genre 16 ou 17 – 4.

Et puis… sans que l’on sache pourquoi mon ami…c’est arrivé comme ça, sans prévenir…peut être trop d’adrénaline lâchée en début de manche ? On ne sait pas. Toujours est il que les nogentaises relâchèrent  peu à peu la pression exercée sur des Vernoliennes qui, quant à elles, prirent conscience de leur niveau réel et la vapeur fut totalement renversée.

Nous passâmes alors le coach, le public nogentais et moi du statut de total décontraction à celui d’inquiet puis à celui de carrément crispé. L’avance énoooooooooorme acquise par nos filles fondit comme banquise sous trou de couche d’ozone. Même la prise des deux temps morts et l’usage de différents changements de joueuses n’eurent pas les effets escomptés pour endiguer l’élan Vernolien.

Mais, bien qu’il fut laborieux, le grappillage des ultimes points de la première manche fut tout de même là et les nogentaises pouvaient d’ores et déjà se satisfaire du résultat. Elles venaient de prendre 1 set à une équipe de R1 !

Crois-tu mon ami lecteur que nos belles se contentèrent de ce premier round ? Hein ? C’est qu’elles ont appris à avoir les crocs les petites ! Et dans ces moments là, lorsque toutes se réunissent en cercle pour le traditionnel regroupement de mains au centre dudit cercle, t’as pas trop intérêt à laisser trainer la moindre phalange mon poteau sinon tu te la fais proprement bouffer ! Elles ont du mordant ces nanas là !

Le 2ème set débute mieux que le début du premier. C’est un signe. Ca veut dire que les filles ne sont pas loin de leur pic de forme. La motivation aidant, chaque nogentaise accomplit parfaitement la tache qui lui incombe. Une réception parfaitement en place, une passe toujours aussi géniale.  La manche, bien qu’un peu plus serrée que la précédente, sent bon pour nos gazelles. On assiste à un véritable show de Franzy au contre et d’Aurélie en défense  et bien sur une Cécile au sommet de son art à la passe (pour ne citer que ces trois là, mais crois moi mon ami, les trois autres n’étaient pas en reste).

Tout va bien. Mais au volley le «  tout va bien » ne dépend pas de grand-chose. Une Blandinette qui n’évolue pas à la place pour laquelle elle bosse tous les mercredis, (et qui malgré tout a su faire une entrée fracassante en lieu et place d’une Coco qui avait besoin de souffler), une Aurélie, jusque là parfaite, qui se tord le pied et qui du coup est remplacée par une Leïla qui elle non plus n’est plus à sa place de prédilection et voilà que l’équipe se met à piétiner. De façon une peu moins flagrante que lors de la première manche, certes, mais là encore les sueurs froides commençaient à monter. Mais fort heureusement le coup de mou fut de courte durée et les nogentaises repartirent de plus belle pour finalement s’adjuger la 2ème reprise.

Je sais pas si tu réalises bien, toi qui es de l’autre côté de ton écran à boire mes paroles comme si c’était les saintes écritures, la performance que viennent alors de réaliser les nogentaises. En même temps si tu as cliqué sur le lien qui t’a amené à lire ceci c’est que quelque part tu t’intéresses au volley et que sans doute même tu fais partie du club. Donc tu réalises. Nos Gauloises viennent juste de démolir un camp retranché Romain pour la deuxième fois.

A la manière d’Icare, elles se rapprochent du soleil mais ne se brulent pour le moment pas les ailes.

A la manière d’Apollo 13 elles se rapprochent de la lune sans le « Houston on a un problème ».

Mais en tout cas à ce moment là de la partie je réalise combien elles sont fortes nos petites. Parce que ce deuxième set, non seulement elles l’emportent sur le papier mais en plus elles se le gagnent au score réel. C'est-à-dire que même sans les 8 points de handicap elles auraient tout de même remporté la manche.

En gagnant le 1er set, elles avaient réalisé une belle perf. En remportant le 2ème, le résultat devenait exceptionnel. Encore une toute petite manche,  25 malheureux points et là on pourrait  carrément crier au génie.

Mais si tu es sportif, lecteur mon ami, tu dois bien te douter qu’après un pic de grande forme vient automatiquement une période de récupération. Et nos filles sont revenues sur le revêtement complètement crevées. On aurait cru voir jouer l’équipe féminine d’il y a quelques saisons. Ajoute à cela, Ô lecteur mon ami, que pour bien jouer il est essentiel que le passeur, qui est le métronome d’une équipe,  soit dans une forme olympique et que là, à ce moment là du match, notre vice présidente bien aimée commençait à en avoir un peu plein les chaussettes et tu obtiens tous les ingrédients d’une mayonnaise ratée, d’un soufflé tout raplapla, d’un set qui sent la grosse fessée.

Inexorablement l’équipe Vernolienne grignotait le retard de 8 points qui lui fut imputé au début du round. On assistait là à une véritable correction. Ni Thierry, ni moi ne trouvâmes les raisons d’une telle débâcle, hormis la fatigue bien sur.

Au deuxième temps mort technique nous ne pûmes que leur conseiller de se battre un peu plus afin de préparer la 4ème manche, vu que celle-ci, hein, à 16 – 7…

J’aime, que dis-je j’adore ce sport parce que tout peut arriver. D’une ambiance morne, soporifique tu peux la seconde d’après passer à la surchauffe totale de la salle, de ta voix de tout quoi (enfin presque).

J’aime ce sport parce que les miracles existent.

J’aime ce sport parce que tu as l’impression que de temps en temps une équipe est touchée par la grâce du Très Haut et qu’alors elle s’engage sur le chemin de la félicité absolue (oui mon ami, tu as raison de penser que ma phrase ne veut absolument rien dire.)

Crois moi ou crois moi pas (de toute façon pour moi c’est pareil) mais j’aurais été âgé de quelques années de plus (bon, une bonne trentaine quand même hein) que j’en aurais fait dans mon froc de vivre tant d’émotions.

Vise un peu le tableau mon lapin : Coco se saisit du ballon pour entamer  son tour au service. Le visage fermé, les traits tirés et les yeux cernés d’une soudaine lassitude elle engage…et fait un ace. Bon, beau, bien… Deuxième service, deuxième point gagnant…Ha ? C’est étonnant comme deux points bien placés peuvent changer une donne. Tu le vois direct sur le terrain. Après le deuxième service de Coco, les filles recommencent à donner de la voix sur le terrain et sur le banc. L’ambiance se réchauffe. Coco sert une troisième fois et les filles gagnent leur troisième point d’affilé…puis un 4ème…temps mort demandé par le coach Vernolien, changement de joueuses histoire de casser le bras de Corinne…rien n’y fait, les filles s’envolent et emportent ma voix avec elles. (Ça veut dire qu’à force de gueuler pour les encourager je devenais peu a peu aphone…ma parole tu ne comprends vraiment rien !!!)

Les Vernoliennes n’y arrivent plus. Nogent revient peu à peu puis, Ô joie, Ô merveille, finit par combler le gouffre qui la séparait de son adversaire.

Imagine un peu mon copain : on est à présent à 23 – 23 .Tout peut basculer d’un côté ou de l’autre. Mais tu seras d’accord avec moi, ce serait trop con de craquer maintenant.

Mais il reste de la fierté chez les petites Vernoliennes. Ok elles viennent de se faire remonter comme il n’était pas permis de l’imaginer, mais il est hors de question pour elles de lâcher du lest.

Pourtant les nogentaises marquent le 2ème point, synonyme de balle de match. 1 point les filles ! Plus qu’1 point !!!

Moi, debout sur le bord du terrain à côté de Titi je n’en peux plus. Je ne suis pas le seul d’ailleurs…depuis la zone d’échauffement dans laquelle se tiennent Mimi et Leïla, prêtes à intervenir à tout moment au moindre signe du coach, j’entends parvenir les clameurs des deux jeunes femmes, tantôt suppliantes ( les clameurs) tantôt excentriques ( les clameurs ?).  Je n’ose pas croire que ce set puisse leur échapper après tout ce que nos filles viennent d’accomplir. Et puis perdre cette manche leur filerait un trop gros coup au moral…déjà que la plupart sont à bout physiquement.

Et m…zut ! Verneuil revient à 24 – 24. Mais Nogent réplique et à nouveau les Vernoliennes égalisent.

Je ressens des petits picotements dans mon bras…envie de rejoindre les filles sur le terrain ou infarctus ? J’ai l’impression de ne plus pouvoir parler. Je m’exprime dans un langage composé de mimes et de sons inaudibles. De toute façon je sais parfaitement qu’elles ne nous entendent pas. Elles sont dans leur bulle, concentrées à mort, (la même mort qui risque de venir me chercher à tout instant si elles ne se magnent pas le derch  de choisir une issue qu’elle soit heureuse ou malheureuse.), avec pour seul objectif de creuser l’écart de 2 points.

A chaque fois Nogent prend l’ascendant mais Verneuil revient. Jusqu’à ce que les Vernoliennes elles même soient en possession de leur première balle de set. Là je me dis : «Ok c’est mort ! » Et ben pas du tout lecteur mon ami. Nos fifilles furent capables, comme des grandes championnes qu’elles sont en passe de devenir, de revenir, puis d’obtenir une énième balle de match pour enfin concrétiser l’ultime point de la rencontre par le biais d’une dernière faute Vernolienne.

Tu connais la suite, ou du moins tu l’imagine mon copain : Explosion de joie au milieu du terrain, foule en délire…comme c’est bon le volley quand ça se termine comme ça !

Les voilà qualifiées pour les ½ finales, nos petites étoiles. Senlis ou Crépy-en-Valois au prochain tour…voilà une affiche qui ne manquera pas non plus de piquant…j’ai hâte d’y être.

Allez les filles !!!!!! Allez Nogent !!!!!

Championnat départemental senior féminin 2007/2008

NVBC / SENLIS

Une fois n’est pas coutume, ce résumé ne concernera pas un match de l’équipe masculine mais la toute dernière rencontre de championnat à laquelle ont participé les filles de notre beau club, dimanche 18 novembre, contre Senlis.

Je dois vous avouer que c’est avec une curiosité toute particulière que je me suis rendu au gymnase David DOUILLET pour assister à cette rencontre. En effet, depuis le début de la saison, nos filles ont joué trois matchs, et elles l’ont non seulement remporté à trois reprise, mais également à chaque fois sur le score de 3/0…et depuis toutes ces années que je fréquente le club, je n’avais encore jamais vu cela.

Lorsqu’on leur pose la question, à savoir comment cela est il possible, lorsqu’on les félicite pour cette extraordinaire performance, les filles, modestes, nous répondent toutes de concert que leurs trois premières rencontres étaient les plus faciles à jouer et qu’il n’y avait en face aucun répondant…mais qu’avec la venue de Senlis à la maison, les choses allaient commencer à se corser.

Mais pour les avoir observées le mardi à l'entraînement, je savais parfaitement que la chance, ou que le niveau de leurs trois précédentes adversaires n’avaient absolument rien à voir avec leurs trois victoires faciles. A l'entraînement, j’ai pu observer des filles sérieuses, appliquées, travailleuses, pour la plupart ponctuelles (ce qui est également nouveau), et surtout des filles soudés (ce qui est primordial et qui est là aussi nouveau cette année).

Je savais donc, en me déplaçant voir jouer nos filles, qu’elles donneraient du fil à retordre à l’une des prétendantes à la victoire finale de leur championnat cette année. A condition bien sur que Leïla, Stéphanie, Blandine, Myriam, Ruta, Armelle, Corinne et Cécile, autrement dit les huit guerrières nogentaises présentes ce matin là, entament cette rencontre avec philosophie, sans stress.

Le match démarra sur les chapeaux de roues pour les Senlisoises, visiblement déterminées à démontrer à leurs adversaires que leur période fastueuse était terminée. Nos filles étaient légèrement tétanisées, comme si elles faisaient un complexe d’infériorité. C’est en tout cas comme cela que j’interprétai leur début de set difficile mais quelques minutes plus tard, Blandine et Corinne commencèrent à faire parler la poudre en attaque. De toute évidence leur coach, Stéphanie, eut raison de les faire débuter toutes les deux sur la même ligne car elles furent absolument remarquables sur leurs offensives.

Le set se déroulait sans trop d’accrocs, le NVBC prenant un peu de distance, parvenant à conserver deux ou trois points d’avance, sachant ré accélérer chaque fois que les Senlisoises revenaient à la marque.

Mais encore une fois, grâce en autres à une Coco vraiment très en forme, à un soutien toujours bien placé malgré un léger manque de mobilité, et à un service d’une efficacité redoutable les nogentaises parvinrent à empocher la première manche sur le score de 25/20.

Nos filles venaient de démontrer à leurs adversaire qu’elles étaient ici chez elle et qu’il leur faudrait batailler ferme pour s’imposer sur leur territoire.

La deuxième reprise débuta avec une fort belle présence au contre des nogentaises. Hélas l’exceptionnel service du premier set fit défaut lors des quatre premières rotations puisqu’à chaque point gagné, nos guerrières en rendaient un sur leur remise en jeu. Elles parvinrent toutefois à conserver la tête.

Après le premier temps mort technique, nous assistâmes à une très étrange rencontre dont le diagramme pourrait être comparé au tracé d’une montagne russe ou encore aux dents d’une scie. En effet les nogentaises, prises d’une boulimie offensive, infligèrent un 4-0 à des senlisoises tout d’abord prises au dépourvu, mais qui réagirent en répondant par un 5-0…rien de tel pour démoraliser une équipe…mais c'eût été sans compter sur le caractère bien trempé de nos filles qui immédiatement après cette gifle rétorquèrent à leur tour en « collant » un 6-0 à leurs hôtes qui, tout comme moi depuis mon banc, ne devaient plus rien comprendre à la tournure que prenait ce set. Le score était à ce moment là de 19/14 pour Nogent. La suite de cette deuxième manche fut plus ou moins équilibrée et se termina sur une victoire du NVBC sur le score de 25/21.

Le début du troisième round fit l’objet d’un féroce combat en défense entre les deux formations. Inutile de rappeler que s’il est un set qui revêt une importance capitale lors d’une rencontre c’est bien celui là, information que les 12 filles sur le terrain semblaient avoir correctement assimilée. La prise de pouvoir fut donc âpre et à un excellent service de Blandine s’opposait une magnifique défense senlisoise. Jusqu’à 11 /11, aucune des deux équipe ne réussit à faire la différence et il fut clair qu’à ce moment de la partie le « six » le plus déterminé parviendrait à prendre l’avantage. C’est encore une fois Blandine grâce à son service tendu qui imprégna une dynamique que les autres filles du groupe suivirent immédiatement. Le manque de mobilité et d’anticipation du premier set avaient laissé place à une hargne en défense, comme le témoigna le geste incroyable de Ruta qui parvint dans un plongeon désespéré à remettre une balle molle senlisoise sur sa passeuse.

Au regard d’une telle envie, les joueuses de Senlis s’éteignirent peu à peu et permirent à leurs adversaire de mener jusqu’à 21/13 dans cette troisième manche.

A quatre points du match, et avec huit points d’avance ont pouvait penser que nos petites nogentaises allaient infliger une sévère correction à leurs hôtes mais au volley-ball une situation désespérée peut très vite se retourner. Et alors que le set continuait à se dérouler tranquillement, à 24/16 et avec 8 balles de matchs en leur faveur, nos filles trouvèrent le moyen d’encaisser un 7/0. Elles furent complètement noyées sous le service de la meilleure joueuse senlisoise. Une pression incroyable se jetait peu à peu sur leurs épaules.

Il fallut un heureux coup du sort, matérialisé par une faute de fil, pour que la libération arrive. Le NVBC s’imposa dans la troisième reprise sur le score de 25/22.

Aussi fou que cela puisse paraître pour ceux qui ne croyaient pas en elles (c'est-à-dire pas moi), nos filles venaient de plier leur match en 3 sets (une fois de plus) contre une équipe faisant figure de favorite dans ce championnat 2007/2008.

Alors ok, ne nous emballons pas car la route est encore longue et il reste encore deux énormes morceaux à venir (OLCVB et RANTIGNY), mais je peux vous dire mes amis que ce groupe là n’a plus rien à voir avec celui des années passées et qu’en continuant à bosser de cette manière, il ira très loin. Bravo les filles !!!

Allez Nogent !!!



Championnat départemental 2007/2008

Match 1 : NVBC / MONTATAIRE


Ca y est enfin ! Après plusieurs mois de sevrage, notre équipe masculine a enfin repris du service en attaquant mercredi 10 octobre, en match décalé, la nouvelle saison départementale 2007/2008.

Son premier adversaire était donc Montataire. Bien que nos bleus et blancs se soient aisément imposés à deux reprises l’année dernière contre cette équipe, rien ne pouvait nous permettre de croire à l’orée de cette nouvelle rencontre, à une victoire facile et cela pour plusieurs raisons.

Tous d’abord parce que l’équipe de l’étoile rouge de Montataire s’est étoffée cette année de l’arrivée de quelques renforts, et notamment le président du comité Oise, ex président du gigantesque club de Rantigny, fin stratège et excellent passeur. Ce qui pourrait nous laisser penser que Montataire se lance dans une saison non dénuée d’une très grande ambition.

Ensuite parce que notre belle équipe elle-même a connu cette année l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs et qu’avec un premier match si tôt dans la saison le positionnement et le déplacement des uns et des autres n’est pas chose forcément encore acquise.

Un premier match donc à priori à la portée des nogentais mais dont il fallait tout de même se méfier.

C’est pour cette raison sans doute que le coach du NVBC, Yann pour ne pas le nommer, a décidé d’attaquer cette rencontre avec un six, (Yann, Philippe, Hervé, Thierry, Loïc et moi), dont l’expérience n’est plus à démontrer puisqu’il a fait ses preuves depuis quelques années déjà.

Et pourtant, malgré cela, malgré le fait que ces joueurs se connaissent sur le bout des doigts, on ne peut pas dire que le premier set ait été un modèle de sérénité. Les nogentais ont en effet longuement bataillé afin de pouvoir prendre le large et ainsi se mettre à l’abri dans cette première manche.

Il faut dire, à la décharge de chacun, que cette année le formidable entraineur de notre belle équipe a décidé un changement radical dans l’organisation du jeu, à savoir de spécialiser certains d’entre nous au poste de central, et que lors d’une rencontre ces derniers ne se concentrent que sur leur objectif unique c'est-à-dire de fixer la défense adverse ainsi que d’attaquer en ‘courte’…ce qui semble être une très bonne idée à priori mais qui hélas pose un problème majeur à notre équipe dont la réception et la relance font défaut depuis toujours. Mais gardons le moral et gageons que d’ici quelques semaines cette lacune sera réparée.

Quelques menus soucis d’organisation dans le premier set donc, mais toutefois rien d’alarmant puisqu’après une mise en route laborieuse nos petits nogentais déroulèrent tranquillement pour finalement s’octroyer la manche sur le score assez large de 25-16.

Voyant la façon dont le match évoluait, Yann préféra reconduire le six de départ pour entamer la deuxième reprise afin d’acquérir un score suffisamment large pour enfin lancer les nouvelles recrues dans la bataille. Brillant coaching, puisque le dynamisme imprégné à la fin du premier set fut conservé au début du deuxième et entraina les remplaçants jusqu’à la fin du round qui se transforma finalement en une simple formalité. Tel un rouleau compresseur mangeant inexorablement son ruban de macadam nos nogentais écrasèrent tout sur leur passage et empochèrent cette deuxième manche sur le score sans appel de 25-14.

A partir de là, tout le monde s’accordait à penser que le troisième set serait fini avant même d’avoir commencé. Mais à Nogent il existe une constante qui depuis moult saisons n’a jamais fait défaut.

La troisième reprise débuta comme chacun l’attendait. Une domination sans partage du NVBC qui était désormais à l’aise dans la plupart des phases de jeu (sauf peut être la relance…c’est exaspérant.). Les nogentais prirent le large dès le début de la manche allant même jusqu’à mener de plus de 8 ou 9 points. Mais un déclic des joueurs adverses doublé d’une entrée un peu délicate d’un nouveau joueur de Nogent vraisemblablement nerveux fit que cette large avance fondit comme chocolat au soleil et convertit ce qui aurait du être une victoire écrasante en une bataille âpre dont la sanction finale aurait pu être bien pire que ce qu’elle n’a été.

Les bleus et blancs finirent quand même par s’imposer dans le troisième set mais avec une toute petite avance de 5 points. (25-20)

Une belle victoire donc face à une toute nouvelle équipe de Montataire assez solide pour faire apparaître les points sur lesquels les nogentais doivent travailler s’ils souhaitent atteindre au classement final la position de leurs ambitions.

Allez Nogent !!! SeB.

Match 2 : CREIL / NVBC


Les championnats d’une année sur l’autre peuvent révéler bon nombre de surprises. Les Nogentais se déplaçaient ce dimanche 14 octobre jusqu’à la salle DESCARTES, fief ce qui était encore la saison dernière une modeste équipe de Creil et qui pourtant, cette année dès la première journée de championnat, créa la stupéfaction en allant s’imposer 3-2 à Crépy-en-Valois, formation qui elle-même participa aux play-offs la saison dernière.

Nos petits blancs et bleus du NVBC étaient donc prévenus et avaient hâte d’affronter cette nouvelle mouture creilloise aux performances si prometteuses.

Pourtant, dès leur arrivée les nogentais firent un constat. Rien n’avait changé à Creil. Même nombre de joueurs que la saison dernière, c'est-à-dire 6 et pas un de plus, même joueurs, et toujours pas d’arbitre ni de marqueur de points. Alors comment cette équipe a-t-elle pu aller s’imposer contre Crépy-en-Valois ? Mystère, à moins que Crépy elle-même ait été décimée lors de l’intersaison ?

Il ne fallu pas plus de deux minutes aux nogentais pour avoir la réponse à cette question. Non, Crépy-en-Valois n’était sans doute pas plus médiocre que la saison dernière mais c’était bel et bien le six de Creil qui avait fait d’indéniables progrès, et principalement en défense. De plus le jeu de cette formation est traitre car il est relativement lent, mou, et une équipe comme celle de Nogent peut en être la victime idéale car elle a la fâcheuse manie de se mettre au niveau de son adversaire plutôt que d’essayer de jouer au niveau qui est le sien.

Ce qui se produisit donc, lors du premier set fut assez consternant. Bien sur le NVBC dont le coach avait une nouvelle fois pris soin d’aligner un six d’expérience fit la course en tête, mais le spectacle offert par les bleus et blancs fut fade, triste. Dire que durant ce set le niveau du jeu fleuretait dangereusement avec celui que l’on pratique le jeudi soir au gymnase David DOUILLET serait un euphémisme. Fort heureusement nos petits Nogentais gardèrent la tête tout au long de la première manche et finirent par s’imposer, de justesse toutefois, sur le score de 25-23.

Le deuxième set fut tout aussi triste que le précédant, à cela près que cette fois ce fut l’équipe creilloise qui se démena pour faire la course en tête. Les bleus et blancs encore froids d’un échauffement et d’un premier set bâclé ne comprirent pas de suite qu’un réveil s’imposait pour éviter de perdre une manche dans un match largement à leur portée. Et ce fut notre petit passeur, Olivier, qui le compris le premier. Alors que Creil se dirigeait lentement vers une égalisation en terme de set, Olivier fit une incroyable série de services qui cloua littéralement nos adversaires sur place et qui eu pour effet de réveiller la caste nogentaise. Finalement notre passeur nous montra le chemin à suivre pour atteindre le 25ème point de la seconde manche, et ce bien avant les autres. (25-15)

Il était temps pour Yann de procéder à quelques changements afin de permettre à tout le monde de jouer. Hugues fit donc son entrée, et Olivier (le troisième central de l’équipe) fut reconduit suite à son entrée encourageante à la fin de la deuxième reprise.

Mais imperceptiblement le niveau de Nogent avait baissé dans le troisième set. La faute à personne en particulier, simplement un petit déséquilibre entre les lignes, provoquant mésentente et relances hasardeuses. Une fois encore Creil prit donc le large, tant et si bien que Yann fut obligé de coacher à nouveau en laissant Loïc reprendre sa place sur le terrain afin de permettre à l’équipe de recoller au score. La chose fut faite et Hugues put une nouvelle fois fouler le revêtement afin de terminer le set. Mais le coach du NVBC avait il sans doute posé le doigt sur le problème car dès lors, les creillois prirent de nouveau la tête des opérations, plus motivés que jamais, se battant sur tous les ballons que leurs adversaires tentaient tant bien que mal de faire rebondir dans leur camp. Petit à petit le score enflait en faveur de Creil et chacun de voyait déjà changer de côté pour disputer un quatrième round.

Mais depuis quelques saison déjà le NVBC nous a démontré qu’il avait des ressources lorsque la pression venait lui titiller les chaussures et à 24-22, alors que le six creillois avait à sa disposition deux balles de set, les nogentais dans un sursaut d’orgueil grappillèrent un puis deux points et s’offrirent même la première balle de match de la partie. Creil ne se laissant pas compter fleurette aussi facilement décida qu’il serait de bon gout de ne pas perdre la rencontre aussi stupidement et égalisa à 25-25. Mais on sentit bien que le moral creillois avait fondu en même temps que ses deux balles de set et les bleus et blancs n’eurent aucune difficulté à ajouter les 26ème et 27ème points de cette ultime reprise.

Malgré une victoire Nogentaise de nombreuses inquiétudes pèsent sur le niveau réel de cette équipe. Elle est en effet capable de s’imposer en trois sets contre les équipes relativement modestes mais sera-t-elle en mesure d’élever la qualité de son jeu lorsque les formations plus solides viendront frapper à sa porte ? Le travail fournit par l’ensemble des joueurs le mardi soir finira-t-il enfin par payer ? Les réponses au prochain match, contre Rantigny.

Allez Nogent. SeB


Match 3 : NVBC / RANTIGNY

Mercredi 24 octobre, le NVBC recevait en match décalé comptant pour la 3ème journée du championnat l’équipe de Rantigny.

Forts d’une confiance forgée préalablement grâce à 2 victoires en 2 matchs, 6 sets marqués et aucun concédé les nogentais n’étaient guères inquiets d’accueillir leurs adversaires. D’autant que cette équipe restait sur un début de saison mitigé à savoir une victoire (contre Verneuil) et une défaite face à Crépy-en-Valois qui elle-même s’était déjà inclinée cette saison contre Creil, cette dernière ayant perdu récemment face à notre club. Un match à priori sans problème donc pour le NVBC. Si on considère d’autre part la double victoire nogentaise face à Rantigny lors de leurs deux derniers affrontements, les statistiques jouaient à 90% en faveur de nos bleus et blancs.

Pourtant dès l’entame de l’échauffement il était facile de remarquer le niveau plus qu’honorable de la majeure partie des rantignysiens…touché de balle, réception, attaque et pour finir service, tout chez ses joueurs était propre, précis bref, en place.

Cette rencontre allait donc s’avérer être un test parfait pour les nogentais. On allait enfin avoir une véritable indication quant au niveau réel de notre équipe.

Le club de Rantigny a toujours eu une histoire qui force le respect et l’admiration de n’importe quel volleyeur évoluant dans notre championnat départemental. Chaque année, au sein de cette équipe se sont succédés des joueurs talentueux qui on fait de cette formation l’une des toute meilleure dans l’Oise (le grand BOUC mis à part bien sur). Et avec la montée, il y a quelques saison, de son équipe première, émergea un nouveau groupe, composée de jeunes joueurs, énergiques, fougueux, affamés de victoires (jeunes quoi !!), encadrés par quelques anciens dont l’expérience ferait rougir nombre d’entraineurs chevronnés.

C’est peut être, entre autres, pour cette raison que le premier set du match du 24 octobre débuta par un festival rantignysien qui cloua littéralement nos petits nogentais au sol. Rien de ce que pouvaient entreprendre les bleus et blancs ne fonctionnait et se sont au contraire les joueurs de Rantigny qui prenaient la rencontre à bras le corps. Mais le 6 du NVBC décida quand même de commencer enfin son match et parvint tant bien que mal à ne pas se laisser distancer par son adversaire. Je vous passe les détails de la première manche (surtout parce que je ne m’en souviens plus – ha ben d’accord !!! tu parles d’un journaliste sportif toi !!!) mais vous livre cependant l’essentiel, à savoir qu’après un âpre combat, nos gentils nogentais finir cependant par se détacher pour enfin s’imposer dans le premier set sur le score très flatteur (vu l’entame) de 25 /17.

La confiance retrouvée, les même 6 joueurs regagnèrent le revêtement pour le second round, déterminés cette fois à ne pas se laisser humilier de la même façon qu’au début du set précédant.

Un match se gagnant surtout d’abord dans la tête (je ne suis pas psychologue mais ça, n’importe qui vous le dira), c’est donc tout naturellement que les bleus et blancs prirent un gros ascendant sur les rantignysiens. Le set semblait facile, limpide pour une équipe nogentaise totalement retrouvée. Mais un malheureux incident vint marquer les esprits sur le terrain et sur le banc de Nogent. Hervé, notre président bien aimé (nan j’en fais pas trop !!!), à la suite d’un contre, fut contraint de sortir sur ce que tout le monde prenait au départ pour une terrible blessure (qui s’avéra être par la suite ‘ qu’une petite’ entorse…ouais mais ça fait mal quand même !). Mais il fallait désormais intégrer à la donne plusieurs nouveaux paramètres : Un joueur dont la qualité n’est plus à démontrer obligé de suivre la fin du match (entre 2 évanouissements) depuis le banc, un très (trop) long arrêt de jeu qui força les organismes à se refroidir, un gros coup au moral des nogentais partagés entre l’envie d’en finir avec Rantigny et l’inquiétude grandissante pour la cheville de notre merveilleux président), bref autant de grains de sables qui vinrent gripper les rouages pourtant si bien huilés d’un NVBC approchant de son meilleur niveau. L’énorme avance accumulée alors par les blancs et bleus fut grappillée, redonnant force et courage à l’équipe adverse et laissant pantoise la nogentaise.

Cette dernière s’en sortit toutefois grâce à une exceptionnelle série de services de Flavien qui s’octroya finalement la deuxième manche à lui tout seul. (25/20)

Mais un match se perd tout aussi facilement qu’il se gagne, dans la tête. Et si il y a une équipe plus forte mentalement cette saison que ses autres concurrentes, c’est bien celle de Rantigny. Et il ne fallait pas plus que ce qu’il venait de se passer lors du set précédant pour enflammer la jeunesse rantignysienne. Dans mon souvenir (ben ouais mais désolé hein, j’ai dormi depuis) la manche fut assez équilibrée mais à aucun moment les nogentais ne furent capables de prendre l’avantage et ils durent faire face à un tel enthousiasme qu’ils finirent par lâcher prise et concéder le premier set de leur saison. (20/25)

Il est courant de dire que le set le plus difficile à remporter est le 3ème et je crois hélas qu’à partir de là l’ensemble de la caste nogentaise n’était plus du tout à son match. La perte de la manche précédente mettait à la fois fin à une invincibilité numérique et mentale. Sans être ridicules, les nogentais furent toutefois passifs, se contentant de répondre à leurs adversaires, se bornant à rester coller au score, et comme les spectateurs présents ce soir là, attendant de voir à qui allait sourire cette fin de set. Autant jeter une pièce en l’air et laisser faire le hasard. Et ce qui devait se produire se produisit donc : Rantigny, qui deux sets plus tôt était au bord de la défaite, qui n’attendait plus qu’une chose c’est que le NVBC lui donne la petite tape qui la ferait basculer du haut de la falaise, cette équipe de jeunes loups qui eu la force de dire non, la volonté de s’accrocher de toute son énergie fut celle qui empocha la 4ème reprise (25/22) et obligea donc les nogentais à participer à la roulette russe du volley-ball, autrement dit le tie break.

Mais si une cinquième manche est sensée donner sa chance aux deux équipes il faudrait alors m’expliquer comment le NVBC à t-il pu prendre une telle raclée. Ok le moral n’y était plus, à tel point que même les services adverses les plus simples étaient renvoyés soit dans l’éclairage, soit sur les murs latéraux du gymnase, mais bon sang comment une équipe qui quelques dizaines de minutes plus tôt était au top de son jeu a-t-elle pu baisser les bras aussi facilement ? Et plus grave, comment une formation ayant les ambitions que sont celles du NVBC cette saison a-t-elle pu abandonner un match pourtant largement à sa portée ?

Vous devinerez que le 6 rantignysien remporta finalement le 5ème et dernier set sur le score malheureux, humiliant, honteux (pour nous évidemment) de 15/8.

Alors oublions cette triste rencontre…c’est en tout cas la proposition que j’ai faite à l’ensemble de mes coéquipiers quelques minutes après le coup de massue.

Ok nous avons été cueillis par une jeune équipe plus performante que ce que nous pensions.

Ok nous avons lâché le match immédiatement après avoir concédé le troisième set.

Ok il y a encore une masse assez impressionnante de boulot à fournir avant de parvenir à un niveau digne de ce nom.

Mais bon sang !!! Redressons la tête !!! Relevons le défit que nous nous sommes lancés au début de la saison. A ce jour, le NVBC, notre belle équipe est toujours en tête du classement. Et il ne tient qu’à nous de faire en sorte qu’elle y reste.

Allez NOGENT !!!


Match 4 : VERNEUIL EN HALATTE / NVBC


Samedi 10 novembre, le NVBC déplaçait ses troupes en terre bien connue pour y avoir déjà été le théâtre d’affrontements au niveau physique très relevé. Mais la donne était simple : Nogent se devait de s’imposer si elle souhaitait continuer à caracoler en tête du classement de notre championnat.


Certes Verneuil ne fait plus, depuis quelques saisons, partie des favorites mais il n’est jamais facile de se déplacer là bas. Ces cinq dernières saisons, notre équipe s’y est déplacée à trois reprises et y a vécu à chaque fois des scénarios aux rebondissements spectaculaires. Sans compter qu’en ce début de saisons les Vernoliens après deux rencontres restaient sur autant de défaites et auraient très certainement à cœur d’ouvrir leur compteur de victoires en s’imposant face au NVBC.


C’est donc avertis mais cependant sereins que les huit nogentais présents ce soir là se rendirent rue Calmette, dans la fraicheur saisissante du gymnase Vernolien.


Les joueurs nogentais n’avaient-ils pas eu le temps encore de se réchauffer, ou bien avaient-il décidé de commencer leur partie comme par tradition, toujours est il que le premier set démarra plutôt mal pour nos blancs et bleus. Pourtant prévenus du défit physique qui les attendait, ils furent cueillis par la hargne que la formation Vernolienne développait en défense. Les premiers points furent âprement disputés mais à chaque fois remportés par Verneuil qui finit par virer en tête au premier temps mort technique. Rien de bien inquiétant toutefois puisque tel un bon vieux moteur diésel, les nogentais trouvèrent leur rythme de croisière qui s’avéra très efficace. A la manière d’une tornade que rien de peut arrêter, le jeu du NVBC écrasa tout sur son passage, rattrapant puis clouant sur place un adversaire certainement surpris de voir face à lui un agneau se transformer en loup.


Les nogentais finirent donc par remporter haut la main le premier set sur le score de 25 /16.


La soirée commençait bien pour les blancs et bleus et le même « six » de départ fut reconduit sur le revêtement pour attaquer la deuxième manche avec pour stratégie une prise de points assez importante pour permettre aux deux remplaçants de faire leur entrée en jeu en cours de set. Stratégie payante puisque mue par l’indicible élan imprégné lors du round précédent, notre équipe se détacha rapidement de son adversaire. Tant et si bien que Yann céda sa place à Jonas et Loïc la sienne à l’international du clan, Tijs. Ce qui provoqua hélas un léger déséquilibre au sein de la formation nogentaise qui vit le boulevard qui la séparait de la Vernolienne diminuer de façon inquiétante. Mais le NVBC réussit tant bien que mal à garder le cap et finit par remporter le set sur le score de 25/19.

 

Si Nogent n’était pas l’équipe expérimentée qu’elle est aujourd’hui, j’aurais dit qu’elle a le syndrome que possède beaucoup de jeunes équipe et que l’on nomme « peur de gagner ». Mais ce n’est pas le cas et se qu’il se passa dans le troisième set me laisse encore sans explication. Trop de relâchement durant l’inter sets, peut être, ou une équipe trop remaniée, ou un regain de forme et de moral des Vernoliens, je n’en sais rien…toujours est il que le NVBC s’éteignit d’un seul coup, dès le début de la manche, et accumula un retard d’abord inquiétant puis dangereux puis carrément risible. A 19/8, le coach décida de rappeler Jonas (qui fut excellent au contre) et de reprendre sa place histoire d’essayer de sauver ce qui pouvait l’être encore, de réinsuffler un semblant de dynamisme dans un six complètement mou afin que ne se reproduise pas le schéma de la semaine passée lors de la défaite face à Rantigny. Coaching encore une fois gagnant puisque les nogentais eurent un sursaut d’orgueil et se battirent, non plus pour remporter la manche qui leur filait peu à peu entre les doigts mais simplement pour redonner un coup de fouet, l’envie de gagner au groupe…le round ne pu, comme c’était prévisible, être gagné par le NVBC qui s’inclina 25/15 (quand même), mais là n’était pas l’essentiel…


La fin du set précédant redonna un je ne sais quoi de positif aux nogentais qui revinrent plus motivés que jamais sur le revêtement, bien décidés à ne pas se laisser entrainer vers une cinquième manche toujours très dangereuse à négocier en terre Vernolienne. Comme si le troisième set et la raclée qui l’accompagnait n’avaient jamais existés, la formation nogentaise fonça tête baissée à l’assaut des points…tout était presque parfait alors… la réception et la relance qui font trop souvent défaut, la passe avec Olivier qui fut absolument époustouflant, l’attaque du coup presque trop facile…et je ne vous parle même pas du service, exercice durant lequel Flavien a encore une fois été exceptionnel et même la défense, après pourtant trois sets éprouvants physiquement, a pu faire l’objet au cours de cette quatrième reprise de gestes sortis de nulle part.


A ce moment là de la partie le NVBC était vraiment imbattable et ce fut sans aucune surprise que notre équipe pris le large, le Grand large même, pour finalement s’imposer dans le dernier round sur le score fleuve de 25/13.


Ce qu’il faut retenir de cette rencontre est donc très simple. Cette année le NVBC est monté d’un niveau par rapport à la saison dernière mais fait encore hélas trop de fautes aussi bien techniques (réception, relance) que morales (déconcentration, relâchement, principalement au cours du troisième set.), et c’est sans doute pour cela que notre belle équipe a du s’incliner la semaine passée contre Rantigny.


Alors gageons que Thierry et Yann sauront motiver les troupes le moment venu, alors que se profile déjà à l’horizon le deuxième grand test de la saison, à savoir la venue de Crépy-en-Valois en terres nogentaises.



Allez Nogent !!!

Match 5 : NVBC / Crépy-en-Valois


Samedi 17 novembre 2007, le NVBC accueillait Crépy-en-Valois. Une rencontre que les nogentais attendaient avec impatience tant elle symbolisait un véritable test. En effet, bien que s’étant inclinée en début de saison face à la modeste équipe creilloise lors de la toute première journée, la formation crépynoise enchaina son championnat en s’imposant contre Rantigny puis face à Verneuil. Une équipe donc sérieuse à ne surtout pas prendre à la légère.

 

Et pour une fois, c’est avec une belle application que le « six » nogentais commença son match. Les blancs et bleus avaient pris pour us de démarrer leurs rencontres de façon catastrophique de tel sorte qu’ils étaient obligés de courir après le score une bonne partie du premier set. Tel ne fut pas le cas ce soir là car d’entrée de jeux les nogentais infligèrent un 4-0 à leurs adversaires ce qui dû fortement les surprendre puisque immédiatement derrière les crépynois trouvèrent le moyen de revenir au score. 

La première manche s’annonçait extrêmement serrée. Aucune des deux équipes ne voulant lâcher prise, chacune retournait les politesses que l’autre lui envoyait. On assistait à une rencontre très agréable laissant place à peu de fautes directes de part et d’autre du filet. Aucun des deux camps ne parvenait à prendre plus de 2 ou 3 points d’avance sur son vis-à-vis et lorsque cela se produisait, l’autre trouvait toujours les ressources suffisantes pour revenir. Une issue indécise jusqu’au bout…du moins jusqu’à ce que les crépynois décident que le round ne devait pas aller au-delà de 25 points. Ces derniers appuyèrent donc légèrement sur l’accélérateur ce qui eut pour effet de clouer les blancs et bleus sur le 23ème point du tableau d’affichage tandis que Crépy s’en octroya le 25ème.


Avantage psychologique pour la formation crépynoise donc mais bizarrement, au moment du changement de coté je sentis les nogentais étrangement sereins. Aucune panique, aucun stress ne transpiraient des visages de mes camarades. Certes le set précédent avait été d’une qualité assez encourageante, certes le coach avait gardé en réserve sur le banc deux excellents joueurs (Hervé et Flavien) mais la confiance affichée lors de cet inter sets me surpris beaucoup.


J’eus vite fait de revenir sur ma surprise. Dès l’entame de la seconde manche, les nogentais prirent les crépynois par les cornes, bien décidés à effacer l’affront du round précédent. Et là mes amis, nous eûmes droit à un véritable festival des blancs et bleus. Tel un feu d’artifice digne du biennal de Chantilly, le jeu nogentais explosa dans un mélange de gestes techniques impressionnants…et comme tout bon feu d’artifice qui se respecte, celui-ci eut également droit à son bouquet final, grâce à Flavien, absolument exceptionnel depuis quelques semaines et qui ne dérogea pas à la règle ce soir là, qui nous sorti une série carrément énorme au service…notre grand attaquant longiligne explosa son record en assénant à nos adversaires plus d’une dizaine de points rien qu’avec sa mise en jeu. La déroute crépynoise fut totale. Plus rien ne fonctionnait du côté de nos rivaux. Et lorsqu’enfin Flavien se décida à expédier une ogive dans le filet, la défense puis l’attaque nogentaise prirent le relais afin de ne pas laisser respirer le « six » adverse. Comme si le revers du premier set leur avait laissé un gout amer dans la bouche et qu’ils faisaient le maximum pour redonner au plus vite à cette rencontre une saveur plus douce, les joueurs du NVBC s’appliquèrent à démonter méthodiquement la moindre tentative crépynoise. Il n’y avait plus à ce moment là qu’une seule équipe sur le terrain. Nos adversaires n’étaient plus que les ombres d’eux même et il m’a semblé déceler chez eux un certain dégout, une certaine lassitude, une vive hâte que cette manche se termine au plus tôt afin de reprendre la partie sur des bases plus saines.


Sans aucun état d’âme, Nogent asséna le coup final de ce deuxième set, fier d’avoir pu infliger à cette équipe venue la défier en son fief un cinglant 25/13.

Mais le NVBC était-il pour autant rassasié ? Lors de la pause qui séparait les deuxième et troisième rounds, je sentis que mes camarades avaient vraiment envie de frapper un grand coup. Le score de la manche précédent venait de nous donner des ailes et nous avions encore assez d’énergie pour marquer les esprits non seulement de nos adversaires du jour mais aussi de tous ceux encore à venir.

Ce fut donc gonflé à bloc que le groupe nogentais retourna sur le revêtement. Et là mes amis il se passa quelque chose d’extraordinaire…il arrive souvent au NVBC de faire un set meilleur que les autres lors d’une rencontre. Un set où les six copains présents sur le parquet entrent en une totale osmose qui engendre chez eux un jeu qui frôle la quasi perfection. Un set où les fautes directes sont tellement rares qu’il faille attendre que l’adversaire en commette pour se souvenir que cela existe. Un set tellement parfait, tellement pur, tellement beau qu’on se demande comment une équipe est capable de fournir une telle merveille pour retomber dans la médiocrité quelques minutes plus tard.


Oui, au cours d’une rencontre il arrive fréquemment au NVBC de fournir un tel set…un seul. Sauf que ce soir là, contre crépy qui aurait certainement souhaité que cela n’arrive pas ce soir là justement, les blancs et bleus furent bénis de l’entité suprême du volley-ball une seconde fois. A peine entrés sur le terrain, les ogres nogentais étaient prêts à dévorer leurs victimes. Ces dernières résistèrent les premiers points, allant même jusqu’à mener 8/5 mais furent tétanisés dès lors qu’ils s’aperçurent que le tour de Flavien arrivait au service. Une fois encore notre immense camarade nous sortit une série venue de je ne sais quelle planète, et en profita pour améliorer son record en terme de points. Une fois encore, il déclencha une véritable tornade dans le clan adverse et lorsque par bonheur les crépynois parvenaient à remonter ses terribles boulets de canon, notre contre ou notre défense se chargeaient du reste. Au final, le NVBC mangea, explosa, humilia son adversaire une deuxième fois d’affilée en s’imposa sur le score de 25/14.

A la lumière des deuxième et troisième sets que venait de livrer la caste nogentaise, pouvait il rester une once d’espoir aux joueurs crépynois de redresser la tête ? Les blancs et bleus allaient ils enfin lever le pied ?

Ce sont en tout cas ultra motivés et fermement décidés à ne pas se risquer à un cinquième set que les six nogentais revinrent se présenter sur l’air de jeu. Mais, hélas, même les meilleures choses ont une fin et comme si les bleus et blancs s’étaient fardés d’une trop forte pression en s’exhortant de ne pas en arriver au tie-break, plus aucun des gestes qu’ils tentaient n’aboutissaient au résultat escompté. Comme si la réussite avait tout à coup décidé de les fuir, chacune de leurs actions, chacun de leurs ballons se concluaient par une faute directe. De l’autre côté du filet par contre le sourire semblait revenir sur les faciès crépynois…et la chance avec. Il sembla que la sphère de cuir qui quelques minutes plus tôt était trop légère, trop flottante pour les uns se fit tout à coup capricieuse pour les autres et les nogentais n’eurent d’autre choix que celui de subir cette « malédiction » durant tout le set.

Le coach tenta bien quelques petites manœuvres pour « casser » le bras de nos adversaires mais rien n’y fit. La formation crépynoise était bien décidée à nous mener jusqu’à la loterie du cinquième set. Elle y parvint finalement en s’octroyant la quatrième manche sur le score de 25/20.


Nogent allait donc devoir entrer une cinquième fois sur le revêtement avec en tête la triste mésaventure vécue ici même, quelques semaines plus tôt, face à Rantigny.

Le NVBC devait faire face à ses démons, ceux qui le plongent dans le chaos, dans les profondeurs abyssales d’un jeu fade, ceux qui l’amènent à glisser lentement sur les méandres de la défaite.

Je fus heureux de ce qui se passa lors du dernier inter sets…car loin de craindre l’issue hasardeuse de cette ultime manche, je trouvai mes camarades détendus mais malgré tout extrêmement concentrés. Comme s’ils étaient prêts à vendre chèrement leur peau, prêts à démontrer que le faux pas contre Rantigny n’était rien d’autre qu’un regrettable accident.

Yann, en vieux briscard gagna le tirage au sort mais décida de choisir la réception tout en décalant notre habituelle position de départ. Coaching osé qui avait pour but non seulement de désorienter les adversaires dont les vis-à-vis changeaient, mais en plus de placer Flavien au service immédiatement après que celui-ci se soit chauffé à l’attaque.

Les deux premiers points furent cependant marqués par Crépy. Mais loin de se démonter les nogentais reprirent la main. Chacun attendait à présent de la part de Flavien une nouvelle série de services canons…qui fut tuée dans l’œuf. Il ne restait plus aux blancs et bleus qu’à sortir le jeu qu’ils furent capables de produire lors des deuxième et troisième reprises.


 
      C
e que j’aime dans cette équipe, c’est sa capacité à se dépasser lorsque les circonstances l’exigent. Bien qu’elle éprouve les plus grandes difficultés à gérer une pression de milieu de rencontre, elle devient en revanche redoutable en toute fin de partie. Et vu la façon dont elle prit le large dans l’ultime round, on peut en déduire encore une fois que Rantigny était juste un trébuchement.

Lors du changement de côté, les nogentais menaient déjà 8/5…trois points d’avance ce qui au tie-break représente un fossé. Et nos petits blancs et bleus sentaient bien que la formation crépynoise était au bord de la rupture et qu’une simple accélération du rythme suffirait à conclure la rencontre.

Le NVBC engrangeait peu à peu les points, ne laissant que peu de place au jeu de Crépy…cette dernière d’ailleurs ne marquera plus que deux petites fois avant de rendre les armes (7/15) aux pieds d’une équipe de Nogent décidément trop forte pour elle ce soir là.

Crépy-en-Valois représentait pour les nogentais un véritable test…et après l’échec subit contre Rantigny le NVBC se devait de réagir face à une équipe de son niveau.

Résultat positif donc. Reste à Nogent de confirmer car se profile très bientôt le plus gros de ses matchs aller…Orry-la-Ville. 


Allez NOGENT !!!

Match 6 : BEAUVAIS / NVBC


Dimanche 2 décembre 2007, le NVBC rendait une petite visite au BOUC dans le cadre de la 7ème journée du championnat. (6ème pour les nogentais puisque notre équipe était exempt lors de la précédente journée.)

Pour les blancs et bleus la donne était simple : remporter cette rencontre et, dans la mesure du possible, sans encaisser le moindre set, afin de pouvoir continuer d’espérer briguer l’une des plus haute marches du podium à la fin de la saison.

Et même si la tâche semblait être largement à la portée du NVBC, il fallait toutefois se méfier de cette toute nouvelle équipe beauvaisienne qui, bien qu’ayant perdu la majorité de ses matchs a su cependant être capable de gagner un set face à Verneuil, et plus surprenant encore, un set face à Rantigny.

Enfin pour couronner le tout, les nogentais se déplaçaient sans l’un de leur atout majeur…et je ne parle même pas du fait que le match se déroulait un dimanche matin, jour que l’ensemble du clan blanc et bleu préfèrent largement passer dans son lit que sur un terrain de volley.

C’est toutefois l’impression que donnèrent les six joueurs du NVBC en ce début de partie tant leur prestation fut ponctuée d’erreurs grossières et ce dans tous les compartiments du jeu. A croire que les nogentais étaient encore au royaume de Morphée lors du premier set.

En face, la jeunesse beauvaisienne jouait quant à elle crânement sa chance. Bien qu’assez inefficaces en attaque nos adversaires compensaient cette lacune avec une présence exceptionnelle en défense et surtout avec un art quasi divin du « placé de ballon » prenant à défaut une ligne arrière nogentaise beaucoup trop laxiste.

Le premier set tourna donc rapidement en faveur du BOUC qui ne lâcha jamais la tête des opérations allant même jusqu’à mener de six points en toute fin de set.

Le dimanche étant le jour du seigneur, il faut croire que le clan nogentais se soit servi de cet atout pour retourner la vapeur de la façon dont il l’a fait. Est-ce en effet à force de prières ou bien leurs réveils avaient ils tout simplement sonné ? Toujours est il que d’un coup, sans crier gare, les blancs et bleus actionnèrent le démarreur et commencèrent petit à petit à grappiller leurs points de retard. Affolés, les beauvaisiens tentèrent bien de freiner la furia nogentaise à coup de temps morts et de remplacements mais rien n’y fit. Le NVBC ne s’arrêta que lorsqu’il constata qu’il venait non seulement de rattraper les six points qu’il avait dans la musette mais en plus qu’il venait de s’accorder une première balle de set. A 23-24, et venant donc d’encaisser un 7-0 le BOUC eut un sursaut d’orgueil et marqua son 24ème point. Alors vint l’heure de l’échange traditionnel de courtoisies, une équipe rendant aussitôt le précieux point qu’elle venait de marquer. Ces politesses se prolongèrent jusqu’à ce que les nogentais décident enfin d’en finir en s’octroyant contre toute attente (vu la qualité du début, du milieu, et un peu de la fin du set) la manche sur le score de 27-25.

A l’entame du 2ème round les joueurs du NVBC étaient chauds bouillants, encore tout excités et cette fois bien réveillés grâce à la fureur qu’ils avaient déployée à la fin du set précédent. Face à eux, on sentait que les beauvaisiens avaient encore l’esprit plongé dans le revers qu’ils venaient juste de subir et les nogentais en profitèrent pour prendre le large.

Mais l’un des (nombreux) défauts de notre belle équipe, c’est la faculté qu’elle a à prendre le rythme que son adversaire imprègne au jeu. Ce qui je vous l’accorde peut devenir une qualité lorsque le six d’en face est bien meilleur que nous mais qui se transforme rapidement en « chose sans nom » si la vitesse du jeu se ralentit considérablement.

Les blancs et bleus qui hélas avaient bien démarré ce 2ème set s’embourbèrent de la même façon que lors de la 1ère manche, faisant preuve d’une déconcentration limite intolérable en défense et surtout en relance. Ce qui eut le don de m’énerver fortement, de me faire exploser de rage sur le terrain et obligea notre coach bien aimé à me remplacer en fin de set. Heureusement cet incident ne perturba pas trop l’équipe (ni ne la réveilla d’ailleurs) qui, grâce à l’avance prise au début du set, déroula tranquillement (mais pas sereinement) pour finir par remporter la manche sur le score de 25-20.

Bien au chaud sur le banc j’allais bientôt constater que la troisième reprise allait être la copie conforme de la précédente. Un début rythmé, mais une extinction progressive du six nogentais qui engendra une nouvelle fois un don impressionnant de points faits aux beauvaisiens. Fort heureusement le NVBC sut prendre assez d’avance pour ne jamais être réellement inquiété mais notre coach Yann, à son tour excédé par le jeu trop laxiste de ses partenaires demanda contre toute attente un temps mort afin de remettre les pendules à l’heure. Je dois avouer que son discours fut impressionnant tant il ne mâcha pas ses mots mais cela eut l’effet escompté puisqu’à la reprise je notai une légère amélioration du niveau proposé par mes coéquipiers.

Petit à petit, tant bien que mal oserais-je ajouter, le clan nogentais développa son sujet jusqu’au point final, matérialisé par le gain de la manche (25-21) donc du match.

Mission accomplie donc mais bien que la partie fut remportée par 3 sets à 0 on pourrait penser qu’elle le fut dans la douleur. Et si on se souvient du match fait à Creil il y a quelques semaines de cela, on peut en conclure aisément que notre équipe n’est définitivement pas faite pour jouer le dimanche matin.

Pour finir je tiens à saluer le fairplay exemplaire de l’équipe beauvaisienne qui a su aider l’arbitre sur pas mal de balles litigieuses et qui n’a jamais contesté le moindre point accordé à Nogent.

Bravo BEAUVAIS.

Allez NOGENT !!!!

Match 7 : NVBC / OLCVB


Pour des raisons de censure de la part du club d'Orry-la-Ville envers le résumé fait de ce match, ce dernier a été retiré de cette page. 
Nous ne manquerons pas de publier le résumé du match retour, dans l'esprit sportif qu'il se devra d'être.

A bientôt !!!

Match 8 : COMPIEGNE / NVBC


    Dimanche 13 janvier 2008 le NVBC avait rendez vous à Compiègne pour le compte de la 8ème et dernière journée des matchs aller.

Une rencontre à priori largement à la portée des nogentais si on tenait compte de la première moitié du championnat à côté de laquelle les compiégnois sont complètement passés. En effet sur ses sept dernières rencontres cette équipe n’avait enregistré aucun succès.

Ce sont donc ultra détendus que les neuf nogentais présents ce dimanche se rendirent au gymnase Charles de Gaulle…tellement détendus, et tellement surs d’eux quant à l’issue victorieuse et rapide de la rencontre que si leurs shorts avaient été pourvus de poches, se sont les mains bien enfouies au fond que les blancs et bleus se seraient pointés sur le terrain.

Mais faisant fie du célèbre adage à propos d’un ours, les nogentais furent (ac)cueillis par une formation présentant un visage et des intentions complètements inverses à celle dont ils s’attendaient.

Au lieu d’une équipe jeune et inexpérimentée le NVBC trouva en face d’elle six joueurs (dont un, Gérard, qui évolua en d’autres temps à Nogent et dont l’expérience n’est plus à démontrer), dont les capacités ne collaient pas du tout avec le classement actuel de leur club.

Alors évidemment ce qui dut se produire se produisit. Les nogentais, la tête encore dans l’année passée et les doigts plantés autre part que dans leurs poches puisqu’ils n’en n’ont pas, furent surpris de constater que rapidement leurs adversaires prirent la tête des opérations. Juchés sur un petit nuage qui ne dépassait pas la hauteur du filet, les blancs et bleus furent incapables de placer la moindre attaque au dessus de la bande blanche du fil et les rares fois où cela se produisait ils se heurtaient à un contre parfaitement en place ou à une féroce défense qui remontait la plupart des ballons. A aucun moment du premier set les nogentais ne trouvèrent la solution pour enrayer la furie compiégnoise qui petit à petit se dirigeais vers le gain de la manche. Il n’y eu guère qu’à la fin du round que les nogentais par le biais (encore et toujours) du service de Flavien eurent un sursaut, et encore un sursaut…qu’est ce qu’il y a de plus petit qu’un sursaut…heuuu…un petit sursaut…un sautillement…non…l’ouverture paresseuse d’une paupière, voilà. Donc en toute fin de set, les nogentais ouvrirent paresseusement une paupière et s’aperçurent que le match avait commencé depuis longtemps, et que leurs adversaire étaient même sur le point de conclure la manche. Flavien entreprit donc une série de services smachés qui, bien que remettant un chouya son équipe sur les rails ne fut pas suffisante.

La joie que les compiégnois firent exploser alors qu’ils venaient de remporter le premier round (25 /22) fit plaisir à voir.

Pour tout dire, je n’ai pas vu grand-chose de la deuxième reprise. En effet après m’être blessé à la suite d’un contre, je partis prendre ma douche. Je fus heureux à mon retour du vestiaire de constater qu’enfin mes camarades avaient décidé d’ouvrir entièrement les yeux. C’est une équipe complètement transformées qui évoluait devant moi. Tous les petits gestes qui refusaient de passer lors du set précédent devenaient désormais dangereux pour l’adversaire. Avec, il faut le dire, également un petit brin de réussite puisque pas mal d’attaques nogentaises fleuretaient avec la bande blanche du filet avant de retomber en face, ce qui avait la plupart du temps le don de tromper le défenseur qui s’attendaient à des boulets de canons et qui n’avaient le droit qu’à de petites balles molles.

En face, l’équipe compiégnoise était totalement à la dérive, à l’image d’un NVBC un round plus tôt. Comme si nos adversaires avaient subit une trop forte dépense d’énergie sur la manche précédente, ils décidèrent tout simplement de nous lâcher le set. Ce que mes coéquipiers firent sans se faire prier en s’adjugeant la manche sur le score assez sévère de 25/12.

Puis vint le temps du coaching. Yann, qui jusque là avait décidé de laisser sa place a l’excellent Jonas fit son entrée. Entrée extrêmement remarquée dirai-je car Yann se mit à faire son Flavien en enchainant une série victorieuse de 10 services.

Le NVBC démarra donc le troisième set avec 10 points d’avance ce qui handicapa fortement le six compiégnois qui plia sans toutefois rompre. Il y eu même un moment de la manche où depuis mon banc je me demandai si notre adversaire n’allait pas revenir au score. On sentait chez les joueurs de Compiègne le désir de nous démontrer que ce début de set calamiteux n’était qu’un accident et que si on avait le malheur de baisser notre garde ne serait-ce qu’une seconde ils en profiteraient pour nous retourner l’appareil.

Et c’est exactement ce qui se produisit. A la suite de la série de services de Yann, les nogentais se reposèrent sur leurs lauriers et déroulèrent le set avec une déconcentration presque intolérable. A joutez à cela que les six blancs et bleus trouvèrent le moyen de se refroidir complètement et nous assistâmes à un round durant lequel seuls six joueurs se battaient (les compiégnois). Quant aux nogentais, comme je l’ai dit plus haut, ils se contentèrent de dérouler tranquillement le set, sans faire d’effort, sans se dire qu’à jouer comme ça ils risquaient de le payer lors de la manche suivante.

Au final, le NVBC s’octroya tout de même le set sur le score de 25/13 mais on peut encore une fois remercier Yann et les 10 points d’avance qu’il donna à son équipe.

A chaque fois que les nogentais s’apprêtent à disputer une quatrième manche, ils prennent la résolution de ne pas aller jusqu’à la cinquième…et à chaque fois, ils ne font pas le nécessaire pour tenir cet engagement. Cette fois encore ils ne dérogèrent pas à cette règle.

Forts et chauds d’un troisième set dans lequel, bien qu’ils s’inclinèrent, ils bataillèrent ferme, les compiégnois étaient à l’entame de la quatrième reprise remontés comme des montres suisses et prêts à bouffer du nogentais.

On retrouva au cours de cette manche la belle équipe de Compiègne du premier set. A sa décharge le NVBC n’était pas aussi passif qu’au début de la rencontre allant même jusqu’à mener mais la défense et les assauts compiégnois étaient emprunts de tant de solidarité et d’envie que ces derniers finirent par rattraper puis par dépasser notre équipe.

Toujours sur mon banc, de plus en plus dubitatif je glissai à l’oreille d’un de mes coéquipiers que cette histoire allait bel et bien nous mener à un cinquième set.

Le set fut très disputé mais l’emporta l’équipe qui en avait certainement le plus envie à savoir Compiègne sur le score de 25/22.

Une fois encore le NVBC allait devoir se plier à la trop relative loi du cinquième round. Un set où le moindre petit retard peu prendre d’irréversibles proportions. Un set où la moindre once de fraicheur et le moindre soupçon de volonté peuvent prévaloir sur tout le reste.

Nogent, tout sonné d’avoir été bousculé de si bon matin par une équipe qui aurait du tomber en trois sets, ne pris pas immédiatement les dispositions nécessaires à une bonne entame de tiebreak et laissa son homologue faire un mini break en début de set.

Mais perché sur mon banc, je vis alors coup sur coup deux actions qui à mon sens firent totalement basculer la direction que prenait cette manche.

Tout d’abord une attaque des trois mètres, une ogive nucléaire venue de nulle part expédiée par Yann dans le camp compiégnois. Une action offensive comme j’en ai rarement vue cette année. Le genre d’attaque que soit tu décides sagement de laisser passer, soit tu défends au risque de perdre les avants bras.

Puis une défense de l’international de l’équipe, Tijs. Un geste que le hollandais est allé chercher du plus profond de la volonté dont je parlais plus haut.

Ces deux actions provoquèrent chez les six blancs et bleus un déclic qui leur permis d’aller au terme du set en développant enfin le jeu qui est le leur.

Du changement de côté à 8/6 en faveur du NVBC, les nogentais ne permettrons plus ensuite à leurs adversaires de ne marquer que 3 points et finiront par empocher la dernière manche 15/9.

Nogent l’a donc emporté ce dimanche mais Nogent s’est fait peur.

Alors ok il s’agissait d’un match de reprise.

Et puis ok Compiègne est beaucoup plus fort que ses résultats ne le laissent entendre. D’ailleurs cela ne m’étonnerait guère que cette équipe ne commence bientôt à gagner ses rencontres.

Mais il va falloir que Nogent apprennent sérieusement à ne plus se fier aux résultats passés de ses adversaires avant d’affronter ceux-ci.

Prochain épisode, match retour contre Montataire.

Allez NOGENT !!!!


Résumé des épisodes précédant :

Match 9 : Montataire / NVBC
 
Alors que les blessés et les absences s’accumulent, le NVBC se déplace à Montataire dans le magnifique gymnase Marcel Cohen. Malgré tout, les nogentais surent imposer un rythme de jeu très satisfaisant et du coup, remporter ce match 3 – 0.

Match 10 : Coupe de l’Oise, premier tour MONTATAIRE/NVBC Toujours autant de blessés mais encore plus d’absents, le NVBC déplace à nouveau ces troupes vers la belle cité montatairienne pour y jouer la coupe de l’Oise. Mais cette fois l’équipe adverse attendait les nogentais au tournant et, bien que menée par deux sets à rien, cette fière équipe de l’étoile rouge de Montataire sut redresser la tête et fournir 3 sets absolument fantastiques pour finalement s’imposer 3 – 2. Bravo à eux.

Match 11 : NVBC / Creil

Retour d’un « six » nogentais un peu plus classique pour accueillir Creil. Match sans problème. Score final 3 – 0.


Match 12 : RANTIGNY / NVBC


Depuis un certain différent avec l’une des équipes de notre championnat, différend né du résumé que j’avais écrit suite à la rencontre qui s’était déroulée entre le NVBC et cette autre équipe, je m’étais juré de ne plus faire aucun commentaire sur aucun des matchs jusqu’à la fin de la saison.

Mais le dimanche 2 mars mes amis, j’ai assisté à un match d’anthologie. Un combat digne de ceux qui se déroulaient, il y a 2000 ans de cela, sur le sable chaud de l’arène de la capitale Italienne. Une bataille dans laquelle il y eu des larmes, (les miennes), du sang, (celui de notre petit passeur), et de la sueur, (celle des 12 héros – un peu plus en comptant les remplaçants – qui se livrèrent cette lutte dantesque.).

Je sais que j’ai la mémoire courte pour ces choses là mais de crois bien que jamais de ma vie je n’ai eu l’occasion d’assister à une telle rencontre. Même le match aller, qui pourtant était magnifique, me sembla être un cran en dessous. Et puis étant blessé et donc disponible pour mon équipe simplement pour donner de la voix, j’ai eu le privilège d’assister au combat de ce matin là en qualité de spectateur, position d’où la perception des actions est complètement différente de celles vécues sur le terrain. J’ai pu donc vivre pleinement ce match complètement fou, tremblant à mesure que le suspens s’invitait dans la partie, hurlant à pleins poumons lorsque mes copains subissaient trop les assauts de leurs adversaires, criant et sautant de joie à chaque fois que le contraire se produisait.

Vous raconter le déroulement exact de la joute de ce dimanche 2 mars serait à la limite anecdotique car elle fut spectaculaire quasiment d’un bout à l’autre. Certes comme dans toutes les rencontres il arriva que lorsque l’une des équipes était euphorique l’autre était un ton en dessous, ce qui donnait des périodes de jeu relativement calme, mais là où ce match a réuni tous les ingrédients nécessaires à un spectacle génial c’est lors des quelques périodes où les deux formations étaient euphoriques en même temps. Tout alors n’était qu’attaque – défense – relance…un vrai régal pour nos yeux ébahis de spectateurs finalement contents de ne pas avoir fait la grasse mat’ du dimanche.

Ce qu’il faut retenir de ce face à face donc, c’est que c’est le NVBC qui fit parler la poudre en premier. Ce qui peut paraitre étonnant vu que d’ordinaire notre équipe a toujours un temps de latence avant de se mettre en route. Mais ce matin là, les nogentais étaient bien décidés à se concentrer dès l’entame du match. Stratégie payante puisque les six blancs et bleus s’appliquèrent à merveille dans tous les secteurs du jeu, (y compris en réception et alors là je dis bravo car jamais la récep’ n’a été aussi parfaite), ce qui leur permit de passer tout le set en tête. Depuis mon coin des supporters je sentais réellement que cette application que mes copains mettaient à rester concentrés leur faisait prendre confiance petit à petit…tellement confiance et surtout tellement surs de leur réception que j’ai même vu Yann et Thierry tenter des combinaisons impossibles (et pourtant réussies).

Bien qu’ayant du souquer ferme pour atteindre la berge, s’arracher sur tous les points ou presque, les nogentais finirent cependant par s’octroyer le premier set sur le score de 21 – 25.

Evidemment une telle débauche d’énergie devait se payer tôt ou tard et le deuxième round n’eut absolument rien à voir avec son prédécesseur.

En effet la formation rantignysienne mit en route son rouleau compresseur et écrasa tout sur son passage. Dépassé au contre notamment, le NVBC fut pris de vitesse par les trois talentueux attaquants et le petit passeur frôlant le génie de Rantigny. Dès lors la messe était dite et mes six camarades furent littéralement crucifiés au tableau d’affichage, la marque 13 de ce même tableau leur servant de linceul. Nos hôtes venaient de découvrir leur véritable visage et cela ne laissait présager rien de bon pour la suite de la rencontre.

La troisième manche fut à peu près du même acabit. Bien qu’ayant digéré la sévère déculotté du set précédant, les nogentais ne furent jamais capables de retrouver leur niveau du début de rencontre. Les attaquants adverses s’en donnaient à cœur joie et même si l’orgueil de mes six camarades permis à ces derniers de redresser un peu l’échine, jamais Rantigny ne fut inquiété. Nos hôtes empochèrent donc la 3ème manche sur le score de 25 - 19 et rendirent de ce fait la tâche du NVBC un peu plus insurmontable.

A partir delà je craignis fortement que mes copains ne subissent qu’une longue descente aux enfers au cours du 4ème set. Les Rantignysiens avaient prouvé leur supériorité et à moins que nos six blancs et bleus ne retrouvent leur niveau du début de rencontre l’affaire serait vite pliée.

Mais pliage rapide il n’y eut pas…la bagarre entre les 12 protagonistes fut colossale et les nogentais totalement retrouvés étaient bien décidés à vendre chèrement leur peau. De l’autre côté du filet on sentait des rantignysiens chauds comme la braise et déterminés à ne pas se laisser entrainer vers les méandres d’un 5ème manche. En témoigna une incroyable défense du n°2 de Rantigny qui, dans un plongeon désespéré parvint in extremis à loger sa main entre le sol et le ballon. Un pareil geste en disait long sur l’état d’esprit de nos adversaires. Mais Nogent tint bon. Et même mieux que cela. A chaque fois que Rantigny se détachait au score les nogentais trouvaient les ressources nécessaires pour revenir. Ce qui, à terme, finit par saper le moral des leaders du championnat qui levèrent très légèrement le pied…suffisamment en tout cas pour ne plus trouver le grain de folie qui les porta lors des 2 premiers sets.

Mais la manche resta cependant extrêmement serrée et il fallut une volonté de fer aux nogentais pour garder le même rythme tout au long du round. Au final, comme pour le premier set, mes copains bataillèrent ferme mais parvinrent à prolonger un peu l’espoir en arrachant la 4ème reprise 25 – 22.

Comme pour le match aller donc, un 5ème et ultime assaut vraiment intéressant se préparait. D’un côté nous avions l’équipe forte du championnat cette année. De l’autre, le NVBC, qui était venu pour faire du mieux possible et dont l’objectif venait d’être largement dépassé. D’un côté Rantigny, qui venait de prendre un coup de massue derrière les oreilles en s’inclinant dans la 4ème manche et de l’autre Nogent, qui venait de se découvrir des ressources inespérées et qui surtout n’avait rien à perdre.

Là encore j’ai probablement oublié certains de nos grands matchs du passé mais de mémoire, jamais de ma vie je n’ai vécu un 5ème set aussi stressant.

Ce dernier s’engagea pourtant très bien pour les nogentais qui, malgré le « six ultra majeur » aligné en face pour l’occasion, enchainaient les points gagnants. A mi-chemin, au moment du changement de côté, nos petits blancs et bleus menaient même 8 – 4. L’écart se creusa un peu plus mais à 10 – 5 Rantigny sonna l’hallali …moi, dans mon coin, je n’en pouvais plus. Je jetai mes dernières ressources vocales dans la bataille afin d’encourager les miens. Mais alors que Nogent marquait un point, son adversaire en reprenait deux derrière. A mesure que ma voix s’éraillait, le NVBC s’approchait du point final mais on sentait bien que notre équipe progressait la peur au ventre, tel un gibier blessé sentant qu’à ses trousses la meute gagne peu à peu du terrain.

A 14 – 11 la tension, tant sur le terrain que depuis la zone des supporters, était devenue carrément tangible.

A 14 – 13 je cherchai autre chose à ronger que mes ongles que je venais de finir. Cela faisait maintenant 3 interminables points que les nogentais faisaient subir à leur public un véritable supplice.

Lorsqu’enfin vint la délivrance…alors que la sphère de cuir alla s’écraser dans le camp de Rantigny pour la dernière fois de la partie, je bondis tel un cabri sur le terrain pour y rejoindre mes copains et y entamer une ronde endiablée. A voir notre joie, on aurait cru que le NVBC venait de rafler je ne sais quel trophée majeur. Mais à dire vrai cette joie, en plus d’être provoquée par le fait d’avoir soulevé ce matin là une énorme montagne, exprimait peut être quelque chose de plus profond…comme si tous les nogentais (ou presque) présents ce dimanche venaient de se souder un peu plus au terme de ce match gagné dans la douleur…comme si tous les «  petits bobos », les « petites vagues à l’âme » de chacun des joueurs s’évaporaient à mesure que la ronde tournait.

Après 12 rencontres déjà disputées cette saison, Nogent cherchait encore son match référence. Et on ne pouvait pas rêver mieux que celui remporté en ce beau dimanche de mars.

Reste à présent à confirmer car d’autres gros morceaux tels que Crépy-en-Valois ou Orry-la-Ville (désormais le nouveau favori du championnat) se profilent à l’horizon.

Pour terminer je souhaiterais donner une mention spéciale aux deux quadragénaires de l’équipe, Philippe et Hervé, qui nous ont fait un match, (tant au niveau du physique que de la stratégie), époustouflant, (souhaitons qu’ils restent avec nous le plus longtemps possible), ainsi qu’au benjamin de la formation, Loïc, qui nous a produit un cinquième set carrément divin.

Quant aux autres nogentais, ils furent également vraiment excellents, mais être excellent ce matin là ne suffisait pas pour obtenir une mention spéciale.

Encore une fois bravo les gars !!!!

Allez Nogent !!!




Match 17 : OLCVB / NVBC


Genial !!!! Voilà ce qui me vient à l’esprit lorsque je me remémore le match que nous attendions tous avec impatience et appréhension. Ce match que nous avions commencé à préparer plusieurs semaines à l’avance tant physiquement que mentalement. Ce match qui, selon le résultat final devait peser sur le destin de notre équipe.

Revenir sur les détails de cette rencontre aujourd’hui ne servirait pas à grand-chose car elle a eu lieu voici maintenant 15 jours et comme dirait l’autre le passé c’est le passé.

Orry-la-ville s’est imposée sur le score de 3 sets à 1.Voilà ce qu’il faut retenir de ce match.

Sans heurt, sans cris, sans discutions…rien que du fairplay durant 4 sets.

Bon nombre d’entre vous, je suppose, qui aviez lu le résumé que j’avais fait après le match aller avant que ce dernier ne soit « censuré » ont du se poser la question quant à l’ambiance qui régna lors de la confrontation retour.

Incroyable, magnifique, magique sont les adjectifs que j’emploierai pour la décrire. Bon nombre des filles de nogent avaient fait le déplacement pour venir nous encourager et donner de la voix à l’unisson. Et notre performance de ce soir là n’y fut certainement pas étrangère. Nous avons été portés du début à la fin.

Sincèrement je ne m’attendais pas à un tel match. Je l’imaginais plus tendu, moins fluide bref en deux mots moins beau.

Outre l’ambiance de folie distillée par les demoiselles de notre beau club, le niveau de jeu de nos adversaires fut je pense responsable également de notre magnifique prestation. Car Orry-la-ville est une très grande équipe et elle nous l’a prouvé encore une fois ce soir là, ce qui eut pour effet de nous donner des ailes.

Une fois n’est pas coutume, nous eûmes droit, compte tenu de la polémique née du match aller, à un arbitre officiel ce qui facilita grandement les échanges entre les deux formations sur le terrain.

Sans heurt, sans cris, sans discutions c’est ce que je disais en début de résumé…le fait que le match fut arbitré par Mr BARDON qui sut tenir sa position d’une façon magistrale du début à la fin de la rencontre y fut certainement pour quelque chose également.

Victoire ou défaite qu’importe dans ces cas là ! Le volley fut le grand vainqueur de ce match.

Et qu’importe si à cause de cette défaite le NVBC est condamné à rester une année de plus en départemental.

Refaire une saison à ce niveau, à condition d’y retrouver l’ambiance et la qualité du même acabit que celle auxquelles nous avons goutées ce soir là ne me pose aucun probleme.

Orry-la-ville ne sera plus là la saison prochaine et finalement c’est regrettable parce que quand ça se passe bien, vraiment, c’est trop bon !

Seb.